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austen-jane

By Lisa Anderson,2014-06-24 16:20
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austen-jane

    André Durand présente

    Jane AUSTEN

    (Angleterre)

    (1775-1817)

    Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

    qui sont résumées et commentées

    (surtout ‘‟Orgueil et préjugés‟‟).

    Bonne lecture !

    Née le 16 décembre 1775 à Steventon, près de Basingstoke (Hampshire), dans le presbytère de son père, George, pasteur anglican de ce village de trente familles, elle était la dernière de ses huit enfants (six garçons et deux filles).

    En 1783, selon la tradition familiale, Jane, sa sœur aînée, Cassandra, et leur cousine, Jane Cooper,

    furent envoyées à Oxford pour y être éduquées par Mrs Ann Cawley qu'elles suivirent à Southampton un peu plus tard cette même année. Les deux sœurs y contractèrent le typhus qui manqua d'emporter

    Jane. Elles furent ensuite élevées chez leurs parents jusqu'à leur départ en pension, au début de l'année 1785, à „‟Abbey house school‟‟, à Reading. L'enseignement dans cet établissement

    comprenait vraisemblablement le français, l'orthographe, les travaux de couture et de broderie, la

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    danse, la musique, et peut-être le théâtre. Mais, dès décembre 1786, tandis que leur frère, Francis, entrait dans la „‟Royal naval academy‟‟, à Portsmouth (il allait y être suivi, en 1791, par Charles, le plus jeune frère ; tous deux allaient servir dans la „‟Royal navy‟‟ pendant les guerres contre la France,

    devenir tous deux amiraux, et amasser une fortune grâce à leurs prises), Jane et Cassandra furent de retour chez elles, car leurs parents ne pouvaient plus financer leur pension. L'éducation de Jane fut alors complétée à domicile par la lecture, orientée par son père et ses frères, James et Henry. Il semble que George Austen ait donné à ses filles un libre accès à l'ensemble de sa bibliothèque, à la fois importante (près de cinq cents ouvrages) et variée (essentiellement littérature et histoire). Elle y découvrit les poèmes de Pope et de Shakespeare, les essais d'Addison et de Johnson, les romans d‟écrivaines telles que Charlotte Lennox, Ann Radcliffe, Fanny Burney, Frances Sheridan, Frances Brooke, Jane West, Charlotte Smith et Elizabeth Inchbald, mais aussi ceux de Samuel Richarson, Henry Fielding, Lawrence Sterne, Walter Scott, Fenimore Cooper et George Crabbe. Il toléra certaines tentatives littéraires parfois osées de Jane, qui révéla très tôt ses dons d‟observation et d‟expression, et, selon toute vraisemblance, commença dès 1787 à écrire des poèmes, des histoires

    et des pièces pour son propre amusement et celui de sa famille. Il fournit à ses filles le papier et le matériel coûteux dont elles avaient besoin pour les dessins et aquarelles de Cassendra, les écrits de Jane. La vie au presbytère baignait dans une atmosphère intellectuelle ouverte, amusée et facile, où les idées sociales et politiques autres que celles des membres de la famille étaient prises en compte et discutées.

    D‟autre part, la famille et des amis proches montaient des pièces de théâtre, pour la plupart des

    comédies qui contribuèrent au développement du sens comique et satirique de la future écrivaine, aiguisé déjà lors des réunions familiales, ses frères, comme elle, ne manquant pas d'esprit, et se livrant à de joyeux échanges verbaux. Entre familles amies, on se réunissait pour de simples soirées, où une demoiselle faisait montre de ses talents de pianiste, et on organisait aussi des dîners, des bals, des jeux de cartes, ou des parties de chasse à courre.

    En 1792, Cassandra se fiança à Tom Fowles, qui allait, en 1797, mourir d'une mauvaise fièvre au large de Saint-Domingue.

    Jane fut attachée à sa cousine germaine, Eliza Hancock, qui était devenue comtesse par son mariage avec un aristocrate français, Jean-François de Feuillide, qui avait été guillotiné en février 1794. Cette femme sophistiquée, mondaine et charmante, de quatorze ans son aînée, rendit visite aux Austen, et flirta dangereusement avec Henry qu‟elle épousa en 1797.

    Poussée par le désir de distraire le cercle de famille, Jane Austen, tranquillement, simplement, se mit ?écrire en cachette derrière une porte grinçante?, comme allait le révéler son neveu, des textes de genres variés :

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    The History of England‟‟

    (écrite vers 1790)

    ’L'Histoire de l'Angleterre’’

    Essai de 34 pages

C‟est une parodie, écrite par ?un historien partial, plein de préjugés et ignorant?, d'écrits historiques

    en vogue, et tout particulièrement, de „’L’Histoire d'Angleterre’’ d'Oliver Goldsmith, publiée en 1771,

    qui allait des premiers âges jusqu'à la mort de Georges II.

