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AFRICA

By William Sanchez,2014-08-29 08:14
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AFRICA

    21 october 2007

    Dossier Fides

    81º JOURNÉE MONDIALE DES MISSIONS

    “Toutes les Eglises pour le monde entier”

    LA MISSION EN AFRIQUE

    PANORAMA SUR LA MISSION EN ASIE

    PANORAMA SUR LA MISSION EN L’AMERIQUE

    SITUATION SANITAIRE DANS LE MONDE

    _________________________________________

    LA MISSION EN AFRIQUE

    SITUATION POLITIQUE, SOCIALE ET ECONOMIQUE

SUPERFICIE: 30.258.010 KM2

    HABITANTS: 821.050.000

    DENSITE: 27 HAB/KM2

     Au cours de l‟année dernière en Afrique se sont déroulées d‟importantes élections politiques, qui montrent que la démocratie est désormais un élément essentiel du continent. Un autre facteur

    positif marquant la vie politique africaine est la consolidation des structures continentales et

    régionales de collaboration politique et économique. L‟Union africaine, la Communauté économique des Etats d‟Afrique de l‟ouest (CEDEAO/ECOWS) etc... ont un rôle de plus en plus

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    important dans la résolution de la crise africaine et dans la promotion économique de vastes régions continentales.

     Il s‟agit de développements qui incitent à l‟espérance et qui permettent à l‟observateur

    attentif de dépasser le stéréotype désormais révolu de l‟Afrique ? continent perdu ?, malgré les

    graves et divers problèmes qui affligent encore les différents pays d‟Afrique. Outre les questions

    liées au sous-développement, qui seront traitées dans le paragraphe consacré à l‟économie, il y a

    aussi celles relatives à la corruption, à la criminalité diffuse, aux trafics illicites, à la persistance des guerres civiles et des tensions entre les états, ainsi qu‟aux conséquences des changements

    climatiques.

     L‟Eglise a accompagné la vie politique africaine en se faisant l‟interprète des exigences des

    populations locales, et en particulier des plus pauvres. Les évêques sont intervenus à l‟occasion de

    rendez-vous électoraux importants pour offrir aux catholiques et aux hommes de bonne volonté les critères sur la base desquels exercer le droit de vote, et pour appeler les politiciens au respect des règles démocratiques, à la recherche du bien commun, à la vraie paix sociale et à la promotion d‟une culture respectueuse des droits de l‟homme. A ce propos l‟Eglise africaine continue de demander la révision du Protocole sur les Droits des femmes en Afrique (connu également comme Protocole de Maputo) adopté par la seconde Session ordinaire de l‟Union africaine à Maputo le 11 juillet 2003. Le protocole, dans l‟article 14 au paragraphe 2c affirme ? protéger les droits de

    reproduction des femmes en autorisant l‟avortement médical dans les cas de viol, d‟inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé physique et mentale de la mère ou la vie de la mère et du foetus ?. ? Le protocole de Maputo introduit une culture contractuelle qui constitue une menace contre le sens même de l‟amour comme don gratuit ?, affirment les évêques de l‟Association des

    conférences épiscopales de l‟Afrique centrale (ACEAC) dans la déclaration sur la ratification du Protocole de Maputo publiée au terme de leur neuvième Assemblée plénière à la fin de juin 2007.

     Parmi les rendez-vous électoraux les plus importants, il y a eu les élections présidentielles en avril au Nigeria, où les évêques locaux avaient lancé avant le vote un appel à la concorde nationale. Au cours d‟un entretien avec la presse locale, le directeur des communications sociales du

    Secrétariat catholique du Nigeria, le p. Ralph Madu, avait souligné que ? le pays a besoin d‟une

    meilleure direction politique et d‟une consolidation des conquêtes démocratiques ?. Avant le vote

    l‟Eglise avait aussi développé une oeuvre importante de sensibilisation des électeurs. Après les

    élections la Conférence épiscopale du Nigeria a dénoncé le fait que ? le mandat populaire a été trompé, traumatisé et brutalisé ?. Les évêques fondent leurs évaluations sur les informations recueillies par les 30.000 observateurs déployés dans tout le pays par la Commission Justice, développement et paix de la Conférence épiscopale.

     Dans la république démocratique du Congo, après l‟élection en décembre 2006 du président

    Joseph Kabila, les évêques ont invoqué ? la réconciliation entre le peuple et ses dirigeants, ainsi que la réconciliation des dirigeants entre eux d‟une part et du peuple en lui-même d‟autre part ? et ont

    souhaité des nouveaux gouvernants ? un geste de réconciliation, en libérant les prisonniers politiques et en lançant des recherches pour retrouver les personnes dispersées et les ramener à leurs familles ?.

     L‟Eglise catholique a développé un rôle de modération et d‟aide à la population dans la crise

    politico-sociale de la Guinée Conakry en février 2007. Les volontaires catholiques ont prêté assistance aux malades dans les hôpitaux paralysés par une grève générale pendant la phase la plus aiguë de la crise, résolue ensuite par l‟élection d‟un Premier ministre apprécié de l‟opposition et des

    représentants de la société civile. Le Pape Benoît XVI avait exprimé son inquiétude lors de l‟Angélus du dimanche 18 février. ? Les évêques de Guinée dit le Saint-Père m‟ont exprimé

    leur appréhension pour la situation de paralysie sociale due aux grèves générales et aux réactions violentes, qui ont suscité la mort de nombreuses victimes. En demandant le respect des droits de l‟homme et des droits civils je les assure de ma prière pour que l‟engagement commun à

    persévérer dans la voie du dialogue nous amène à dépasser la crise.

