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Fin d'une religion 1969

By Deborah Wallace,2014-08-29 13:33
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Fin d'une religion 1969

    Colette MOREUX (1928-2003)

    Professeure assistant à la faculté des sciences sociales

    de l'université de Montréal

    1969

    Fin d’une religion ?

    Monographie d'une paroisse canadienne-française

    Préface de Guy Rocher

    Un document produit en version numérique par Mme Marcelle Bergeron, bénévole Professeure à la retraite de l’École Dominique-Racine de Chicoutimi, Québec

    et collaboratrice bénévole

    Courriel : mailto:mabergeron@videotron.ca

    Dans le cadre de la collection : "Les classiques des sciences sociales"

    dirigée et fondée par Jean-Marie Tremblay,

    professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi

    Site web: http://www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/index.html

    Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque

    Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi

    Site web: http://bibliotheque.uqac.uquebec.ca/index.htm

     Colette Moreux, Fin d’une religion ? (1969) 2

    Un document produit en version numérique par Mme Marcelle Bergeron, bénévole, professeure à la retraite de l’École Dominique-Racine de Chicoutimi, Québec

    courriel : mailto:mabergeron@videotron.ca

    Colette Moreux, Professeure assistant à la faculté des sciences sociales de l'université de Montréal

Une édition électronique réalisée à partir du texte de Colette Moreux, Fin d’une religion ?

    Monographie d'une paroisse canadienne-française. Préface de Guy Rocher. Montréal :

    Les presses de l'université de Montréal, 1969, 485 pp.

    Le conjoint de Mme Moreux, M. Bernard Moreux, nous avait aussi accordé sa pleine autorisation de diffuser les œuvres de son épouse avant d’apprendre que M. Lapointe était l’ayant-droit des œuvres de celle-ci.

    [Autorisation accordée par M. Pierre-Louis Lapointe, historien, Les Archives du Québec, ayant-droit des œuvres de Mme Colette Moreux, le 30 janvier 2004)

     Courriel : lapopi@clic.net

     Courriel : bernard.moreux@wanadoo.fr

Polices de caractères utilisés :

    Pour le texte : Times, 12 points.

    Pour les citations : Times 10 points.

    Pour les notes de bas de page : Times, 10 points.

    Édition électronique réalisée avec le traitement de textes Microsoft Word 2001 pour Macintosh.

Mise en page sur papier format

    LETTRE (US letter), 8.5’’ x 11’’)

    Édition complétée le 15 mars 2005 à Chicoutimi, Ville de Saguenay, Québec.

     Colette Moreux, Fin d’une religion ? (1969) 3

    Colette Moreux

    Professeure assistant à la faculté des sciences sociales

    de l'université de Montréal

    Fin d’une religion ?

    Monographie d’une paroisse canadienne-française

    Les presses de l'université de Montréal, 1969, 485 pp.

     Colette Moreux, Fin d’une religion ? (1969) 4

    Table des matières

PREFACE

AVANT-PROPOS : objet et méthode de la recherche.

BIBLIOGRAPHIE

INTRODUCTION : l'Église et la religion catholique dans l'histoire du Canada français.

    I. Le Régime français.

    II. Le Régime anglais de 1760 à 1840.

    III. La province de Québec de 1840 à nos jours.

    L'Église et la bourgeoisie libérale. L'Église et l'Angleterre. L'Église et

    l'urbanisation de la province de Québec. L'idéologie cléricale. L'évolution

    actuelle.

PREMIERE PARTIE : * Saint-Pierre, son histoire, ses caractéristiques

    démographiques, économiques et sociales.

    Chapitre I. Histoire de la paroisse de * Saint-Pierre.

    Chapitre II. Les institutions paroissiales et villageoises.

     Les institutions municipales. Les commissions scolaires. Les

    institutions paroissiales.

    Chapitre III. Données démographiques et économiques.

    Chapitre IV. La société de *Saint-Pierre et sa culture.

DEUXIEME PARTIE : La pratique religieuse à * Saint-Pierre.

    Examen et essai de typologie.

    Chapitre I. L'appartenance au catholicisme : les diverses formes qu'elle

    revêt et son importance à * Saint-Pierre.

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     Rites religieux paroissiaux. Formes non religieuses des fonctions de la

    paroisse. Les activités religieuses extra-paroissiales. La religiosité du

    Village vue par lui-même.

Chapitre II. Les rites de passage.

     Baptême. Première communion et confirmation. Mariage.

    Extrême-onction et service funèbre.

