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CONFLITS DE CULTURES CONFLITS ETHNIQUES

By Shirley Greene,2014-08-29 10:16
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CONFLITS DE CULTURES CONFLITS ETHNIQUES

    CONFLITS DE CULTURES-CONFLITS ETHNIQUES

    Réfugiés rwandais

    Les différences culturelles et ethniques sont elles incompatibles avec la paix sociale et les valeurs de la démocratie ?

    Débat argumenté en classe de seconde

    Exposé des élèves. Evolution de la problématique

    I.Définitions

    eAu XIX siècle, sous l'influence des positivistes, des théories tentent de classer les peuples sous différentes dénominations. Le mot "ethnie" reparaît dans le langage scientifique. Concept nouveau, difficilement saisissable, il ne se révèle bien souvent dans l'histoire qu'en terme d'opposition, d'exclusion, de conflit dans les relations que les hommes entretiennent avec leurs semblables.

    Les Grecs désignaient par ethnos un peuple qui n'était pas organisé en cité, qui n'avait pas de système politique semblable au leur. Un ethnicus en latin était pour les Romains un païen, une eterminologie reprise ensuite par l'Église catholique. Lorsque le mot est réutilisé au XIX

    siècle, la notion de race est beaucoup plus présente dans la définition de l'ethnie; elle représente une population qui conserve le même fonds racial malgré des différences géographiques, linguistiques, comme le décrivit G. Vacher de la Pouge dans son ouvrage Les

    sélections sociales en 1896. De cette notion dérive la hiérarchisation des peuples en société dite civilisée ou dite primitive, et la détermination des caractères biologiques, deux principes evalables jusqu'à la moitié du XX siècle.

    L'emploi du terme évolue à partir du moment où les ethnologues, les anthropologues, et les sociologues s'en emparent véritablement et en définissent les nouveaux contours. Il devient en effet plus judicieux d'utiliser le concept d'ethnie que celui, plus discutable, de race. L'expression "appartenance ethnique" est mieux acceptée que celle d'"appartenance raciale",

    car elle met en lumière, pour un groupe humain donné, la manière dont il se perçoit lui-même et est perçu par les autres. Le terme d' "ethnie" est alors utilisé pour décrire un groupe d'individus qui se reconnaissent dans une identité collective fondée sur l'histoire, les coutumes ou le mode de vie. Le "sentiment d'appartenance" - et donc par extension de différence par rapport aux autres ethnies - est en soi pour un individu bien plus important que tout autre facteur (langue, religion, couleur de peau, voire classe sociale) dans la détermination de son ethnie.

    C'est désormais dans sa façon de revendiquer sa place au sein d'une entité politique - un état -, ou une société dont les modes de vie sont dominants que l'ethnie va s'exprimer. C'est dans son comportement social, ses revendications culturelles, religieuses et identitaires, et même politiques au sein d'un modèle de référence dominant qu'une ethnie se définit. Une ethnie n'est plus un type spécifique de population ou de société étudiée en dehors de tout contexte. Malgré une tentative de clarification, le mot ethnie est encore d'un usage peu aisé; il est appliqué à des réalités aussi dissemblables qu'une tribu en Afrique, qu'une minorité nationale aux États-Unis. Pourtant les revendications de cette appartenance et de cette différence s'expriment souvent de la même manière : par le conflit.

    II. Migration et conflits ethno-culturels

    L'être humain appartient toujours à plusieurs

    groupes, de dimensions variables, allant de la

    famille ou de la "bande" à la nation, voire à

    l'État ou à une association d'États. Cette

    conscience du groupe est toutefois implicitement

    liée au concept d' "étranger" qui rassemble tous

    ceux, hostiles ou amicaux, qui ne sont pas membres,

    par leur origine, de l'ethnie dont on fait partie. Le

    pas est vite franchi vers la xénophobie,

    notamment dans le cas de sociétés pluri-Campement tzigane ethniques confrontées à des crises graves.

