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DE L'AUTRE COTE

By Charlotte Gonzales,2014-08-29 11:16
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DE L'AUTRE COTE

    Auteur : Atalante - juin 2010

    E-mails : atalante69Aorange.fr

    Disclaimer : Les personnages que vous connaissez ne

    m’appartiennent pas !

    Résumé de la première partie ? Alias Methos ? :

    Après avoir retrouvé un vieux parchemin indien, Methos se met à la recherche d’une ancienne grotte qu’il finit par retrouver. Mais lorsqu’il en ressort, il se retrouve dans un monde qui n’est plus tout à fait le sien. Certaines choses sont identiques, comme les pays, les gouvernements en place, les grands évènements qui ont aussi eu lieu et d’autres, plus infimes, sont différentes comme Tessa Noël et Charlie DeSalvo toujours vivants, Richie pas encore immortel, les guetteurs qui ont été éradiqués par les Cavaliers de l’Apocalypse avant même

    que l’Organisation n’ait pu se développer. Le seul problème c’est qu’il se retrouve dans un univers où il y a déjà un Methos. Il s’appelle

    Simon Ross et est inspecteur principal et véreux de la police de Vancouver. Sans compter que Duncan MacLeod et lui se détestent.

    Methos, alias Simon Ross oblige Adam Pierson à le conduire jusqu’à cette grotte, mais MacLeod les y rejoint. Un combat entre Ross et Duncan s’engage. Ce dernier est vaincu et sur le point de perdre la tête, mais Ross a peur que Pierson profite de son Quickening pour le tuer et préfère pénétrer dans la grotte qui l’emmène dans le monde d’Adam Pierson et d’un autre Duncan MacLeod.

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    DE

    L’AUTRE

    Methos CÔTÉ Duncan

    alias MacLeod Simon

    Ross

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    I

    Simon Ross recula pour ne pas se trouver devant l’entrée de la grotte. Sans Ali comme bouclier humain, Pierson pouvait le descendre sans problème. Il continua de reculer jusqu’à ce qu’il bute contre la paroi. Il tenait toujours son épée d’une main, et le manteau de l’autre. Son cœur cognait un peu trop vite. Il était dans une sale situation. Rarement il s’était trouvé aussi vulnérable. Pourtant, alors qu’il

    commençait à se ressaisir et se calmer, quelque chose qu’il aurait dû remarquer plus tôt lui sauta… à l’esprit. Il ne sentait plus la présence d’aucun des ses congénères. Même si MacLeod n’était pas encore revenu à la vie, il aurait dû ressentir le buzz de son alter ego, Pierson. Pourtant il n’y avait rien. Ce serait-il juste assez éloigné pour l’obliger

    à sortir ou bien… ou bien l’autre Methos avait dit la vérité et il n’était

    plus dans son monde ?

    Il s’approcha de nouveau de l’entrée de la grotte par le côté pour

    ne pas être repéré de l’extérieur. Il prit son épée, y accrocha l’imper qu’il tenait et fit passer sa ? marionnette ? devant l’entrée. Il n’y eut

    aucun coup de feu. Il passa doucement la tête et ne vit aucun mouvement, même le corps de MacLeod n’était plus là. Si ce dernier

    avait ressuscité, il ne laisserait pas Pierson lui tirer dessus pour le décapiter ensuite sans combat. Mac voudrait sa revanche. Il décida donc de sortir. Il ne pouvait de toute façon pas rester là indéfiniment. Et puis, s’il avait battu l’écossais une première fois, il n’y avait aucune raison qu’il ne puisse recommencer. Il sortit de la grotte et inspecta encore les environs se focalisant sur la forêt autour de la clairière, mais il n’y avait décidemment rien qui bougeait. Un sac à dos était posé

    près de l’entrée. Methos sut à ce moment-là qu’il était bien passé de

    ? l’autre côté ?, quelque part dans le monde d’un Methos qui

    s’habillait en sweet et jeans, avait un imper bon marché et s’appelait

    Adam Pierson. A l’intérieur du sac il découvrit des fruits secs et des

    barres de céréales et une gourde qui contenait encore de l’eau. En fouillant l’imper, il en sortit le portefeuille de Pierson, avec une seule carte de crédit, son passeport, des clés, du liquide en dollars canadiens, et un téléphone portable déchargé.

