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CONTRAT DE LA LEGISLATURE ET DE LA MUNICIPALE

By Bill Duncan,2014-08-29 10:25
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CONTRAT DE LA LEGISLATURE ET DE LA MUNICIPALE

CONTRAT REPUBLICAIN

    2011 2018

LE PROJET DU BLOC POUR LA RECONSTRUCTION ET L’INDEPENDANCE-

    ECONOMIQUE DU CAMEROUN

    B.R.I.C

Partir d’un constat franc et lucide :

    Dans un monde qui change vite, le Cameroun doit changer de rythme.

    Le Peuple Camerounais a désormais un choix entre Le Bloc pour la Reconstruction et

    l’Indépendance-économique du Cameroun-BRIC et le RDPC. C’est un choix déterminant ; c’est

    plus qu’un choix entre deux partis politique, mais c’est un choix entre deux systèmes.

    D’une part le détournement des derniers publics, la corruption, le grand banditisme, le chômage défendu par le RDPC et de l’autre, le plein emploi, la lutte contre les détournement, la lutte contre la corruption, une sécurité pour tous défendu par Le Bloc pour la Reconstruction et

    l’Indépendance-économique du Cameroun-BRIC.

    Les Camerounais auront à choisir entre le système de ? l’autocratie ? défendu par Monsieur

    BIYA et ? le Pouvoir au Peuple ? défendu par la BRIC.

    C’est pour solutionner toutes ces erreurs du RDPC que la BRIC présente à toutes les

    Camerounaises et à tous les Camerounais un PROJET et non un Programme.

Pourquoi un PROJET ?

    Un Projet c’est d’abord une vision qui résulte de l’analyse de la société Camerounaise et de sa place en Afrique et dans le monde, mais aussi des attentes de nos concitoyens. Ce n’est pas un système ou une idéologie qui prétendrait donné la réponse avant la question ; c’est un guide pour

    l’action, c’est un cap pour demain.

    Un programme, c’est au contraire, une série de mesures que les gouvernants sont souvent

    incapables d’appliquer car elles dépendent d’un environnement (économique, financier et social) qu’ils ont du mal à pratiquer.

    Un Projet, c’est ensuite une inspiration unificatrice, il ne s’adresse pas à une partie, il concerne l’ensemble des Camerounais : il parle de tout et il parle à tous. Un Programme, c’est au

    contraire l’expression d’une seule sensibilité ou d’un compromis nocturne entre les courants qui se jalousent. Aussi sa nature en fait plutôt un alibi qu’un véritable engagement vérifiant ainsi la définition péjorative que Paul Valéry donne de la Politique ? l’art d’empêcher les gens s’occuper de ce qui les regarde ?.

    La Branche pour la Reconstruction et l’Indépendance du Cameroun-BRIC s’engage à

    défendre pour les cinq prochaines années l’instauration au Cameroun du SOCIALISME avec pour

    méthode la DEMOCRATIE.

    Dans ce Projet, la BRIC s’engagera à parler de moins en moins de Paul Biya et du

    RDPC, car le constat est fait depuis 1982 que Paul Biya est nul, en gestion mais champion en trucage et truanderie des élections.

    Ce Projet dépasse les frontières classiques de la BRIC, il est destiné à rassembler, dans un commun intérêt général, tous ceux qui y retrouvent les valeurs et les principes d’actions d’une politique moderne rénovée. Il est destiné à regrouper les partis ayant une même vision que la BRIC, tous les syndicats, les ONGs, les associations autour d’un combat commun.

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    Les Camerounais devront désormais être directement associés aux grandes décisions, notamment par voie référendaire ; c’est à juste cause que la BRIC sollicite toutes les forces

    politiques qui se reconnaissent dans les valeurs de cette nouvelle République.

    La BRIC refuse de diviser les Camerounais en opposant les jeunes aux moins jeunes, le public au privé, les villes aux campagnes.

    Pour nous, l’autorité de l’Etat, c’est la sécurité publique, ce sont aussi les services publics, présents et efficaces.

    Pour nous, le développement économique ne peut aller sans la Justice Sociale.

    Pour nous, il s’agit d’amener et d’élargir les droits fondamentaux de la République : l’accès à

    l’emploi pour tous, l’éducation gratuite du primaire à l’université, un logement garanti à tous, la santé garantie, une sécurité assurée.

    Nous voulons construire une société où chacun vit mieux et où l’on vit mieux ensemble.