    Il n'est pas exagéré de dire que l'histoire humaine est presque entièrement faite de conflits entre groupes antagonistes, que ceux-ci soient religieux, économiques ou ethniques. Parmi les différents types de conflits, ces derniers font partie des plus sanglants, car ils revendiquent toujours un caractère radical.

    Une guerre de religion vise à abattre une hérésie et à convertir l'autre à "la vraie foi", tandis qu'un conflit ethnique vise à l'élimination du peuple rival, perçu comme une menace collective. Par ailleurs, la possibilité qu'un conflit ethnique éclate s'accroît avec le temps. En effet, à travers les siècles, les peuples migrent, s'assimilent les uns aux autres, s'enrichissent ou s'exterminent mutuellement, mais finissent par constituer une mosaïque très complexe d'ethnies imbriquées les unes dans les autres sur un même territoire. C'est le cas en Europe centrale et orientale, où les invasions de la fin de l'Antiquité et du haut Moyen Âge transformèrent la région en patchwork ethnique (Germains, Slaves et Hongrois). Rares sont en effet dans cette partie du Vieux Continent les zones ethniquement homogènes (comme le prouve le cas de la Yougoslavie, assemblage pluriséculaire de peuples vivant dans une même région, et unis artificiellement en un seul État de 1918 à 1990).

En Asie, en Afrique ou en Océanie, de semblables cas de mouvements de populations et de ebrassages ethniques existaient aussi, mais l'expansion européenne de la fin du XV siècle eut

    pour conséquence de l'amplifier (aux îles Fidji, en Afrique du Sud, à Hong Kong, au Viêt Nam).

    Le cas des Amériques est le plus extrême, puisque les vagues successives d'immigrants européens noyèrent vite dans leur masse les Amérindiens, déjà démographiquement faibles. Il existe toutefois de fortes nuances régionales, comme en Bolivie, où la population amérindienne est toujours demeurée nombreuse, et compose aujourd'hui l'énorme majorité de la population du pays.

    À partir du XVIe siècle, les planteurs américains, confrontés au manque de main-d'œuvre

    causé par la terrible mortalité des Indiens, déportèrent des hommes d'Afrique noire en tant qu'esclaves pour travailler dans les plantations de sucre, de tabac, de coton ou de cacao : le brassage ethnique fut le plus complet jamais réalisé dans l'histoire des hommes. Les résultats de cette pluralité ethnique sont toutefois variables sur le continent américain : le Brésil, notamment, a une population infiniment plus métissée que les Étas-Unis ou le Canada, qui se targuent pourtant d'être des melting-pots, de véritables creusets ethniques.

    III. État-nation et ethnies : notions antinomiques ?

     ePendant longtemps (jusqu'au XIX siècle), les racines du fanatisme générateur de conflits

    furent plus à rechercher du côté du fait religieux que de celui de l'appartenance ethnique. Il existe même des exemples d'empires pluri-ethniques dans l'Antiquité, comme celui des Perses, d'Alexandre le Grand, ou des Romains. L'émergence des tensions ethniques fut étroitement liée à celle des États modernes.

    Plus centralisé, ayant un poids considérablement supérieur que par le passé sur la vie du citoyen, même celui de la plus éloignée des provinces; l'État moderne bâtit sa puissance sur la standardisation de ses institutions et de son mode de vie, avec l'adoption d'une langue officielle ou la réécriture de son histoire nationale exaltant le génie particulier de son peuple.

     eMalgré tout, la vie dans les différentes provinces des États-nations nés au XIX siècle était, au edébut du XX siècle, loin d'être aussi homogène qu'aujourd'hui. En France, dans la partie ouest de la Bretagne, le breton fut la langue de la majorité de la population jusqu'à la guerre de 1914 - 1918. Il en était de même en Corse ou au Pays Basque, régions qui disposaient aussi de leur propre langue.