    Commentaire

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Le texte fut illustré de treize aquarelles miniatures de Cassandra Austen.

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    ‟Love and freindship‟‟

    (écrit vers 1790)

    “Amour et amitié

    Recueil de nouvelles

    Dans les lettres que Laura envoie à Marianne, la fille de son amie, Isabel, se déroule une histoire qui met en scène d'extraordinaires coïncidences et retours de fortune.

    Commentaire

Isabel était la comtesse de Feullide à laquelle l‟oeuvre fut dédiée.

    Elle ressemble à un conte de fées, mais tout s‟y passe mal. C‟est clairement une parodie des romans

    épistolaires sentimentaux à la mode, que Jane Austen lisait étant enfant, comme l‟indique le sous-

    titre : ’Deceived in freindship and betrayed in love’’ (?Trompée en amitié et trahie en amour?), qui

    vient en quelque sorte contredire le titre. Y apparaissaient déjà l'humour aigu et le dédain de l'émotion romanesque dont elle allait faire preuve dans les romans de sa maturité.

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    ‟Lesley Castle‟‟

    (écrit vers 1792)

    Roman épistolaire

    À travers une série de lettres, Miss Margaret Lesley et Miss Charlotte Lutterell divulguent leurs intimes secrets, chacune révélant ses vraies priorités : si un fiancé est mortellement blessé la nuit précédant son mariage, on doit d‟abord se soucier de la riche nourriture qui va être gâchée. Elles échangent des

    avis sur l‟adultère, les fugues amoureuses, le divorce et le remariage.

    Commentaire

Plein d‟intrigues et de personnages secondaires, le roman contient certains passages amusants, Jane

    Austen infligeant de plus en plus à ses héroïnes son ironie impitoyable. Il ne fut pas terminé. _________________________________________________________________________________

     „‟Lady Susan‟‟

    (écrit entre 1793 et 1795, publié en 1871)

    Roman épistolaire

    Lady Susan Vernon est une veuve égoïste, complètement immorale et pervertie. Très jolie femme d'environ trente-cinq ans qui en paraît dix de moins, elle est une séductrice libre de tout engagement, une prédatrice sexuelle qui use de son intelligence et de son charme pour manipuler, trahir et tromper ses victimes, amants, amis ou proches ; elle déclare ?aimer avoir le plaisir de triompher sur un esprit

    préparé à me détester, et prévenu contre toutes mes actions passées?. Elle entretient plusieurs flirts

    appuyés, envisageant nonchalamment un mari. Mère tyrannique, elle cherche un riche époux pour sa

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    fille de seize ans, la très timide Frederica, avec laquelle elle a de mauvais rapports ; elle voudrait la voir épouser Sir James Martin, un homme riche et stupide.

    Commentaire

    Le roman est composé de quarante et une lettres, correspondance essentiellement de Lady Susan avec son amie, Mrs Alicia Johnson, et de Mrs Vernon (la femme de son beau-frère, née Catherine de Courcy) avec sa mère, Lady de Courcy, qui déteste profondément Lady Susan. Il y a encore quelques lettres d'autres personnages, comme celles de Réginald de Courcy à Lady Susan.

    C'est une histoire aussi bien ourdie qu'une pièce de théâtre, au ton cynique, qui se termine un peu abruptement, par une conclusion d‟un style beaucoup plus léger. Ce court roman occupe une place

    unique dans l'œuvre de Jane Austen car c‟est l‟étude d'une femme adulte dont l'intelligence et la force

    de caractère sont supérieures à celles de tous ceux dont elle croise la route.

    Jane Austen ne songea pas à publier le roman qui ne le fut que par James Edward Austen Leigh, son neveu et son premier biographe, dans la seconde édition (1871) de ’A memoir of Jane Austen’’

    („’Souvenirs de Jane Austen’’).

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    Elinor and Marianne‟‟

    (avant 1796)

    Roman épistolaire

    Commentaire

On ne sait rien de cette œuvre qui fut perdue, mais dont le sujet allait être repris dans „’Raison et

    sensibilité‟‟.

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Plus tard, Jane Austen fit des transcriptions de vingt-sept de ses œuvres écrites de 1787 à 1793, en

    trois carnets reliés, aujourd'hui connus sous le nom de „‟Juvenilia‟‟. Ce sont des textes anarchiques et

    d‟une turbulente gaieté. Certains manuscrits révèlent qu‟elle continua à y travailler jusque vers 1809-

    1810.