    Nous voulons un Cameroun puissant en Afrique Centrale, fort en Afrique et présent dans le monde.

    Ces huit mots résument l’action que la BRIC propose aux Camerounais :

La VOLONTE : car c’est la raison d’être de la politique.

    La VERITE : car les Camerounais savent que gouverner c’est prendre des vrais engagements et refuser des annonces sans lendemain et la gesticulation.

Le DIALOGUE : car chacun doit être entendu, les reformes ont besoin d’être débattues pour être

    réussies.

    Le MERITE : ceux qui travaillent, qui font des efforts, qui prennent des initiatives ou des risques, ceux qui trébuchent, mais qui se relancent, ceux qui font du bénévolat, doivent être valorisés et récompensés à la hauteur de leur mérite. Tout ne se vaut pas et c’est à la société d’établir la hiérarchie des valeurs.

La JUSTICE : c’est la contre partie nécessaire de la méritocratie ; certains voudraient faire des efforts,

    mais en sont empêchés par les handicaps objectifs qui sont les leurs. Parce que la BRIC a

    longtemps pensé l’inverse, nous affirmons que la responsabilité individuelle ne peut pas tout, n’explique pas tout. Ceux qui ont plus d’handicaps doivent être aidés d’avantage.

La RESPONSABILITE : c’est la condition impérative pour se donner un niveau de protection sociale.

    Etre aidé lorsqu’on est au chômage, être aidé lorsqu’on n’a plus rien pour vivre, être pris en charge lorsqu’on malade, c’est indispensable et légitime. Mais mal utiliser les ressources sociales, c’est mettre en péril et même rompre le contrat social qui nous protège tous. Dans notre société, l’individu

    n’a pas que des droits ; il a aussi des devoirs.

    Le RESPECT : depuis l’enseignant jusqu’au jeune du quartier en passant par la personne âgée, le policier (homme en tenue), le commerçant, l’ouvrier, le ben skineur ou l’élu, il s’élève dans notre pays un immense besoin de respect. Le morcellement de la société, la défiance entre ses composantes donne à chacun le sentiment qu’il n’est pas respecté par l’autre. L’atteinte au prestige de la nation, le

    doute jeté sur l’authenticité des promesses républicaines, l’impuissance de l’Etat, l’oubli des devoirs tarissent l’autorité à la source. La BRIC veut renforcer une société de respect et qui se respecte.

    La CONFIANCE : Il faut cesser de compliquer la vie de la quasi-totalité des ménages, des entreprises, des collectivités territoriales et des associations pour régler les problèmes posés par une majorité. Il faut simplifier les structures arrêter la machine à produire de la complexité, qui ne résout

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rien ; retrouver de l’efficacité en se concentrant sur les priorités. Chacun doit reprendre confiance

    dans les autres, pour une société moins rigide, plus libre et réconciliée : les citoyens dans les élus, les salariés dans les entreprises, le patronat dans les syndicats, les familles dans les services dans les services publics, le secteur privé dans les fonctionnaires, les fonctionnaires dans l’administration, les générations qui précédent dans les générations qui suivent, la jeunesse dans ceux qui préparent leur avenir, le Cameroun traditionnel dans le Cameroun multiple, l’Etat dans ce qui n’est pas lui et tout ce qui n’est pas l’Etat dans la capacité de celui-ci à garantir les principes fondateurs, à préserver

    la cohésion sociale et à régler les difficultés qui relèvent de sa compétence. Et la confiance que chaque Camerounais pourra avoir en lui-même démultipliera cette confiance collective.

     Nous avons la possibilité d’avancer ensemble, dans la voie du progrès ; Ne laissons

    pas passer cette échéance capitale qui va décider de notre avenir commun pour les 7 (sept) prochaines années.

    Notre conviction, c’est que le Cameroun ne peut plus attendre.

    Nous pouvons encore rattraper notre retard, repartir du bon pied, nous mettre à l’heure du

    monde, redonner un espoir à chacun, retrouver une ambition collective pour tous.

    Mais il faut le faire maintenant.

    Plus nous tarderont, plus les coûts du retard seront élevés.

I-DECENTRALISATION

    La question du rôle et de la pérennité de l’Etat est souvent évoquée, mais jamais tranchée de

    manière claire. Cette indécision est doublement nuisible à son efficacité, mais aussi aux conditions de travail de ses agents ballottés entre la critique et le doute. L’Etat est nécessaire, mais il ne doit ni

    ne peut tout faire comme l’écrivait déjà Durkheim, ? Si l’Etat est partout, l’Etat est nulle part ?.