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    Methos poussa un soupir. S’il avait considéré ce monde comme une possibilité de refuge au cas où un jour il devait tomber sur plus fort que lui, il n’avait pas envisagé que ce serait si tôt. De plus Pierson

    lui avait dit que le voyage semblait irréversible. Etait-il vraiment coincé ici, ou bien l’autre avait raconté n’importe quoi ? Il attendit une

    bonne demi-heure, grignotant pour passer le temps et parce qu’il

    commençait à avoir très faim, puis il retourna dans la grotte pour retenter le passage. Quelque part au fond de lui, il avait le secret espoir de rentrer chez lui, tuer Pierson, Ali et MacLeod et continuer à mener sa petite vie tranquille et douillette avec le fric qu’il avait amassé. Il

    entra dans la grotte et remarqua les pictogrammes racontant l’histoire

    du peuple tête-plates et les suivit en les déchiffrant. Il avait fait le tour de l’endroit, mais lorsqu’il ressortit, le sac était toujours là et il n’y avait pas d’autres immortels en vu. Pierson avait dit vrai. Il était coincé

    dans ce monde.

    Methos inspira un grand coup, rangea son épée dans l’imper qu’il

    enfila avec une moue dégoûtée, prit le sac à dos et se mit en marche pour regagner la route. Le ravitaillement trouvé dans le sac lui avait donné de l’énergie et il avança d’un bon pas. Deux heures plus tard, il

    était sorti de la forêt. Il trouva facilement la voiture, un break, et la démarra sans problème puisqu’il possédait la clé. Il pensa que l’autre clé devait ouvrir un appartement, seulement il ne savait pas où ce trouvait celui-ci. Methos vida ce qui était désormais ? son ? portefeuille. En dehors de la carte de crédit, il trouva un permis de conduire, les papiers d’un véhicule en location longue duré, celui avec lequel il était arrivé ici, plusieurs cartes de visite dont deux avec des numéros de portable au dos, et la photo d’une très belle jeune femme. Au dos de la photo ? Alexa 1996 ?. Methos sourit en regardant de nouveau la photo et pensa ? A bientôt, chère Alexa ?. Puis il revint sur les cartes de visite. L’une était celle du ? Dojo DeSalvo ? et au dos le

    numéro de téléphone était précédé des initiales DML ? Duncan MacLeod ? pensa Methos. ? Voyez-vous ça ! ?. La seconde carte était celle d’un pub, le Joe’s Bar et le numéro était précédé des initiales JD

    ? J pour Joe, mais apparemment, il ne s’appelle par Bar ? pensa t-il

    ironiquement. Les deux étaient situés à Seacouver.

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    Methos s’attaqua ensuite à la voiture, farfouillant dans la boite à gants sans rien trouver d’intéressant. Mais lorsqu’il baissa le pare-

    soleil, il découvrit une carte de résident pour un parking, avec une adresse. Décidemment, la chance commençait à tourner. Il était peut-être dans un autre monde, mais avec une identité, des papiers, une voiture et un appart… et son pire ennemi, MacLeod, qui ne savait pas

    qui il était vraiment.

    Methos roula sans s’arrêter jusqu’à Seacouver. Il ne savait plus depuis combien de temps il n’avait pas dormi. La tension des jours précédents l’avait tenue en alerte, mais maintenant qu’il n’avait plus rien à craindre, il sentait la fatigue prendre le dessus. Une bonne nuit de repos ne serait pas du luxe pour commencer à affronter sa nouvelle vie. Il s’arrêta à l’entrée de la ville pour acheter une carte et trouva l’appartement sans problème. Celui-ci donnait sur la baie de Seacouver.

    Il y avait trois allées et il hésita un instant avant de voir un numéro sur la clé. N?2. Il entra et vérifia l’étage sur la boîte aux lettres mais

    lorsqu’il se retourna pour rentrer dans ce qui était maintenant chez lui, il tomba nez-à-nez avec une femme d’un certain âge.

    - Mr Pierson ! s’exclama la femme. Je croyais que vous en aviez pour la journée de votre escapade. J’ai bien cru que j’allais plus vous revoir !

    - Je… j’ai rencontré des amis. Passé quelques jours avec eux, répondit Methos essayant de ne pas se mouiller. Si ça ne vous fait rien, je vais rentrer chez moi.