    En décembre 1795, Thomas Langlois Lefroy, un jeune homme séduisant mais quelque peu inepte, le neveu d'une famille voisine, vint à Steventon. Fraîchement diplômé de l'université, il s'apprêtait à déménager à Londres pour s'y former au métier d'avocat. Il fut sans doute présenté à Jane Austen lors d'une rencontre entre voisins ou au cours d'un bal. Elle confia à Cassandra : ?J'ai presque peur

    de te raconter comment mon ami irlandais et moi nous sommes comportés. Imagine-toi tout ce qu'il y a de plus dissolu et de plus choquant dans notre façon de danser et de nous asseoir ensemble.? Mais

    la famille Lefroy intervint et éloigna le jeune homme à la fin de janvier. Les deux jeunes gens savaient bien que le mariage n'était pas envisageable : ni l'un ni l'autre n‟étaient fortunés, et lui dépendait d'un

    grand-oncle irlandais pour payer ses études de droit, et s'établir dans sa profession. Elle attendit cependant qu‟il finisse ses études pour la demander en mariage, ce qu‟il ne fit pas, se fiançant plutôt

    en Irlande. Il revint plus tard dans le Hampshire, mais il y fut soigneusement tenu à l'écart des Austen, et Jane ne le revit plus jamais. En 2007, cette relation servit de base à une pièce radiophonique d‟Elizabeth Lewis, "Jane and Tom : The real Pride and prejudice".

    En 1796, Jane Austen commença un autre roman, ‟First impression‟‟, dont elle termina le premier

    jet en août 1797. Comme toujours, elle lut le manuscrit en préparation à haute voix, et, très vite, l'ouvrage plut à la famille. Son père entreprit alors des démarches en vue d'une première publication. En novembre 1797, il écrivit à Thomas Cadell, éditeur londonien de renom, pour lui demander s'il serait disposé à publier ?un roman manuscrit, comprenant trois volumes, à peu près de la longueur de „‟Evelina‟‟, de Miss Burney?, le risque financier étant endossé par l'autrice. Cadell refusa rapidement. Il se peut que Jane Austen n'ait pas eu connaissance de cette initiative paternelle. Quoi qu'il en soit,

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après avoir terminé ’First impression’’, elle retourna à Elinor and Marianne’’, et, de novembre 1797

    jusqu'au milieu de 1798, elle le retravailla en profondeur, renonçant au format épistolaire en faveur d'un récit à la troisième personne.

    Vers le milieu de 1798, elle commença un roman provisoirement intitulé „‟Susan‟‟. C'était une satire

    des romans gothiques qui faisaient rage depuis 1764, et avaient encore une belle carrière devant eux. L'œuvre fut terminée environ un an plus tard. Au début de 1803, Henry Austen la proposa à un éditeur londonien, Benjamin Crosby, qui l'acheta pour dix livres sterling, promit une publication rapide, annonça que l'ouvrage était ?sous presse?, et en resta là. Le manuscrit allait dormir chez lui jusqu'en 1816, lorsque Jane Austen elle-même lui en reprit les droits. Il devint :

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    “Northanger abbey”

    (écrit vers 1798, publié en 1818)

    ’Catherine Morland ou L’abbaye de Northanger’’

    (1946)

    Roman

    Catherine Morland, fille d'un riche pasteur, s'éprend du jeune Henry Tilney. Le père de celui-ci, le général Tilney, invite Catherine à passer quelque temps chez eux, dans I'abbaye de Northanger, vieille demeure médiévale. Jeune femme romantique dont I'imagination a été exaltée par la lecture des ténébreux romans d‟Ann Radcliffe, elle aime à se faire peur ; elle voit donc l'abbaye comme un

    lieu ayant connu de sombres drames, à l'instar des extravagances gothiques qu'elle apprécie tant ; elle croit découvrir un mystérieux manuscrit et un affreux délit dont I'auteur serait le général lui-même. Heureusement, Henry s'aperçoit de ces fantaisies, et la ramène à la réalité, plus simple et plus normale (le mystérieux manuscrit se révèle n'être qu'une simple note de blanchisserie oubliée !), au bon sens et à la raison, à un paisible bonheur domestique. Entre-temps, les fiançailles du frère de Catherine, Jean, et d'Isabelle Thorpe, jeune fille infatuée d'elle-même et vulgaire, sont rompues, et le frère d'lsabelle dénigre âprement la famille Morland auprès du général Tilney. Celui-ci, qui, attiré par la richesse supposée des Morland, avait bien accueilli Catherine, et avait cherché, par tous les moyens, à combiner un mariage avec son fils, croyant aux calomnies du jeune Thorpe, chasse sans plus de façons la jeune fille. Pour réparer I'insulte faite par son père, Henry s'empresse de demander sa main. Finalement, la situation de la famille Morland est éclaircie, et le général accorde son consentement.