    Dans tous les pays développés, le rôle, le périmètre, les méthodes de l’Etat ont évolué. Au

    Cameroun par contre, cet aggiornamento s’accompagne d’une crispation douloureuse. Les vagues erde centralisation déconcentrée instaurées par le 1 président Camerounais et de décentralisation par

    le second ont été ressenties comme une amputation plus que comme la recherche d’une nouvelle raison d’être, d’un équilibre différent : Les discours du Chef de l’Etat sont trop souvent négatif

    (promesses non tenues, déconnection totale de la réalité du terrain etc.) et le management est tout

    sauf participatif. L’Etat, employeur n’a pas la réputation de bien traiter ses propres agents (dans le

    secteur public, ceux qui vont au bureau tard rencontrent dans l’escalier ceux qui rentrent tôt). Les

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conséquences de cette inadaptation sont funestes. L’Etat, occupé sur tous les fronts, a du mal à

    remplir ses missions essentielles ; il sacrifie par l’endettement, le détournement et la corruption la

    population.

    Dans ces conditions, comment, comment agir de manière cohérente, pragmatique et juste ?

    Comment identifier les responsabilités de chacun de ses services ? Comment être plus proche du citoyen ?

    Comment assurer l’exercice de toutes les formes de solidarité, amortir les chocs du futur et réparer les casses posées par Paul Biya ?

    En clair comme le stipule le slogan du parti ? Gouverner ensemble ? comment associer tout

    le monde à la prise des décisions ?

    La BRIC après une large consultation des différentes couches qui forment notre société (autres partis, syndicats, associations, avocats, juges, enseignants, taximen, benskineurs etc.)

    pensent que le cadre le plus approprié pour stimuler l’activité économique est celui qui garantit la mise en place d’une structure étatique fortement décentralisée qui n’est possible qu’à travers l’organisation de l’Etat en un système de gouvernement fédéral. Il se trouve que la plupart des pays

    développés de même que ceux qui connaissent un développement rapide sont des pays ayant une organisation d’Etats fédérés (USA, Canada, Australie, Suisse, Allemagne, Grande Bretagne,etc.) et

    même la France avec son système de décentralisation appliqué à la lettre se rapproche du fédéralisme.

    Le système fédéral repose sur le principe de la subsidiarité en vertu duquel les décisions affectant la vie des masses doivent être prises au plus bas niveau possible du système d’administration qui rapproche, autant que faire se peut, les centres de décision des populations. Dans une société très diversifiée comme celle du Cameroun, on ne peut atteindre ce but que dans le cadre d’une constitution élaborée de manière consensuelle, à laquelle participeront toutes les

    tendance de l’opinion publique de même que les chefs religieux, traditionnels et les groupes à caractère corporatifs. Ensuite, une telle constitution doit offrir un appareil judiciaire indépendant qui appliquera sans peur ou favoritisme, les lois relatives aux affaires et à l’investissement.

    La BRIC propose une Decentralisation à 10 Etats representés par les dix regions actuelles du cameroun:

    Le tribalisme sera combattu, l’intégration sera encouragée ainsi que le bilinguisme.

    La capitale du Cameroun sera choisie lors d’un référendum où toutes les villes du Cameroun

    pourront être candidates. Elle aura un statut particulier et la capitale de chaque Etat sera choisie par son parlement local.

    Les langues officielles du Cameroun seront le Français et l’Anglais à égale promotion.

    Chaque citoyen aura le droit de se faire servir en Français ou en Anglais. L’Etat devra garantir le bilinguisme de ses fonctionnaires ;

    L’Etat fédéral sera impartial, l’Etat ne saurait être colonisé par un parti ou un clan. Dans cette

    perspective, nous proposons par exemple que la liste des emplois à la discrétion du Gouvernement fédéral soit singulièrement limitée, cet impartialité oblige dés lors le gouvernement, les sociétés publiques à publier dans le journal officiel tous les emplois ; les auditions publiques doivent précéder le choix à des nombreux postes de responsabilités et que le Conseil Constitutionnel et la Cour des Comptes soient au service de l’Etat fédéral dans ses attributions consultatives. On va par là résoudre

    le problème des structures de l’Etat tel que la CNPS, la CAMAIR, le PAD, la SEMRY qui sont mal