     eAu cours du XIX siècle, la formation des États nationaux attisa des vélléités nationalistes, dont les partisans les plus enthousiastes furent assurément les romantiques. Cette période de l'histoire manifesta en effet un regain d'intérêt pour les différents folklores nationaux, les langues populaires, les chansons traditionnelles, et nombre d'érudits européens se consacrèrent à l'établissement de compilations, recueils de contes, grammaires ou dictionnaires ayant trait à n'importe quel peuple, pourvu qu'il fût sans État. Il est paradoxal de constater que cette montée fiévreuse des nationalismes fut parfois le fait de minorités très intégrées, comme l'était l'élite tchèque germanophone au sein de l'Empire austro-hongrois. Ce réveil nationaliste lézarda en profondeur les énormes empires pluri-ethniques qu'étaient l'Empire austro-hongrois (rassemblant plus d'une douzaine de peuples différents sous une

    administration germanophone) et l'Empire russe des tsars (qui incluait la Pologne et la Finlande), et à l'inverse, permit la création de l'Allemagne et de l'Italie modernes. Les empires européens ne survécurent pas aux soubresauts de la Première Guerre mondiale, même si à partir de 1923, l'Union soviétique regroupa peu ou prou la majorité des anciennes possessions des tsars, à l'exception de celles d'Europe de l'Est. Les conférences et traités de paix après 1918 (traité de Versailles, traité de Trianon) redessinèrent l'Europe suivant des frontières voulues par les Alliés, particulièrement en Europe orientale, où les différentes ethnies étaient si entremêlées qu'il fut impossible de leur attribuer à chacune un État, eu égard à la fois à des considérations de viabilité économique, et d'équilibres géopolitiques à préserver. IV. L'illusion du colonialisme en Afrique

    À l'instar du communisme sur l'Europe orientale, la domination coloniale des puissances e eeuropéennes sur l'Afrique et l'Asie de la fin du XVIII siècle au milieu du XX siècle, mit en

    suspens les problèmes ethniques endémiques dans ces régions du globe. Un gouverneur colonial avait en effet un pouvoir d'arbitrage dans les querelles entre tribus, et disposait de moyens militaires suffisamment dissuasifs aux yeux des indigènes pour faire appliquer ses décisions.

    De plus, en Afrique, la tendance générale suivie par les colonisateurs fut de favoriser tel groupe ethnique loyal plutôt que tel autre, et de dessiner des frontières complètement arbitraires, qui, une fois la décolonisation achevée, donnèrent naissance à des États fragiles et sans assise ethnique, sans réelle identification : une ethnie, un peuple, une nation, un État. Un exemple actuel dramatique est donné par le Rwanda et le Burundi, anciennes colonies belges où coexistent deux ethnies depuis longtemps ennemies, les Hutus (représentant environ 85% de la population) et les Tutsis (14%), qui, régulièrement, s'entredéchirent pour le pouvoir. L'un des derniers conflits entre ces deux communautés engendra un effroyable massacre. La population civile fut chassée du Rwanda vers des camps de réfugiés au Burundi et en Ouganda.

    Dans les années 1970, ce fut le cas du Nigeria, anciennement britannique, où trois ethnies coexistèrent jusqu'à ce que des gisements pétrolifères importants fussent découverts dans la province du Biafra, réveillant des volontés séparatistes. La guerre civile fit près d'un million de morts.

     V. Les conflits post-coloniaux

    La décolonisation, qui commença après la Seconde Guerre mondiale, libéra nombre de conflits ethniques en suspens. En 1947, les Britanniques se retiraient des Indes, réveillant de nombreuses dissensions. L'indépendance fut acquise sous la forme de deux dominions , l'Inde

    et le Pakistan, État à majorité musulmane. La province du Cachemire, dont la population est à majorité musulmane et le dirigeant un prince hindou, refusait néanmoins d'adhérer à la Fédération indienne, revendiquant l'indépendance pure et simple. Cette revendication fut à l'origine du conflit entre l'Inde et le Pakistan, lorsque les Pathans, soutenus par le Pakistan, envahirent le Cachemire anéantissant tout espoir d'adhésion conditionnelle et pacifique à la fédération indienne. Aujourd'hui encore cette région, dont une partie du territoire est occupée par la Chine, est extrêmement troublée toujours partagée entre le Pakistan et l'Inde.