Chapitre III. Les rites collectifs.

     Messe. Précepte pascal. Repos du dimanche. Abstinence du

    vendredi. Établissement d'une première catégorie d'appartenance au

    catholicisme : les détachées. Messe en semaine. Communion extra-

    pascale. Premier vendredi du mois. Confession. Processions.

    Pèlerinages. Retraites paroissiales.

Chapitre IV. Formes non religieuses d'appartenance au catholicisme.

     Participation financière. Associations volontaires.

Chapitre V. Activités religieuses extraparoissiales : rites intimistes et formes

    personnelles d'appartenance au catholicisme.

     Dévotions familiales. Prières familiales. Prières individuelles.

    Objets pieux. Retraites fermées. Lectures d'ouvrages religieux.

    Entretiens portant sur des sujets religieux. Ascèse religieuse.

Chapitre VI. Typologie de l'appartenance au catholicisme.

    TROISIEME PARTIE : Attitudes religieuses et éthiques.

Chapitre I. Attitudes à l'égard des rites catholiques.

     Messe. Rites intimistes.

    Chapitre II. Les croyances religieuses.

     La religion comme principe sécurisant. L'athéisme et les autres

    religions.

Chapitre III. Aspects sociaux du catholicisme.

     Aspect communiel. Subordination à un chef commun. Le

    catholicisme comme forme optimale d'insertion sociale.

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    Chapitre IV. Religion et morale.

     Les fondements de l'éthique. La charité. La culpabilité et ses

    sanctions.

    Chapitre V. La morale familiale et sexuelle de la femme.

     Virginité prénuptiale. Fécondité. Fidélité conjugale.

    Chapitre VI. Caractères généraux de l'éthique féminine.

CONCLUSION GENERALE.

    ANNEXE : Questionnaires utilisés lors de l'enquête.

    NOTES ET REFERENCES.

    INDEX ANALYTIQUE.

    LISTE DES TABLEAUX ET DES FIGURES.

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Liste des tableaux et des figures

TABLEAUX

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    I. Natalité et mortalité.

    II. Évolution des caractéristiques du baptême au cours des quatre périodes-tests.

    III. Enfants dont le baptême présente des exceptions à la règle générale (1962-1965).

    IV. Baptêmes présentant des exceptions à la règle générale et profession des pères des baptisés (1962-1965 registres paroissiaux).

V. Assistance à la messe.

    VI. Données des statistiques fédérales servant de base aux calculs d'assistance à la messe dominicale.

    VII. Déviances à l'égard des formes essentielles d'appartenance au catholicisme.

VIII. Messes en semaine et premier vendredi du mois.

IX. Communions et confessions.

X. Processions paroissiales.

XI. Pèlerinages.

XII. Retraites paroissiales.

XIII. Associations volontaires.

XIV. Prières familiales, lampions et effigies pieuses

XV. Fréquence des prières

XVI. Moment des prières

XVII. Dévotion à un saint

XVIII. Types de prières

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    XIX. Conversations religieuses, retraites fermées, lectures à caractère religieux.

    XX. Détermination des catégories dévotes et pieuses (modernistes et traditionalistes). XXI. Échelle de l'attitude traditionaliste établie d'après l'observance des formes intimistes et parareligieuses (dévotes et pieuses).

    XXII. Échelle de l'attitude moderniste établie d'après l'observance des formes intimistes et parareligieuses (pieuses traditionalistes et associatives).

XXIII. Détermination des modales modernistes.

XXIV. Détermination des modales traditionalistes.

XXV. Récapitulation de la classification.

FIGURES.

    1. Taux comparés d'augmentation de la population de Montréal et de * Saint-Pierre.

    2. Évolution de la population de la paroisse et des trois municipalités (chiffres absolus).

    3. Répartition de la population du Village selon l'origine ethnique (de 1921 à 1961).

    4. Répartition de la population du Village selon la religion (de 1921 à 1961).

    5. Taux de décès par tranche d'âge pour l'ensemble de la population de la paroisse.

6. Pyramide des âges de la population du Village en 1961.

7. Évolution de l'âge de la population du Village de 1931 à 1961.