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    gérées avec un personnel de qualité douteuse, recruté sur la base des relations amicales, familiales etc. Impartial, c'est-à-dire juste et neutre, voila ce que l’on est en droit d’attendre de l’Etat fédéral au service de tous. Cette impartialité s’applique aussi et de la même manière à tous les Etats fédérés. Ces jalons ne prendront tous leurs sens que dans une rénovation des institutions évoquée plus loin.

     erUn Etat autonome : Le Cameroun est indépendant depuis le 1 Janvier 1960, tous les

    Camerounais l’ont appris à l’école ; la BRIC se propose de mettre fin à toute forme de

    néocolonialisme et de conduire avec liberté et confiance, de faire du Cameroun une société dans laquelle les mêmes règles s’appliqueraient à tous, a l’Etat fédéral, aux Etats fédérés comme à l’ensemble des citoyens. Mais aussi une société où la liberté, notre bien le plus précieux, se conjuguerait avec l’exercice de la responsabilité de tous nos actes.

    Ce couple indissociable : Liberté Responsabilité fait de chaque homme un acteur de son

    propre destin. Le but de l’action publique que nous défendrons sera de libérer le potentiel que chacun

    d’entre nous détient.

    Fort de cette politique, La Branche pour la Reconstruction et l’Indépendance du

    Cameroun-BRIC a pour mission de faire participer tout le monde dans la prise des decisions par son slogan ? Gouverner ensemble ?.

II- ECONOMIE - FINANCES

     Les Principes de base

     Le programme économique de la BRIC tel que défini ci-après reflète la vision du parti sur

    comment sauver le Cameroun, une nation autrefois prospère qui a été détruite par une mauvaise gestion publique concupiscente. Les principes économiques ne peuvent générer des résultats économiques durables que si certains principes de base que défend le parti, sont respectés à tout moment.

     La nécessité impérieuse de réformes constitutionnelles :

     La Deuxième République laissera en héritage une économie délabrée et un pays

    politiquement divisé vivant sous la menace de la désintégration. La BRIC pense que bien que les

    différences ethniques et régionales aient toujours existé au Cameroun, c’est la crise économique et l’accentuation de la pauvreté qui a amplifié ces différences. Avant de s’attaquer aux problèmes

    économiques terrifiants du pays avec succès, il convient de prendre immédiatement à bras le corps la menace qui pèse sur la cohésion du pays. Le seul moyen de traiter la question des différences ethniques et régionales est d’accepter et d’admettre leur existence et de concevoir un cadre constitutionnel qui permettra à toutes les filles et tous les fils du Cameroun de sentir qu’ils partagent une destinée commune.

     Fédéralisme et le principe de subsidiarité :

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     Fort de cette réalité que la BRIC pense que le cadre le plus approprié pour stimuler l’activité économique est celui qui garantit la mise en place d’une structure étatique fortement décentralisée qui n’est possible qu’à travers l’organisation de l’état en un système de gouvernement fédéral. Il se

    trouve que la plupart des pays développés de même que ceux qui connaissent un développement rapide sont des pays ayant une organisation d’états fédérés : les Etats-Unis, l’Allemagne, le

    Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, la Suisse. Même la France avec son système actuel

    d’administration régionale avance lentement vers un fédéralisme de type allemand. Le système

    fédéral repose sur le principe de la subsidiarité en vertu duquel les décisions affectant la vie des masses doivent être prises au plus bas niveau possible du système d’administration qui rapproche, autant que faire se peut, les centres de décision des populations. Dans une société très diversifiée comme celle du Cameroun, on ne peut atteindre ce but que dans le cadre d’une constitution élaborée

    de manière consensuelle, à laquelle participeront toutes les tendances de l’opinion publique de même que les chefs religieux, traditionnels et les groupes à caractère corporatif. Ensuite, une telle constitution doit offrir un appareil judiciaire indépendant qui appliquera sans peur ou favoritisme, les lois relatives aux affaires et à l’investissement.