    - Et vous ne prenez pas vot’courrier ? C’est bien la peine de

    regarder la boite si vous l’ouvrez pas ! M’semble bien que vous avez

    quelque chose !

    - Vous avez raison, je dois être fatigué, répondit l’immortel.

    Il se dirigea de nouveau vers la boite, essaya la plus petite des clés, pris le courrier sans le regarder et se dirigea vers l’ascenseur avec un grand sourire pour celle qui devait être la concierge. ? Et zut ? pensa l’immortel ? rien de pire que ce genre de personne. Ça fouine de partout et ça remarque tout. J’ai intérêt à faire gaffe avec elle ! ?. Une

    fois dans l’appart, Methos ne prit pas le temps de faire le tour du propriétaire. L’avantage d’un loft, c’est qu’il n’eut pas à faire toutes

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    les pièces pour trouver le lit. Il se déshabilla et s’engouffra sous les draps.

    ?

    Le lendemain matin Methos émergea d’une douzaine d’heures de

    sommeil. Il lui fallut quelques instants pour se rappeler où il était et ce quil s’était passé la veille. Il poussa un soupir, hé non, ce n’était pas un rêve, c’était juste le début du cauchemar. L’immortel s’assit sur le report du lit et d’un regard fit le tour de son nouvel environnement. Non, il n’était pas question que cette situation tourne au cauchemar. Il était désormais dans ce monde, alors il allait faire en sorte que ce monde soit à son service, comme cela avait été le cas dans le précédent. Il se jura que MacLeod ne serait pas un obstacle, ni personne d’autre d’ailleurs.

    Methos commença par prendre une bonne douche, puis, une

    serviette autour des reins, il entreprit de faire le tour de son nouvel univers. Il commença par le petit placard qui servait de dressing à l’ancien propriétaire et farfouilla dedans avec une moue réprobatrice.

    Il n’y avait rien pour lui qui pouvait avoir le nom de vêtement. Il enfila quand même un jean et un tee-shirt. Ses propres vêtements avaient été bien abîmés pendant le combat et la traversée de la forêt. Il nota mentalement de renouveler sa garde-robe. Ensuite, il ouvrit un à un tous les placards en vérifiant le contenu jusque dans les moindres boîtes de céréales. Il fit de même avec les tiroirs, les sortant et les retournant pour vérifier que là non plus rien n’était caché. Un seul lui résista, mais il fit sauter la serrure avec un couteau sans même vérifier qu’il avait la clé sur le trousseau de Pierson. Il eut sa première bonne

    surprise en découvrant un bon millier de dollars en liquide. C’était une précaution que devait avoir tout immortel qui se respecte en cas de départ précipité. Mais autre chose l’attendait dans le tiroir. Il en sortit un énorme volume relié de cuir, à l’ancienne. Il s’installa sur le canapé et posa l’ouvrage devant lui sur la table. Il hésita un instant, mais il avait quelque chose de plus urgent à faire. Manger ! L’immortel trouva

    du pain de mie sous vide de la confiture et se fit couler un grand bol de café. Là non plus, ce n’était pas du haut de gamme, mais pour un

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    premier jour il s’en contenterait. Il apporta son déjeuner sur la petite table et tout en grignotant il ouvrit le livre.

    Methos faillit s’étouffer en découvrant de quoi il s’agissait.

    - C’est pas vrai ! Il n’a pas osé ! s’exclama t-il.

    Et pourtant si, il avait osé. Methos, alias Adam Pierson écrivait un journal. Apparemment ce volume commençait en 1765, aux Etat-

    1Unis après un naufrage. Les premières lignes commençaient ainsi :

    ? Voilà une traversée pour le moins houleuse et qui m’aura fait perdre mon précédent journal. Heureusement, je n’avais commencé ce dernier volume que depuis une cinquantaine d’année. Je ne considère pas avoir vécu de faits notables pour les reprendre ici. Ce n’est pas le premier volume que je perds, même si j’espère que ce sera le dernier. Quoi qu’il en soit, j’aimerai relater ici cette traversée qui fut aussi l’occasion de mon premier combat naval, et là aussi, j’espère que ce sera le dernier. Peut-être que la meilleure

    façon d’y parvenir serait d’éviter les mers et océans ! ?