    Commentaire

    Ce roman a un ton juvénile, et présente un caractère de farce qui le distingue des autres. Cette allègre satire du roman gothique fut inspirée par le roman de Charlotte Lennox „’The female Quixote’’

    (1752) où l‟héroïne, la solitaire Arabella, grandit en croyant que les romans du XVIIe siècle qu‟elle

    trouva sur les rayons de la bibliothèque de sa mère décédée reflétaient les mœurs et les comportements contemporains, ce qui la conduisit à de folles suppositions et à des faux pas comiques, jusqu‟à ce qu‟elle saute dans la Tamise pour éviter un viol. Mais Jane Austen rendit un

    hommage appuyé à Fanny Burney, dont les romans, „‟Camilla‟‟, „‟Evelina‟‟, „‟Cecilia‟‟, critiquaient

    l'hypocrisie de la société patriarcale, car on y voyait les personnages masculins opprimer les femmes qu'ils étaient censés protéger. Aussi trouve-t-on aussi, dans un long développement à la fin du chapitre 5, une apologie des romans.

    Catherine Morland est une jeune écervelée romanesque qui est attachée à une univers fictif plus satisfaisant que celui qu‟offre la réalité, les femmes y jouissant d‟autodétermination, et exerçant un pouvoir. Le roman fut donc écrit pour tourner en ridicule la passion des lecteurs pour les romans gothiques ou romans noirs, cette prise de position contre certains aspects du romantisme caractérisant d‟ailleurs les premières oeuvres de Jane Austen, qui étaient fondées sur son sain équilibre, son bon sens et sa sérénité d'âme. Pour ce portrait, elle déploya son talent de miniaturiste.

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    Elle sut, en particulier, par le discours indirect libre, par des phrases incomplètes et hachées, rendre compte de l'émoi de Catherine, dont les idées s'entrechoquent et se télescopent au moment où elle fait ses bouleversantes découvertes.

    Le roman fut vendu en 1803, pour dix livres, à l‟éditeur londonien Richard Crosby, qui ne le publia

    pas. Racheté en 1816 par les membres de la famille, il sortit finalement, avec „‟Persuasion‟‟, après la

    mort de l‟autrice, en 1818.

    Il fut adapté deux fois pour la télvision : en 1986, par Giles Foster, avec Katharine Schlesinger ; en 2007, par Jon Jones, avec Felicity Jones et JJ Feild.

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    ‟Sir Charles Grandison, ou L‟homme heureux‟‟

    (vers 1800)

    Pièce de théâtre en cinq actes

    Tandis que Charlotte, la sœur de sir Charles Grandison, montre peu d'empressement à se marier, Harriet Byron, courtisée par Sir Hargrave Pollexfen, le rejette. Il l'enlève, l‟emprisonne dans la maison

    de Mrs Awberry. Elle n'est libérée que lorsque Sir Charles Grandison accourt pour la secourir.

    Commentaire

    Cette courte pièce de théâtre, commencée en 1793, un temps délaissée puis reprise, était la parodie de quelques résumés à usage scolaire du roman favori de Jane Austen, ’L'histoire de Sir Charles

    Grandison’’ (1753), de Samuel Richardson.

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    En décembre 1800, le révérend George Austen prit sans préavis sa retraite, décida de partir de Steventon et de déménager avec sa famille à Bath, dans le Somerset, ville d‟eau à la mode. Si cette

    cessation d'activité et ce voyage furent une bonne chose pour les aînés, Jane Austen fut bouleversée à l'idée d'abandonner la seule maison qu'elle ait jamais connue. Pendant son séjour à Bath, elle cessa d‟ailleurs pratiquement d'écrire, ce qui pourrait être l'indice d'une profonde dépression. En 1801, elle vécut peut-être une brève aventure sentimentale avec un homme rencontré lors de vacances à Sidmouth, mais qui décéda peu après.

    En décembre 1802, elle reçut sa seule proposition de mariage. Elle et sa sœur étaient en visite chez

    Alethea et Catherine Bigg, des amies de longue date qui vivaient près de Basingstoke. Leur plus jeune frère, Harris Bigg-Wither, ayant terminé ses études à l'université d'Oxford, se trouvait à la maison. Il demanda la main de Jane, qui accepta car elle le connaissait depuis l'enfance, et le mariage offrait de nombreux avantages tant pour elle-même que pour sa famille : comme il était l'héritier de vastes propriétés familiales situées dans la région, elle pouvait ainsi assurer à ses parents une vieillesse confortable, donner à Cassandra une maison qui soit à elle, et peut-être, aider ses frères à faire carrière. Mais c‟était un grand gaillard manquant de séduction, d'aspect quelconque,

    parlant peu, bredouillant dès qu'il ouvrait la bouche et se faisant même agressif dans la conversation, pratiquement dénué de tact. Le lendemain matin, s‟étant rendue compte qu'elle avait fait une erreur,

    elle retira son consentement.