     Sociale Démocratie et la loi du marché :

     Dans le cadre d’une idéologie de sociale démocratie du parti, la politique économique de la

    BRIC doit fournir un cadre où certain droits fondamentaux de l’homme, en particulier, le droit à la propriété privée, sont protégés, où l’initiative privée est encouragée et protégée et où la libre concurrence est autorisée. La BRIC croit en outre que l’on doit permettre le fonctionnement des

    forces du marché de manière à garantir l’efficacité de l’économie à tous les niveaux. Le rôle du gouvernement est de réglementer le marché pour qu’il soit organisé et, avant tout, d’intervenir rapidement pour restaurer l’ordre lorsqu’il y a un disfonctionnement du marché.

     L’objectif final de la politique économique est de créer une société plus juste. Mais, afin de réaliser cet objectif à long terme, il convient de créer les conditions d’une croissance économique

    pour une société plus prospère. L’expérience camerounaise de généralisation de la pauvreté sous la Deuxième République a démontré qu’à mesure qu’un pays s’appauvrit, il devient également plus injuste.

     Le ? marché ? joue dans l’économie un rôle analogue à celui du ? peuple ? dans l’arène

    politique, parce qu’il représente un ensemble de personnes agissant de concert. De même que tout programme politique qui n’est pas soutenu par les masses est voué à l’échec, de même tout programme économique qui est une violation flagrante des principes du marché sera soldé par un échec. Ainsi, le slogan du parti “ le pouvoir au peuple”, traduit la foi du parti à placer sa confiance en l’être humain et à faire de lui le centre de toute stratégie dans les domaines politique et économique.

    C’est la raison qui amène la BRIC à accepter le libéralisme économique, l’initiative privée et la propriété privée comme la voie la plus effective pour rendre l’individu autonome et, au bout du compte, le peuple dans son ensemble.

     Libéralisme économique social:

     Durant la Première République, le gouvernement de feu le Président AHIDJO a favorisé la philosophie du soi-disant ? libéralisme planifié ?. La mise en oeuvre d’une telle politique impliquait l’introduction de plusieurs plans quinquennaux qui ont été partiellement exécutés. Malgré les

    réalisations de la Première République, le Cameroun s’en est sorti avec une base industrielle faible et sans les infrastructures de transport et de communication que requiert une économie moderne.

     La Deuxième République, sous le régime de Paul BIYA, a introduit au Cameroun une philosophie économique qualifiée de ? Libéralisme communal ?. Le régime de BIYA n’a jamais expliqué au peuple camerounais le sens de ce concept vague et, jusqu’à ce jour, personne ne sait ce

    que signifie Libéralisme communal. Quelle qu’en soit la signification, quatorze ans de libéralisme communal a conduit le pays à une faillite économique totale.

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     Les politiques économiques de la BRIC seront fondées sur l’idéologie du "libéralisme

    économique. L’idéologie du libéralisme économique social est assise sur dix principes qui forment l’ossature de l’idéologie de la BRIC:

    o Le droit de créer une entreprise est un droit fondamental :

     Le droit d’entreprendre des affaires pour nourrir sa famille et créer des emplois pour la société

    est un droit fondamental. C’est une expression et une manifestation du droit individuel à la liberté et à la poursuite du bonheur. Ce n’est pas au gouvernement de donner à l’individu le droit de créer une

    entreprise. La responsabilité du gouvernement consiste à le protéger en tant que personne et à protéger ses droits de propriété sur les biens qui constituent son investissement.

o Permettre à la créativité de s’épanouir:

     L’esprit de créativité qui pousse les gens à vouloir créer des affaires pour eux-mêmes est un don rare de la nature, raison pour laquelle dans toute société, très peu d’hommes d’affaires connaissent la réussite. Aussi, le rôle d’un gouvernement responsable est-il de veiller à créer les

    conditions qui permettront à ce type d’individu d’émerger dans la société et de sortir de la pauvreté pour prospérer grâce à son génie créateur.

    o Le Droit des travailleurs à s’organiser:

     La main d’oeuvre est la forme du capital la plus importante et par conséquent, ceux qui vendent leur force de travail sur le marché du travail ont le droit de former des organisations syndicales pour assurer la protection de leurs intérêts. Ce n’est que lorsque des organisations syndicales indépendantes existent qu’il peut s’établir un dialogue éclairé entre les travailleurs et le patronat en vu d’assurer une croissance économique dans l’équité ;

    o Le gouvernement doit élaborer une réglementation juste et neutre :