    Methos ne s’attarda pas à tout lire, il avait le temps d’y revenir

    plus tard. Il passa directement aux derniers écrits de Pierson. En fait, il lut à partir de la rencontre de Methos et de MacLeod. L’immortel

    n’avait pas été avare de ses mots et de sa plume. On sentait dans ses écrits une amitié certaine pour le Highlander. De plus, il parlait aussi beaucoup des guetteurs, du temps qu’il avait passé en leur sein, du respect qu’il avait pour leur travail, pourtant il ne citait le nom d’aucun de ces derniers. Methos s’en étonna puis soudain il marmonna :

    - Aurais-tu prévu de leur léguer ton journal à ta mort ? Bien sûr ! Où de tels écrits auraient-ils pu être en sécurité à part dans leurs archives ?

    Methos sourit devant la naïveté de Pierson. Non seulement il écrivait un journal en dépit de toutes les règles de sécurités, mais qui plus est, il avait prévu de tout laisser à cette bande de voyeurs. Il se demanda un moment comment son alter ego avait pu vivre aussi longtemps en étant si stupide. Puis une idée lui traversa l’esprit. Et s’ils savaient pour Methos ? Et s’ils avaient mis un guetteur sur lui ?

     1 Voir ? Le chant des moines ? sur Fanfictions.net

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Avoir une fouine à ses basques n’était pas pour lui plaire. En tout cas,

    si c’était le cas, il n’en était pas fait mention dans ce journal. Methos

    décida de ne pas s’en inquiéter outre mesure. De toute façon, le leitmotiv des guetteurs était de ne pas intervenir. Pour l’instant, qu’ils sachent ou non, ça ne devrait rien changer pour lui. Au pire, s’il en

    repérait un, il n’aurait qu’à l’éliminer.

    Methos remit le volume dans son tiroir sans aller jusqu’au bout,

    notant de faire installer un coffre pour le conserver à l’abri. Selon ses critères, il aurait dû le détruire par sécurité, mais aujourd’hui il risquait

    d’en avoir besoin pour en apprendre plus sur sa nouvelle identité. Il avait tous les papiers d’Adam Pierson, son passeport, sa carte de crédit, sa vie quoi ! Il lui fallait un ordinateur pour connaître un mieux ce monde. Mais avant, il devait se familiariser avec son nouvel environnement. Il ne connaissait pas cette ville et il considérait cela comme un handicap. De plus, il voulait savoir où se positionnait le Highlander dans cette histoire, tant physiquement en sachant précisément où il vivait, que psychologiquement en déterminant quels étaient ses relations avec Pierson.

    Methos trouva un manteau, de piètre qualité mais bon, pour dissimuler son épée et sortit faire une virée en ville. Première phase : repérage. Il passa une grande partie de la journée à rouler à travers Seacouver, repérant des itinéraires possibles pour partir de chez lui le plus vite et quitter cette ville sans se faire coincer dans un cul-de-sac. Il repéra aussi la marina, au cas où il devrait voler un bateau, son entrée, ses sécurités, l’emplacement des hors-bords. Il fit le tour des

    différents centres policiers, du plus modeste commissariat au central de la ville, sans oublier la prison. Il hésita à s’approcher du dojo,

    même si ça le démangeait de voir l’environnement de MacLeod. Mais

    s’il se faisait repérer, il devrait s’arrêter et il n’était pas prêt à cette

    rencontre, pas encore.

    L’immortel roulait depuis des heures. Il s’était juste arrêté pour

    manger un morceau. Il était près de 10 heures du soir quand il se dit que c’était l’heure idéale pour un verre dans un pub. Et puisqu’il avait

    une adresse… En temps normal, il aurait pris son temps pour évaluer la situation, faire un tour devant l’établissement en inspection, mais là, après seulement une journée il se sentait de moins en moins à l’aise

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    dans la vie de Pierson. Pour pouvoir en changer, il fallait d’abord qu’il apprenne à le connaître pour voir de quoi et de qui il pourrait se servir.

    Il se gara devant le Joe’s Bar et regarda un moment les clients entrer. Pas de doute, ce n’était certainement pas l’endroit qu’il fréquenterait en tant normal vu l’allure de la clientèle. Néanmoins, il

    attrapa son manteau et y pénétra à son tour. Il resta un moment à l’entrée à inspecter les lieux, puis après une brève hésitation, il se

    dirigea au bar. C’est vrai que le numéro au dos et les initiales ? JD ?

    pouvaient très bien ne rien avoir avec le propriétaire. Prendre une carte dans ce genre d’endroit pour y inscrire le numéro d’un ou une ami était chose courante. Néanmoins, il s’installa au comptoir en vieil habitué et attendit.