    De retour à Bath, elle travailla un peu à „‟Susan‟‟, commença puis délaissa un nouveau roman, qu‟on

    allait appeler :

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    ‟The Watsons‟‟

    (vers 1803)

    Roman

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L‟héroïne, Emma Watson, revient à la maison après quatorze années passées avec une tante bien-

    aimée, qui s‟était remariée. Habituée à une vie faite d‟aisance, de chaleur et d‟intelligence, elle

    retrouve un père qui est un pasteur invalide et sans grandes ressources financières, des soeurs mesquines et jalouses, sinon vulgaires, des frères obtus.

    Commentaire

C‟est la poignante exploration de l‟endurance d‟une jeune femme face à des conditions de vie réduites,

    une étude sur les dures réalités économiques de la vie des femmes financièrement dépendantes. Jane Austen laissa le roman inachevé, certainement parce que sa propre situation ressemblait trop à celle de ses personnages pour qu'elle n'en ressentît pas un certain malaise.

    On lui donna le titre „’The Watsons’’ quand il fut publié en 1871 par James Edward Austen Leigh,

    neveu et premier biographe de la romancière, dans la seconde édition de ’A memoir of Jane Austen’’

    („’Souvenirs de Jane Austen’’).

    En 1997, la romancière Joan Aiken continua et termina l‟histoire, en y introduisant un nouveau

    personnage.

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    Le 21 janvier 1805, George Austen mourut, emporté rapidement par une maladie. Pendant quelques mois, Jane Austen cessa d‟écrire.

    Il laissait dans le besoin son épouse et ses deux filles, qui, éternelles mineures aux yeux de la loi, furent victimes de celle interdisant aux filles d'hériter de biens immobiliers. Leurs frères s'engagèrent à les soutenir par des versements annuels. Dans les quatre années qui suivirent, les trois femmes furent, la plupart du temps, en location à Bath, puis, à partir de 1807, à Southampton, où elles partagèrent une maison avec Frank Austen et sa jeune épouse. L'atmosphère où Jane évoluait s'appauvrit, les relations d'une veuve et de ses filles célibataires se limitant à des gens de situation analogue.

    En 1808, Elizabeth, la femme d'Edward, étant morte en couches en donnant naissance à leur onzième enfant, elle se chargea de l'éducation de ses neveux et nièces. Elle était intarissable en trouvailles pour amuser les enfants.

    Le 5 avril 1809, elle écrivit à l‟éditeur Richard Crosby pour lui exprimer sa colère, et lui proposer, si

    nécessaire, une nouvelle version de „‟Susan‟‟ pour une parution immédiate. Il répondit qu'il ne s'était

    engagé à aucune échéance, ni même à une publication, mais qu‟elle pouvait lui racheter les droits

    pour les dix livres qu'il avait payées, et se trouver un autre éditeur. N‟ayant pas les moyens d'effectuer

    cette transaction, elle ne put récupérer son manuscrit.

    Edward Austen offrit à sa mère et à ses sœurs une vie plus stable en mettant à leur disposition, dans

    le village de Chawton, près de Alton (Hampshire), un grand cottage qui faisait partie de son domaine. Elles y emménagèrent le 7 juillet 1809. Anna, nièce de Jane, raconta leur quotidien : ?C'était une vie très calme, de notre point de vue, mais elles lisaient beaucoup, et en dehors des tâches domestiques, nos tantes s'occupaient à aider les pauvres et à apprendre à lire ou à écrire à tel garçon ou telle fille?. Elles ne fréquentèrent pas la ?gentry? avoisinante, ne recevant que lors de visites familiales. Jane Austen, qui, semble-t-il, fut dispensée de certaines tâches de façon à pouvoir se consacrer davantage à ses manuscrits, écrivait presque tous les jours. Ainsi, dans ce nouvel environnement, elle retrouva l'entière plénitude de ses capacités créatrices, et, pendant son séjour à Chawton, ayant pris la décision d'écrire pour gagner de l'argent, de devenir une écrivaine professionnelle, elle entreprit désormais des œuvres plus longues et plus complexes, allait réussir à publier quatre romans.