    L'Inde est aussi indirectement à l'origine du conflit au Sri Lanka. Trois communautés coexistent sur cette île : les Singhalais, les Indiens - les Tamouls sri-lankais - et les Tamouls indiens. La première communauté est dominante, intégrée aux autochtones, à majorité bouddhiste avec une minorité chrétienne. Les Tamouls sri-lankais sont des Indiens hindouistes; ils ont émigré entre le VIIe et le XVe siècles et revendiquent l'autonomie de leur territoire. Enfin les Tamouls indiens sont des émigrants du XIXe siècle. Depuis 1983, les Tamouls réclament l'indépendance du nord et de l'est de l'île, ce que leur refuse le gouvernement en place, majoritairement constitué de Singhalais. Les plus extrémistes des Tamouls, les Tigres pour la Libération d'Elam, ont déclenché une véritable guerre civile par leurs actions terroristes. Entre 1987 et 1990, l'Inde a tenté de s'interposer mais sans parvenir à mettre fin à ce conflit difficile.

    En Océanie, des troubles éclatèrent entre Fidjiens de souche et Indiens, amenés par les autorités britanniques pour travailler dans les plantations, devenus avec le temps majoritaires dans l'archipel. La tension atteignit son paroxysme avec le coup d'État de 1987, qui renversa le gouvernement élu à majorité indienne.

    Chypre est, quant à elle, divisée depuis 1974 entre une zone nord occupée par l'armée turque, et une zone sud peuplée de Chypriotes grecs, les deux zones étant hermétiquement séparées par toute une série d'ouvrages militaires surveillés par les troupes de l'ONU. VI. La résurgence des conflits en Europe

    Les illusions que l'on pouvait nourrir sur la perpétuation de la paix interethnique qui régnait de fait dans l'Empire soviétique s'évanouirent rapidement avec l'effondrement du système. L'Ukraine, la Géorgie, l'Azerbaïdjan et l'Arménie accédèrent à l'indépendance, et nombre de conflits prirent alors naissance, liés à l'existence dans de nombreuses républiques d'enclaves ethniquement homogènes : c'est le cas du Nagorny Karabakh, peuplé d'Arméniens, mais situé en Azerbaïdjan, où les troubles débutèrent avant même la chute du communisme. Il apparut ainsi aux nouvelles républiques, qui jusqu'alors se percevaient comme intégrées de force dans l'Union soviétique, et qui elles-mêmes abritaient des minorités insatisfaites de leur sort et désireuses de s'émanciper. C'est ainsi que dans les pays baltes (la Lettonie, la Lituanie et l'Estonie), les minorités russes se trouvèrent pour la plupart dépourvues de droits civiques lorsque les gouvernements nationalistes accédèrent au pouvoir.

    Plus à l'ouest, les minorités turque (en Bulgarie) et hongroise (en Roumanie), déjà persécutées sous le communisme eurent toutes deux affaire au regain de nationalisme des nouveaux gouvernements d'après 1989. Le phénomène fut particulièrement criant pour les Tsiganes de Roumanie, soumis à de très nombreuses mesures vexatoires et objets de violences impunies de la part de la population.

    Toutefois, l'exemple le plus dramatique de conflit ethnique issu de l'effondrement d'un régime communiste (fonctionnant selon des modalités proches de celles des démocraties populaires malgré son caractère autogestionnaire) fut donné par la république fédérale de Yougoslavie. Après la mort du maréchal Tito, héros national, garant par sa seule personne de l'unité de son pays, une crise éclata entre les différentes composantes de la fédération, aboutissant en 1990 à une véritable guerre civile impliquant la Croatie, la Serbie et la Bosnie-Herzégovine (peuplée de Serbes, de Croates et de musulmans) pour le contrôle de cette dernière.