    - Salut l’ancêtre ! J’ai cru que tu allais rester planté à l’entrée.

    Methos venait d’être ainsi interpellé par un homme d’une bonne cinquantaine d’année, cheveux et barbe grisonnante, mais tout sourire.

    - Salut… Joe, tenta l’immortel.

    - J’ai eu ton message trop tard, ensuite tu ne répondais pas !

    Alors ? Tu l’as trouvé cette grotte ?

    - Heu… non, mentit l’immortel. Ou bien elle s’est effondrée ou plus simplement elle n’a jamais existé.

    - En tout cas, je suis sûr que ça ta fait du bien cette petite virée

    en forêt, je sais à quel point tu aimes la nature, répondit Joe en plaisantant.

    - Oui, tu as raison. C’est toujours un plaisir ce genre de bol d’air,

    répondit Methos qui n’avait pas noté le côté ironique de la remarque.

    Joe se figea de surprise et regarda Methos avant d’éclater de rire

    devant le sérieux de l’immortel, puis lui dit :

    - Tu sais que j’ai failli marcher !

    - Tu me connais, hein, Joe ! lança Methos pour noyer le poisson.

    Effectivement, Joe semblait bien le connaître, mieux en tout cas que Methos ne se connaissait lui-même dans ce monde. Il avait voulu brûler les étapes et il commençait à le regretter. Mais c’était trop tard. Il était là et devait l’assumer. Avoir des regrets, c’était quelque chose qu’il ne connaissait pas et il n’allait pas commercer maintenant.

    - Un scotch sans glace, s’il-te-plait, Joe, demanda Methos pour

    changer de sujet.

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    Seulement, sans le savoir il venait d’aborder le mauvais sujet,

    encore un qu’il ne maîtrisait pas. Joe regarda l’immortel avec

    circonspection, essayant de savoir s’il plaisantait ou non. Mais depuis quand Methos plaisantait-il quand il s’agissait de boire un verre ? Joe

    sortit une excellente bouteille de dessous le comptoir, de celle qu’il gardait pour les connaisseurs et les amis et en servit un verre à l’immortel. Methos vida la moitié du verre, puis dit à Joe :

    - Excellent !

    Le guetteur acquiesça d’un mouvement de tête de plus en plus perplexe. Il aurait voulu demander à l’immortel s’il ne le faisait pas marcher, mais quelque chose dans l’attitude de ce dernier l’en dissuada. Certes, Methos était cordial et poli mais… En fait il était trop cordial et poli. Finalement, Joe se dit qu’il préférait le bourru et cynique Methos qu’il connaissait. Celui-là au moins il savait le gérer.

    Maintenant, il restait aussi la possibilité, sans doute la plus probable, que l’immortel était en train de se ficher de lui et de le faire marcher en

    beauté. Joe poussa un soupir en se disant qu’il était en train de se faire avoir et quitta Methos pour aller s’occuper d’autres clients. L’immortel nota alors la claudication du barman et se dit qu’il faudrait qu’il se renseigne sur ce qui la causait pour ne pas commettre un autre impair. Methos passa une bonne demi-heure au bar, faisant semblant d’écouter

    les musiciens mais enregistrant mentalement tout ce qu’il pouvait sur

    ce nouvel environnement. Il remarqua un ordinateur portable derrière le comptoir et demanda à Joe :

    - Je peux t’emprunter ton PC ?

    - Tu sais, Methos, c’est celui du bar ! répondit Joe.

    Methos faillit sursauter en entendant son nom. Il avait bien noté que Joe l’avait appelé ? l’ancêtre ? à son arrivée, mais n’avait pas fait

    le rapprochement avec son immortalité. Il avait simplement pensé à une plaisanterie entre eux. Apparemment le Joe en question en savait long sur lui.

    - J’ai bien l’intention de te le rendre, Joe, plaida l’immortel qui n’avait jamais eu l’intention de le voler.

    - Je voulais dire qu’il n’y a rien de perso dedans, si tu vois ce que je veux dire ! Pas la peine de le prendre pour des recherches ? privées ?.

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