    D‟abord, elle reprit le roman épistolaire ’Elinor and Marianne’’ pour le refondre. Par l'entremise de son

    frère, Henry, l'éditeur Thomas Egerton accepta de le publier, sous le pseudonyme ?A lady?, sa

    condition de femme de la bonne société lui interdisant de revendiquer le statut d'écrivain à part entière, et sous le titre :

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    “Sense and sensibility”

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    (octobre 1811)

    Raison et sensibilité ou Les deux manières d’aimer”

    (1815)

    Roman de 442 pages

    Après la dégringolade sociale de leur famille, chassée de la noblesse terrienne pour se retrouver dans la bourgeoisie, deux sœurs, les demoiselles Dashwood, Elinor et Marianne, vivent ensemble

    dans un cottage où la pauvreté est vertu. Autour d‟elles, se rencontrent les cupides et les stupides, les méchants séducteurs et les vaillants sauveurs. Tout tient à un cheveu : hériter ou être déshérité, céder à la passion ou faire un mariage de raison. On suit leurs espoirs et leurs désillusions. Elinor garde ses sentiments pour elle et s'attache à ne pas les laisser transparaître, sait dominer sa passion, conduit sa vie avec bon sens et fermeté en répondant aux exigences de la raison. Aux antipodes, Marianne, nature passionnée écoutant son coeur, laissant libre cours à ses sentiments et aimant cultiver leur épanchement, est tout feu tout flamme et, bien entendu, se brûle, son prétendu amoureux se révélant plein de duplicité. ?Je gouvernerai mes sentiments et j'amenderai mon

    caractère? : telle est la résolution qu‟elle prend alors. Les deux soeurs souffrent beaucoup, mais, à la

    fin, tout finit par des mariages, Marianne, déçue par les premiers élans de son coeur, trouvant le véritable amour, tandis que réussit aussi Elinor, qui est non moins amoureuse.

    Commentaire

Par rapport à „’Elinor and Marianne’’, le changement de forme et de titre (Jane Austen ayant trouvé

    plaisante l'allitération créée par les consonnes initiales communes de ?sense? et de ?sensibility?) est

    révélateur : ce ne sont plus deux personnes différentes qui nous parlent, mais un seul narrateur, l‟autrice, qui nous parle pour toutes les voix qu‟elle créa en restant fidèle à une syntaxe commune pour faire passer ses idées.

    L‟amoureux plein de duplicité de Marianne fut sans doute inspiré par Sir Willoughby, l‟élégant malotru

    dont les poursuites menacent la réputation d‟Evelina, héroïne du roman éponyme de Frances Burney.

    On trouve aussi dans le roman des échos d‟une autre oeuvre de Frances Burney, „‟Camilia‟‟.

    Jane Austen y reprit le thème traité dans „’Catherine Morland ou L’abbaye de Northanger’’ : celui de la

    maturation, à travers l‟expérience, d‟une jeune fille animée de la nouvelle et frémissante sensibilité

    romantique, de I'illusion lyrique. Comme dans ses autres romans, l‟intrigue tourne autour du mariage,

    les protagonistes finissant par épouser les partenaires qu‟ils méritent. La prose de l‟écrivaine épouse exactement le mouvement entre les déformations et l‟aveuglement créés par la passion, et le bon

    sens raisonnable qui semble toujours leur succéder, et qui est la source de I'amour authentique. Sensible au charme de la campagne anglaise, dans le chapitre 9, elle décrit abondamment les beautés du Devon, autour de Barton Cottage, qui incitent à la promenade.

    La critique fut élogieuse, et le roman fut prisé dans les cercles influents. Dès le milieu de 1813, le tirage était épuisé.

    Il demeura une oeuvre phare du XIXe siècle, qui influença parmi les plus grands (Henry James et Virginia Woolf, notamment).

    Une traduction en français fut réalisée du vivant de l'autrice par la baronne Isabelle de Montolieu. En 2009, elle a été revue par Hélène Seyrès, qui a préféré le titre ’Le coeur et la raison’’.

    En 1971, le roman fut adapté dans une mini-série de David Giles pour la B.B.C., avec Joanna David dans le rôle d'Elinor et Ciaran Madden dans celui de Marianne.

    En 1981 fut produite, par Rodney Bennett, une autre mini-série pour la B.B.C., avec Irene Richard et Tracey Childs.

    En 1995, le roman a été porté à l'écran par Ang Lee, sur un scénario d‟Emma Thompson, avec elle et

    Kate Winslet qui furent mises en nomination aux oscars pour leurs rôles, tandis que le scénario obtint une statuette étant considéré comme le meilleur scénario adapté.

