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austen-jane

By Lisa Anderson,2014-06-24 16:20
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austen-jane

    André Durand présente

    Jane AUSTEN

    (Angleterre)

    (1775-1817)

    Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

    qui sont résumées et commentées

    (surtout ‘‟Orgueil et préjugés‟‟).

    Bonne lecture !

    Née le 16 décembre 1775 à Steventon, près de Basingstoke (Hampshire), dans le presbytère de son père, George, pasteur anglican de ce village de trente familles, elle était la dernière de ses huit enfants (six garçons et deux filles).

    En 1783, selon la tradition familiale, Jane, sa sœur aînée, Cassandra, et leur cousine, Jane Cooper,

    furent envoyées à Oxford pour y être éduquées par Mrs Ann Cawley qu'elles suivirent à Southampton un peu plus tard cette même année. Les deux sœurs y contractèrent le typhus qui manqua d'emporter

    Jane. Elles furent ensuite élevées chez leurs parents jusqu'à leur départ en pension, au début de l'année 1785, à „‟Abbey house school‟‟, à Reading. L'enseignement dans cet établissement

    comprenait vraisemblablement le français, l'orthographe, les travaux de couture et de broderie, la

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    danse, la musique, et peut-être le théâtre. Mais, dès décembre 1786, tandis que leur frère, Francis, entrait dans la „‟Royal naval academy‟‟, à Portsmouth (il allait y être suivi, en 1791, par Charles, le plus jeune frère ; tous deux allaient servir dans la „‟Royal navy‟‟ pendant les guerres contre la France,

    devenir tous deux amiraux, et amasser une fortune grâce à leurs prises), Jane et Cassandra furent de retour chez elles, car leurs parents ne pouvaient plus financer leur pension. L'éducation de Jane fut alors complétée à domicile par la lecture, orientée par son père et ses frères, James et Henry. Il semble que George Austen ait donné à ses filles un libre accès à l'ensemble de sa bibliothèque, à la fois importante (près de cinq cents ouvrages) et variée (essentiellement littérature et histoire). Elle y découvrit les poèmes de Pope et de Shakespeare, les essais d'Addison et de Johnson, les romans d‟écrivaines telles que Charlotte Lennox, Ann Radcliffe, Fanny Burney, Frances Sheridan, Frances Brooke, Jane West, Charlotte Smith et Elizabeth Inchbald, mais aussi ceux de Samuel Richarson, Henry Fielding, Lawrence Sterne, Walter Scott, Fenimore Cooper et George Crabbe. Il toléra certaines tentatives littéraires parfois osées de Jane, qui révéla très tôt ses dons d‟observation et d‟expression, et, selon toute vraisemblance, commença dès 1787 à écrire des poèmes, des histoires

    et des pièces pour son propre amusement et celui de sa famille. Il fournit à ses filles le papier et le matériel coûteux dont elles avaient besoin pour les dessins et aquarelles de Cassendra, les écrits de Jane. La vie au presbytère baignait dans une atmosphère intellectuelle ouverte, amusée et facile, où les idées sociales et politiques autres que celles des membres de la famille étaient prises en compte et discutées.

    D‟autre part, la famille et des amis proches montaient des pièces de théâtre, pour la plupart des

    comédies qui contribuèrent au développement du sens comique et satirique de la future écrivaine, aiguisé déjà lors des réunions familiales, ses frères, comme elle, ne manquant pas d'esprit, et se livrant à de joyeux échanges verbaux. Entre familles amies, on se réunissait pour de simples soirées, où une demoiselle faisait montre de ses talents de pianiste, et on organisait aussi des dîners, des bals, des jeux de cartes, ou des parties de chasse à courre.

    En 1792, Cassandra se fiança à Tom Fowles, qui allait, en 1797, mourir d'une mauvaise fièvre au large de Saint-Domingue.