     Le devoir du gouvernement est de créer un environnement réglementaire dans lequel les affaires doivent être entreprises et tous les hommes d’affaires qui opèrent dans le cadre de la loi ne doivent pas faire l’objet de tracasseries de la part du gouvernement, des agents gouvernementaux, des forces de la police et de la gendarmerie ou des collecteurs de taxes zélés. L’application de toutes les réglementations en matière d’affaires doit être juste et impartiale.

    o Fiscalité sans tracasserie :

     Le système de prélèvement sur les entreprises doit reposer sur une juste évaluation de la capacité de création de revenus de l’entreprise. Le SDF pense également que si les pouvoirs publics

    font preuve d’une utilisation responsable de l’argent des contribuables, tous les citoyens respectueux des lois seront convaincus de la nécessité à payer les taxes dont un gouvernement a besoin pour remplir correctement sa mission. Le SDF pense par conséquent que l’obligation de chaque citoyen de s’acquitter de son devoir fiscale doit aller de paire avec celle d’une gestion responsable de la part

    du gouvernement.

    o Suppression des monopoles :

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     Toutes les formes en matière de pratiques des affaires qui tendent à entraver ou éliminer la concurrence sont contraires au principe de libéralisme économique L’application de ce principe exige qu’aucune entreprise ne soit autorisée à accumuler des pouvoirs de monopole dans aucun secteur de l’économie. Toute société qui sera considérée comme exerçant des pouvoirs de monopole dans un secteur donné de l’économie sera scindés en unités plus petites permettant une gestion plus

    efficace.

    o Le rôle du gouvernement doit être d’enregistrer les nouvelles entreprises et non

    d’agréer ou de rejeter leur création :

     La seule condition à remplir pour la création d’une entreprise sera de satisfaire aux conditions d’enregistrement prévues dans le code d’entreprises. . Les procédures administratives pour remplir ces conditions d’enregistrement seront facilitées. Une fois les conditions d’enregistrement satisfaites, une entreprise peut se considérer comme constituée. Conformément aux principes de libéralisme économique social, l’installation d’un cabinet de docteur en médecine, de notaire, d’avocat, de comptable, de commissaire aux comptes, de consultant ou d’officine en pharmacie ne sera plus soumise à l’agrément de la Présidence de la République.. La latitude sera accordée à chaque profession libérale de définir les conditions à remplir pour entrer dans cette profession.

     Le gouvernement doit appuyer et non entraver les activités des hommes d’affaires camerounais :

     Le développement des activités du secteur privé au Cameroun se heurté à l’hostilité’ que le gouvernement du RDPC nourri à l’endroit des hommes d’affaires camerounais. La BRIC pense

    qu’une économie ne prospère que si elle prend appui sur trois piliers : à savoir:

    i. Le gouvernement qui est chargé de définir le cadre réglementaire dans lequel les opérateurs

    économiques doivent travailler;

    ii. Le système bancaire qui est responsable de la mobilisation de l’épargne et qui assurer la

    canalisation de cet épargne vers les investissements et;

    iii. Le secteur privé qui est composé des hommes d’affaires qui possèdent l’esprit d’entreprise qui

    les conduit a mettre leurs capitaux à risque par la création des entreprises. L’échec de notre

    économie sous le régime du RDPC est en partie dû au fait que le gouvernement du RDPC a

    affiché une hostilité notoire à l’égard de la communauté des hommes d’affaires camerounais,

    Cette hostilité s’est manifesté au fil des années à travers la création par les agents de l’état des

    obstacles à tous les niveaux qui ont eu pour effet de frustrer les activités du secteur privé. Le

    gouvernement a également affaibli le système bancaire en faisant usage de ses pouvoirs pour

    nommer à la tête des banques des individus d’une moralité douteuse. La BRIC est résolu à

    faire sienne l’impérieuse nécessité de changer cette situation afin d’établir un climat de

    confiance totale et permanente avec nos hommes d’affaires et avec le système bancaire.

     Le travail d’un fonctionnaire est de créer des emplois dans le secteur privé :

     Le gouvernement du RDPC a inculqué au peuple la mauvaise idée que la fonction publique est un système qui existe pour lui même. Mais le présent programme de dégraissage de la fonction publique est le résultat du fait que le gouvernement n’a pas su introduire des politiques qui

    permettent l’investissement, la création d’emplois et l’élargissement de la base d’imposition. Les fonctionnaires eux-mêmes sont responsables de la paralysie du système et de la pénalisation des potentiels investisseurs étrangers et locaux. Par conséquent, au fur et à mesure que les revenus publics se contractent, la fonction publique elle-même doit être dégraissée et les carrières de fonctionnaires ne représenteront plus pendant longtemps, une sécurité. Un gouvernement BRIC

    entreprendra des actions vigoureuses destinées à éduquer le fonctionnaire dans la réalité que le meilleur moyen d’avoir la sécurité de l’emploi est de veiller à ce que son travail permette, directement ou indirectement, d’améliorer la probabilité qu’un plus grand nombre d’emplois sera créé dans le secteur privé, fruit de ses efforts individuels.