    En 2000, l‟Indien Kandukondain Kandukondain produisit un film, avec Tabu et Aishwarya Rai.

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    En 2008, une nouvelle mini-série pour la B.B.C, fut tournée par John Alexander, avec Hattie Morahan et Charity Wakefield.

    En 2009, „’Sense and sensibility and sea monsters’’, de Ben H. Winters, fut une parodie.

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Le revenu que tira Jane Austen de „’Raison et sensibilité’’ lui permit une certaine indépendance, tant

    financière que psychologique.

    Elle retravailla ’First impression’’, dont elle vendit les droits pour cent dix livres sterling à l‟éditeur

    Egerton, le publiant sous un autre titre, avec la mention ?par l'auteur de ’Sense and Sensibility’’? :

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    “Pride and prejudice”

    (janvier 1813)

    Orgueil et préjugé”

    Roman en trois tomes

    Tome I

    À Longbourn, petit bourg du Hertfordshire, sous le règne du roi George III, Mrs Bennet est déterminée à marier ses cinq filles afin d'assurer leur avenir, compromis par certaines dispositions testamentaires. Lorsqu'un jeune homme riche et beau, Mr Bingley, loue Netherfield, un domaine proche, un grand remue-ménage s'ensuit dans toutes les familles des environs qui voient en lui un parti splendide pour leurs filles. Mrs Bennet espère vivement qu'une de ses filles saura lui plaire assez pour qu'il l'épouse. Malheureusement, il est accompagné de ses deux sœurs, Caroline et Louisa, plutôt imbues d'elles-

    mêmes, et d'un ami très proche, Mr Fitz-William Darcy, jeune châtelain immensément riche, mais hautain, arrogant, très dédaigneux et méprisant envers la société locale. Or la famille Bennet est de condition modeste ; de plus, le père est négligent, et la mère, qui est analphabète, a des manières vulgaires et manque de tact.

    Elizabeth, garçonne espiègle, au jugement hâtif et tranchant, observe avec amusement ce petit monde. Si elle apprécie le charmant Mr Bingley, elle est irritée par le fier Mr Darcy, qui, à leur première rencontre, au cours du bal organisé dans le bourg voisin de Meryton, a refusé assez impoliment de danser avec elle (même si elle en plaisante en disant : ?Je pourrais facilement lui

    pardonner son orgueil s'il n'avait mortifié le mien?). Elle lui voue une antipathie immédiate, le méprise

    parce qu'elle croit qu'il la méprise (d'où la méprise) ; elle est victime d‟un ?préjugé? que le séduisant

    George Wickham, jeune officier récemment arrivé, sympathique mais d'une moralité douteuse, qui connaît Darcy depuis l'enfance, entretient soigneusement par ses confidences.

    Ayant donc des motifs personnels pour détester Darcy, elle se montre à la limite de l'insolence lorsque celui-ci, qui apprécie de plus en plus sa vivacité et son intelligence, cherche à mieux la connaître. Elle observe avec plaisir l'évolution des sentiments de Jane, sa sœur préférée, pour Bingley, et prête une

    oreille attentive au beau Wickham qui ne la laisse pas indifférente. Il lui faut aussi garder son sang-froid devant le ridicule Mr Collins, ce cousin qui héritera de leur propriété de Longbourn à la mort de Mr Bennet. Récemment nommé curé de Hunsford, dans le Kent, il cherche à prendre femme, comme le lui a conseillé Lady Catherine de Bourgh, sa protectrice, et a jeté son dévolu sur Elizabeth, à la grande satisfaction de Mrs Bennet, qui voit déjà ses deux aînées mariées.

    Au cours du bal organisé à Netherfield où il invite Elizabeth à danser, Darcy se rend compte que le mariage de Bingley avec Jane Bennet est considéré comme pratiquement acquis par la société locale, et, avec l'aide de Miss Bingley, qui, comme lui, le considère comme une mésalliance, convainc Charles Bingley de passer l'hiver à Londres. Mrs Bennet voit donc s'écrouler tous ses projets matrimoniaux : Bingley est parti, et Mr Collins, refusé par Elizabeth, a demandé la main de sa meilleure amie, Charlotte Lucas, qui, intelligente et sensible mais peu riche, prend son parti de l‟accepter.