    Jane fut attachée à sa cousine germaine, Eliza Hancock, qui était devenue comtesse par son mariage avec un aristocrate français, Jean-François de Feuillide, qui avait été guillotiné en février 1794. Cette femme sophistiquée, mondaine et charmante, de quatorze ans son aînée, rendit visite aux Austen, et flirta dangereusement avec Henry qu‟elle épousa en 1797.

    Poussée par le désir de distraire le cercle de famille, Jane Austen, tranquillement, simplement, se mit ?écrire en cachette derrière une porte grinçante?, comme allait le révéler son neveu, des textes de genres variés :

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    The History of England‟‟

    (écrite vers 1790)

    ’L'Histoire de l'Angleterre’’

    Essai de 34 pages

C‟est une parodie, écrite par ?un historien partial, plein de préjugés et ignorant?, d'écrits historiques

    en vogue, et tout particulièrement, de „’L’Histoire d'Angleterre’’ d'Oliver Goldsmith, publiée en 1771,

    qui allait des premiers âges jusqu'à la mort de Georges II.

    Commentaire

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Le texte fut illustré de treize aquarelles miniatures de Cassandra Austen.

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    ‟Love and freindship‟‟

    (écrit vers 1790)

    “Amour et amitié

    Recueil de nouvelles

    Dans les lettres que Laura envoie à Marianne, la fille de son amie, Isabel, se déroule une histoire qui met en scène d'extraordinaires coïncidences et retours de fortune.

    Commentaire

Isabel était la comtesse de Feullide à laquelle l‟oeuvre fut dédiée.

    Elle ressemble à un conte de fées, mais tout s‟y passe mal. C‟est clairement une parodie des romans

    épistolaires sentimentaux à la mode, que Jane Austen lisait étant enfant, comme l‟indique le sous-

    titre : ’Deceived in freindship and betrayed in love’’ (?Trompée en amitié et trahie en amour?), qui

    vient en quelque sorte contredire le titre. Y apparaissaient déjà l'humour aigu et le dédain de l'émotion romanesque dont elle allait faire preuve dans les romans de sa maturité.

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    ‟Lesley Castle‟‟

    (écrit vers 1792)

    Roman épistolaire

    À travers une série de lettres, Miss Margaret Lesley et Miss Charlotte Lutterell divulguent leurs intimes secrets, chacune révélant ses vraies priorités : si un fiancé est mortellement blessé la nuit précédant son mariage, on doit d‟abord se soucier de la riche nourriture qui va être gâchée. Elles échangent des

    avis sur l‟adultère, les fugues amoureuses, le divorce et le remariage.

    Commentaire

Plein d‟intrigues et de personnages secondaires, le roman contient certains passages amusants, Jane

    Austen infligeant de plus en plus à ses héroïnes son ironie impitoyable. Il ne fut pas terminé. _________________________________________________________________________________

     „‟Lady Susan‟‟

    (écrit entre 1793 et 1795, publié en 1871)

    Roman épistolaire

    Lady Susan Vernon est une veuve égoïste, complètement immorale et pervertie. Très jolie femme d'environ trente-cinq ans qui en paraît dix de moins, elle est une séductrice libre de tout engagement, une prédatrice sexuelle qui use de son intelligence et de son charme pour manipuler, trahir et tromper ses victimes, amants, amis ou proches ; elle déclare ?aimer avoir le plaisir de triompher sur un esprit

    préparé à me détester, et prévenu contre toutes mes actions passées?. Elle entretient plusieurs flirts

    appuyés, envisageant nonchalamment un mari. Mère tyrannique, elle cherche un riche époux pour sa

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    fille de seize ans, la très timide Frederica, avec laquelle elle a de mauvais rapports ; elle voudrait la voir épouser Sir James Martin, un homme riche et stupide.

    Commentaire

    Le roman est composé de quarante et une lettres, correspondance essentiellement de Lady Susan avec son amie, Mrs Alicia Johnson, et de Mrs Vernon (la femme de son beau-frère, née Catherine de Courcy) avec sa mère, Lady de Courcy, qui déte