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     Moins d’état c’est mieux l’état pour les affaires :

     Notre fonction publique est devenue une bureaucratie sans pouvoir dont la réputation d’indécision est bien établie dans les cercles financiers internationaux. Notre pays a été incapable d’attirer l’investissement étranger, principalement parce que nous avons un gouvernement qui ne peut pas prendre des décisions. Pour permettre aux hommes d’affaires d’opérer plus librement, et

    réduire les pressions fiscales sur la population, il faudrait réduire drastiquement la taille du gouvernement et de la fonction publique et éliminer toutes formes d’interventions et d’ingérence du gouvernement dans la conduite des affaires.

     La femme camerounaise dans le développement:

     La BRIC mettra la femme camerounaise au centre du processus de développement parce que les femmes constituent 51% de la population. En outre, elles nourrissent la nation, élèvent les citoyens et peuvent devenir les dirigeants de demain. Durant les 35 dernières années, sa participation a été réduite au simple rôle de mère, à un rôle de subordonnée dans l’économie et à celui d’applaudimètre sur la scène politique. Rien de spécial n’a été fait pour encourager son éducation, défendre ses droits et améliorer le niveau de sa productivité.

     La BRIC considère que les femmes camerounaises représentent une mine d’or et qui adéquatement motivées, elles peuvent devenir un levier très puissant pour la stratégie de relance nationale. Il est connu que les femmes sont moins portées sur la corruption et ont également une plus grande propension à économiser une part plus importante de leurs revenus pour l’avenir de leur famille. Fort de cela, le parti cherchera à améliorer leur éducation et formation, à assurer leur insertion dans l’activité économique afin d’en faire un acteur principal de la relance économique de la nation. Au nombre des programmes que la BRIC mettra en place pour assurer l’autonomie

    économique et politique des femmes camerounaises, on peut citer :

     1- L’introduction de législation destinée à améliorer l’accès des femmes au crédit.

    2- La préférence à accorder aux femmes dans certaines fonctions telles que la collecte de

    recettes de l’état ;

     Le système Bancaire

     Le système bancaire qui est responsable de la mobilisation de l’épargne et qui assure la canalisation de cet épargne vers les investissements et; le secteur privé qui est composé des hommes d’affaires qui possèdent l’esprit d’entreprise qui les conduit a mettre leurs capitaux à risque

    par la création des entreprises. L’échec de notre économie sous le régime du RDPC est en partie dû au fait que le gouvernement du RDPC a affiché une hostilité notoire à l’égard de la communauté des hommes d’affaires camerounais, Cette hostilité s’est manifesté au fil des années à travers la création par les agents de l’état des obstacles à tous les niveaux qui ont eu pour effet de frustrer les activités du secteur privé. Le gouvernement a également affaibli le système bancaire en faisant usage de ses pouvoirs pour nommer à la tête des banques des individus d’une moralité douteuse. La BRIC est

    résolu à faire sienne l’impérieuse nécessité de changer cette situation afin d’établir un climat de confiance totale et permanente avec nos hommes d’affaires et avec le système bancaire.

     Le travail d’un fonctionnaire est de créer des emplois dans le secteur privé : Moins d’état c’est mieux l’état pour les affaires : la préférence à accorder aux femmes dans certaines fonctions telles que la collecte de recettes de l’état ;