VII. La remise en cause du rêve américain

    Les États-Unis d'Amérique connurent à partir des années 1960 une vague de contestation. Les Noirs américains furent les premiers à se révolter contre la ségrégation raciale en vigueur dans la plupart des États du Sud, d'abord pacifiquement (action du pasteur Martin Luther King), puis par la violence (les Black Panthers ).

    Ils ont été ainsi les premiers à tenter de se définir comme une communauté distincte au sein de la société des États-Unis, comme une ethnie. Leurs critères ne reposaient pas sur la survivance de traditions, d'un modèle archaïque de société et de culture. Ils parlaient tous l'américain, n'ayant pas conservé le dialecte de leurs ancêtres africains, tous étaient des Américains, nés aux États-Unis, de parents américains. C'est par un processus de différenciation dans leur valeurs, dans leurs références culturelles, et parfois religieuses (les Black Muslims ) que les

    Afro-Américains se sont identifiés. Parmi tous les modèles de société qui s'offraient à eux, toutes les versions de leur passé disponibles, ils s'en sont appropriés une, tentant d'inventer une unité culturelle, linguistique et politique. Car inscrite dans une société urbanisée et industrielle comme celle des États-Unis, cette ethnie a utilisé les réseaux sociaux disponibles pour s'exprimer : partis politiques, congrégations religieuses, associations de quartiers. Les Amérindiens, grands perdants de la conquête de l'Ouest, suivirent. Longtemps parqués dans les réserves, livrés à eux-mêmes, les Indiens d'Amérique, dans les années 1980, commencèrent à revendiquer une place dans la société américaine, tout en affirmant leur différence. Renouant avec des traditions ancestrales, ils tentent de sauvegarder leur passé et de se donner un avenir; contrairement aux AfroAméricains, ils ont une langue propre, une véritable tradition ou culte religieux mais ont été volontairement exclus de la société américaine.

    Au cours des années 1990, le"politiquement correct", né sur les campus américains, incita, avec p arfois quelques excès grotesques, nombre de minorités à se revendiquer comme telles. Cette "fragmentation" du melting-pot américain, qui avait toujours connu ses exclus e(hispaniques, Noirs, et au début du XX siècle Italiens et Slaves), est tout à fait préoccupante.

    VIII. La peur de l'invasion

    Au cours des années 1950 et 1960, les besoins en main-d'œuvre provoqués par le boom

    économique européen poussèrent les nations occidentales à puiser abondamment dans le réservoir démographique de leurs ex-colonies; ce fut le cas de la France, avec l'Algérie et le Maroc, et de la Grande-Bretagne avec les Indes et les Antilles. En Allemagne, la main-d'œuvre turque ne bénéficiait que du statut de "travailleurs invités" alors qu'en France et au

    Royaume-Uni, les immigrants parlant déjà la langue pouvaient s'installer durablement. L'intégration devint particulièrement difficile avec la montée du chômage lorsque la crise économique éclata au cours des années 1970.Ce facteur fut exploité politiquement par divers partis d'extrême-droite qui accusèrent les immigrants du tiers-monde de compromettre la "préférence nationale". Dans un monde où les réfugiés et personnes déplacées des divers conflits de la planète se chiffrent en dizaines de millions, une phobie de l'invasion paralyse les pays d'Europe, qui ont tous établi la distinction auparavant floue, entre réfugiés politiques et réfugiés économiques, dont la demande d'asile ne peut plus désormais être considérée comme justifiée. Ce repli derrière des frontières semble assez paradoxal à l'heure de la mondialisation des échanges, à laquelle les conflits ethniques constituent une résistance de poids.

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