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    Tome II

Caroline Bingley, dans une lettre à sa ?chère Jane? anéantit tout espoir : elle lui confirme qu'ils ne

    retourneront pas à Netherfield, et avoue perfidement son souhait de voir son frère épouser Miss Darcy. Wickham dénigre ouvertement Darcy maintenant que ce dernier est parti. Mr Collins épouse Charlotte, et l'emmène dans le Kent. Les Gardiner viennent passer Noël chez les Bennet, et repartent avec leur nièce, Jane, à Londres où ils habitent. La rancœur d'Elizabeth augmente au cours de l'hiver : Jane, à

    Londres, n'a aucune nouvelle de Bingley, et elle est persuadée que Darcy en est responsable. Elle le rencontre sans plaisir à Pâques, à Rosings Park, chez Lady Catherine de Bourgh (qui se trouve être sa tante), Charlotte l'ayant invitée à passer quelques semaines au presbytère. Aussi, lorsque Darcy (qui, à sa grande surprise, est tombé amoureux d'elle) la demande en mariage (avec hauteur et condescendance, car il a le sentiment de déchoir en contractant un mariage avec elle du fait de la condition inférieure de sa famille, et il ne s'en cache pas), elle, femme intelligente en quête d'émancipation, est indignée, et le refuse tout net, en lui reprochant son orgueil et sa vanité, affirmant qu'elle n'épousera jamais l'homme qui a empêché le bonheur de Jane, et a honteusement traité Wickham.

    Darcy choisit alors de justifier ses actions, et explique dans une longue lettre les motifs de son ingérence dans l'idylle de Jane et Bingley : il reconnaît qu'il n'a pas hésité à écarter son ami de Jane Bennet, et qu'il lui a caché qu'elle était à Londres. Il a pris sa réserve pour de l'indifférence, mais l'obstacle essentiel est, à ses yeux, le comportement et les relations de sa famille. Il détaille ensuite longuement les motifs de son attitude à l'égard de Wickham : ce compagnon de son enfance, joueur, fourbe et dépravé, coureur de dot, a failli l'été précédent réussir à persuader sa sœur, Georgiana,

    alors âgée de quinze ans, de s'enfuir avec lui.

    Elizabeth apprend à son père ce que Mr. Darcy a fait pour Lydia. Elle découvre ainsi, avec consternation, que Jane, pourtant irréprochable elle-même, a fait les frais de la vulgarité de sa mère et de ses jeunes sœurs, et qu'elle-même s'est laissée aveugler par sa vanité blessée. À la lumière de ces révélations, elle est forcée de revoir son opinion et ses sentiments pour Darcy. Mais ces confidences, qu'elle ne peut pas entièrement partager avec Jane, pèsent sur son moral. Et elle ne peut pas davantage expliquer à son père pourquoi il lui paraît si peu judicieux que Lydia accompagne le régiment dans ses quartiers d'été à Brighton. Mais elle se réjouit de faire un voyage au cours de l'été avec son oncle et sa tante Gardiner dans le Derbyshire, dans le nord de I'Angleterre, et se laisse convaincre par sa tante de visiter Pemberley, ledomaine des Darcy.

    Tome III

    La visite du beau domaine de Pemberley l'enchante et lui présente Darcy sous un jour très différent, car il y est connu et aimé comme un maître généreux et bienveillant. Au cours d'une rencontre imprévue, il se montre aimable avec les Gardiner, lui présente sa sœur, fait tout pour montrer à la

    jeune femme, qui joue avec fierté la comédie de la froideur, qu'il a compris I'absurdité de ses préjugés passés et de son stupide orgueil. Mais Elizabeth reçoit des nouvelles alarmantes de Longbourn : Lydia s'est enfuie avec Wickham. Il faut rentrer sans délai. Elle est persuadée que cette dernière épreuve va la séparer définitivement de Darcy. Or elle apprend qu'il est intervenu pour sauver Lydia, obliger Wickham à l'épouser et assurer leur avenir. Puis elle découvre qu'il ?a permis? à Bingley de renouer avec Jane. Elle accepte alors ses sentiments pour lui, et finit par accueillir avec joie le renouvellement de sa demande en mariage, qui a lieu malgré l'opposition de l'orgueilleuse tante du jeune homme, Lady Catherine de Bourgh, malgré que des rencontres soient compromises par toutes sortes d‟interférences familiales et sociales, de la part de soeurs indignes, de mères hystériques, de traîtres, d‟envieux et d‟autres prophètes de malheur, qui les tiennent éloignés l‟un de l‟autre.

    Le dernier chapitre traite de l'avenir des protagonistes : Lydia et Wickham vivent au jour le jour, toujours endettés, et quémandant sans cesse de l'argent à Jane et Elizabeth qui ouvrent leur bourse personnelle ; à Pemberley, les Darcy vivent heureux avec Georgiana ; Darcy pardonne à Lady Catherine le mal qu'elle a dit d'Elizabeth ; les Bingley, pour échapper à Mrs Bennet et aux commérages oppressants de Meryton, achètent un domaine près du Derbyshire, à la grande joie

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