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8. La Politique fiscale

     Le Gouvernement de la Deuxième République a systématiquement utilisé l'impôt comme moyen pour réprimer les hommes d'affaires. Cette attitude découle de l'antagonisme traditionnel existant entre l'Etat et les hommes d'affaires camerounais qui sont, semble-t-il dominés par un seul groupe ethnique. Le Gouvernement de la seconde République a délibérément poursuivi cette politique erronée et à la limite suicidaire, cherchant à tout prix de "rogner les ailes" des hommes d'affaires camerounais. C'est à cet effet que certains types d'impôts allant à l'encontre des hommes d'affaires ont été introduits. Par exemple, au lieu d'instituer la Taxe à la Valeur Ajoutée (TVA) qui est payée par tous les consommateurs des biens et services au point de vente et collectée par les sociétés qui la remettent à l'Etat, le Gouvernement de la seconde République a préféré créer la Taxe sur le Chiffre d'Affaires (TCA), qui est prélevée en fonction de la taille des Sociétés. Cette méthode a permis à l'Etat de traquer les sociétés qu'il veut réprimer par le biais des impôts. Les Sociétés qui paient la TCA doivent aussi payer des impôts sur bénéfices. Ce sont ces stratégies en matière d'imposition qui ont entraîné les entreprises dans la clandestinité les obligeant à utiliser toutes les techniques possibles pour éviter de payer des impôts.

     Les réformes monétaires doivent donc être accompagnées par un nouveau train de mesures fiscales visant à donner une nouvelle orientation à l'économie. La principale composante de cette politique portera sur des réformes fiscales profondes qui ont pour but de faire de cette politique fiscale un instrument de développement ainsi qu'un complément indispensable à la politique monétaire. Le principal objectif des nouvelles réformes économiques est de mettre en place une économie à vocation exportatrice et d'accroître la contribution du secteur industriel à la formation du PIB. Ces mesures s'appuient toutefois sur les principes suivants : simplification des procédures fiscales ; réduction du nombre de types d'impôts. En particulier les petits impôts harassants qui ne génèrent que des recettes insignifiantes devront être abandonnées tandis que la mise en place d'autres types d'impôts mineurs devraient être laissés à la discrétion des autorités locales telles que les états, les états fédérés, les provinces et les collectivités locales. Au nombre de ces impôts figurent les impôts sur les petites entreprises, les vignettes de véhicules etc. au niveau national, la BRIC a

    l'intention de maintenir trois types d'impôts, notamment, la taxe à la valeur ajoutée, l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et l'impôt sur le revenu pour les personnes physiques. Un impôt forfaitaire devra être fixé pour les populations des classes à très bas revenus ainsi qu'une taxe de solidarité dans le secteur informel s'élevant au maximum à 2.000 F.CFA (ou un autre montant qui sera fixé par l'Assemblée Nationale). L’élimination du système d'exonération d'impôts qui sera

    remplacé par un régime d'impôt progressif. l'élimination de tous les impôts sur les capitaux, les actifs et leur remplacement par un impôt sur la richesse ; l'introduction d'une Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) en remplacement de la Taxe sur les Chiffres d'Affaires (TCA) ; la réduction de l'impôt sur les revenus en vue de stimuler l'épargne, les investissements et donc la reprise de l'économie; la réduction du taux des impôts sur les bénéfices industriels et commerciaux qui passera de 37% à présent à un niveau moins élevé afin d'encourager les investissements au Cameroun et l'introduction d'un impôt spécial sur les bénéfices industriels et commerciaux pour les sociétés dont les produits manufacturés sont destinés à l'exportation ; l'élimination de toutes les formes de taxes à l'exportation ; la réduction des droits de douanes sur les véhicules afin de permettre au pays de renouveler son parc automobile qui a été mis à rude épreuve au cours de la récession économique ; une réduction générale et progressive des tarifs sur une gamme variée de biens afin de permettre à l'industrie camerounaise d'être compétitive sur le plan international ; la réforme de l'administration des taxes en associant les systèmes de facturation et de collecte ; la modernisation des procédures fiscales, la rationalisation et la simplification des contentieux fiscaux, par exemple, la généralisation du système de compensation; la mise en place d'un code de déontologie des fonctionnaires des impôts qui les obligera à faire une déclaration sur les biens qu'ils possèdent lorsqu'ils entrent dans le service et de se soumettre à des contrôles permanents et réguliers. Ils devront être responsables des cas répréhensibles tels que corruption, détournements de fonds et abus de pouvoir devant le juge à la demande de l'Etat ou des contribuables ; l'introduction d'un compte contribuable personnel au nom de chacun des contribuables. Ces réformes ne peuvent être efficaces que si elles sont accompagnées: d'un recensement démographique général ; une enquête général permettant de classer les contribuables par secteur d'activité ; d'une enquête permettant d'identifier tous les rues, maisons et quartiers de toutes les communes urbaines ; de rationaliser toutes les normes de

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