8. Répartition professionnelle de la population du Village.

    9. Taux de répartition professionnelle des deux types de population selon l'échantillon.

    10. Taux de répartition professionnelle de la population du Village et de l'échantillon.

11. Lieu d'origine des conjoints des jeunes filles du Village.

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    Colette Moreux, Fin d’une religion (1969)

    PREFACE

    PAR GUY ROCHER,

    Professeur titulaire au Département de sociologie

    de l'Université de Montréal

    Berkeley, le 11 février 1969

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    Les recherches monographiques ont en sociologie une vocation singulière et paradoxale. Elles se présentent sous des apparences modestes, discrètes, presque timides : description d'une petite communauté humaine, dont l'auteur ne saurait dire avec assurance dans quelle mesure elle est typique de la société globale ; modèle théorique très simple, la plupart du temps imperceptible ; appareil technique et statistique inexistant ou réduit à sa plus simple expression ; et pour terminer, quelques conclusions rapidement esquissées de la part de l'auteur qui, jusqu'à la fin, paraît prendre plaisir à s'effacer devant ses informateurs. Telle est l'allure générale de toutes les monographies sociologiques, à quelques exceptions près. Celle qu'on va lire ne compte pas parmi les exceptions, sauf peut-être par une rigueur de méthode peu commune à ce genre d'entreprise.

    Par ailleurs la plupart des monographies ont exercé sur la sociologie une influence profonde et durable, sans commune mesure avec leur apparente humilité. Bien après que des études plus raffinées du point de vue théorique ou technique sont oubliées, on continue à citer les monographies ; on les fait lire aux étudiants ;

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    elles apparaissent toujours dans les bibliographies des thèses ; on en utilise couramment certains concepts clés, sans trop savoir qu'on les leur doit ; il arrive même qu'un autre chercheur entreprenne quelques années plus tard une nouvelle étude de la même petite communauté. Puisqu'il sera beaucoup question de religion dans ce livre-ci, peut-être oserions-nous dire que les monographies sont les ? petites Thérèse de Lisieux ? de la sociologie : modestes et influentes ! C'est par leur fidélité aux petites choses qu'elles en accomplissent de grandes. Et leurs auteurs savent bien, comme Thérèse de Lisieux, que leur humilité ne doit pas les empêcher de croire à la grandeur de leur vocation.

    Il arrive qu'on associe parfois la tradition monographique à la sociologie américaine. Il est vrai que celle-ci a fourni une imposante collection de monographies sur toutes sortes de sujets : monographies de petites villes (Yankee City de Warner, Middletown des Lynd, Deep South de Davis et Gardner), de milieux de travail (l'étude de Hawthorne et celles de Homans), de paroisses religieuses (Fichter), des immigrants (Thomas et Znaniecki), des ghettos (L. Wirth), du chômeur (Bakke), des ? gangs ? (Thrasher, Whyte), des adolescents (Hollingshead, Coleman), etc. Mais il serait bien faux d'attribuer cette tradition à ce qu'on appelle parfois (avec un mépris que l'ignorance seule autorise) l'? empirisme ? de la sociologie américaine. C'est faire bon marché du fait qu'on doive à l'Angleterre et à la France les premières grandes monographies, près d'un demi-siècle avant que naisse la sociologie états-unienne : les enquêtes menées par Booth, Rowntree, les Webb sur les milieux populaires anglais ; celles de Le Play et de son école sur les ouvriers français et sur la vie des familles. Ni en France ni en Angleterre cette tradition ne s'est perdue. Ainsi pour la France, la tradition monographique s'est conservée à travers l'œuvre de Halbwachs. Elle refleurit plus que jamais depuis deux décennies, grâce aux travaux de Paul-Henry Chombart de Lauwe et de ses collaborateurs (Paris, les conditions de vie des familles ouvrières, l'habitation), d'Alain Touraine (les usines Renault), de Michel Quoist (la paroisse et la ville), de Michel Crozier (les organisations bureaucratiques), d'Edgar Morin (la vie politique dune commune rurale).

    Au Québec aussi, l'histoire de la sociologie est jalonnée par la contribution modestement influente de certaines monographies. L'œuvre de Léon Gérin, premier sociologue canadien et canadien-français, entreprise au moment où on ignorait encore à peu près tout de la sociologie aux États-Unis, est presque entièrement constituée de travaux monographiques, suivant les méthodes et l'esprit des disciples de Le Play. Horace Miner utilisa les méthodes anthropologiques qu'il avait pratiquées en Afrique pour décrire et analyser Saint-Denis-de-Kamouraska. S'inspirant des travaux de Warner et de ce qu'on appelle ? l'école de Chicago ?, Everett C. Hughes mit en lumière la vie sociale de Cantonville. D'une manière un peu plus technique, Norbert Lacoste étala les bases morphologiques de la zone métropolitaine montréalaise.

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