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     La voix des évêques locaux s‟est fait entendre plus d‟une fois lors de la dramatique crise er avril, dimanche des Rameaux, dans toutes les politique, sociale et économique du Zimbabwe. Le 1

    paroisses du pays, une Lettre pastorale de la Conférence épiscopale du Zimbabwe a été diffusée, dans laquelle on demandait une nouvelle constitution ? inspirée par le peuple ? afin de sortir le pays de la crise politique, économique et sociale. Le document, intitulé ? Dieu écoute les cris des oppressés ?, met en évidence le fait que la crise du Zimbabwe est ? non seulement une crise spirituelle et morale, mais aussi une crise du gouvernement et des leaderships ? et les fortes injustices sociales y sont dénoncées : ? une minorité réduite de la population est devenue très riche d‟un jour à l‟autre, tandis que la majorité languit dans la pauvreté. Une forte disparité s‟est ainsi

    créée entre les riches et les pauvres ?.

    Sur le plan de la sécurité continentale, les crises au Darfour et dans l‟est de la République

    Démocratique du Congo persistent. La crise du Darfour a vu en particulier une forte mobilisation de la communauté internationale et de l‟opinion publique mondiale. ? La pression de l‟opinion

    mondiale est fondamentale pour imprimer un tournant positif à la crise du Darfour. Le gouvernement de Khartoum ne peut pas ne pas tenir compte de ces manifestations ? dit un missionnaire ayant une longue expérience au Soudan à l‟Agence Fides, commentant le ? Darfour

    Day ?, qui a été célébré le 16 septembre.

    Le conflit jusqu‟à présent a provoqué plus de 200.000 morts, 200.000 réfugiés au Tchad et

    en République centrafricaine et deux millions de réfugiés accueillis dans des camps à l‟intérieur de

    la région soudanaise. La crise du Darfour est une crise impliquant aussi les pays voisins, avec le risque de déstabiliser la région entière.

    Malgré les accords de paix de 2003, l‟instabilité persiste dans l‟Est de la République

    Démocratique du Congo à cause de la présence de nombreux groupes armés locaux et étrangers. On compte parmi eux les rebelles menés par Joseph Nkunda, leader du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), qui continuent de semer le chaos et la destruction dans le Kivu nord. Il y a également de nouvelles tensions entre la RDC et l‟Ouganda liées à l‟exploitation de gisements

    de pétrole à la frontière des deux pays.

    Les éveques de la région des Grands Lacs ont plus d‟une fois réitéré leurs appels à la paix et

    indiqué le chemin de la concorde entre tous les peuples de la région. ? Nous avons besoin de la paix et de la stabilité pour travailler dans l‟intérêt de nos peuples ?, a déclaré Mgr. Augustin Misago,

    évêque de Gikingoro (Rwanda), un des deux vice-présidents de l‟Association des conférences

    épiscopales d‟Afrique centrale (AECEAC, dont font partie la République démocratique du Congo, le Burundi et le Rwanda), au cours d‟une conférence de presse au terme de la neuvième assemblée de l‟association qui s‟est tenue en juin au Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.

     “Nos pays sont devenus des champs de ruines, parce qu‟ils ont ravagés par les saccages et

    par les guerres. Ils sont détruits sur tous les plans ?, a remarqué Mgr Misago. L‟archevêque de

    Gitega (Burundi), Mgr. Simon Ntamwana, le nouveau président de l‟association, a cependant voulu

    lancé un signal d‟espérance en affirmant avoir noté ? des progrès significatifs ? dans la consolidation de la paix dans la région. ? Les armes ne crépitent plus comme c‟était le cas quelques

    années auparavant. Nos populations s‟acceptent mutuellement pour partager le même lieu de vie ?,

    a affirmé l‟archevêque de Gitega qui cependant conseille ne pas remettre en question les pas importants faits au cours des dernières années.

     En Côte d‟Ivoire les accords de paix d‟Ouagadougou (Burkina Faso) ont enfin été signé le 4

    mars, par le président de la République Laurent Gbagbo et par le chef des ? Forces Nouvelles ? (la rébellion qui depuis septembre 2002 contrôle le nord-ouest de la cote d‟Ivoire) Guillaume Soro. Le

    nonce apostolique de la Cote d‟Ivoire et du Burkina Faso, Mgr Mario Roberto Cassari, a remercié le

    président du Burkina Faso, Blaise Compare, pour son rôle dans la crise ivoirienne et a invité les évêques locaux à engager la communauté catholique dans l‟accompagnement du processus de paix.

     La forte urbanisation enregistrée en Afrique au cours des dix dernières années a déterminé la formation de bidonvilles dans plusieurs villes du continent, où des millions de personnes vivent

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dans une situation dégradante et où s‟insinuent des formes de crimes violents. Dans les ? slum ? de

    Nairobi, la capitale du Kenya, des bandes criminelles visant à contrôler la population sont installées et exercent diverses activités illicites. Parmi ces bandes, il y a les ? Mungiki ? qui ne sont pas seulement un gang de voyous, mais une véritable secte qui se réclame des ? valeurs traditionnelles africaines ?. Formée dans les années 80 du siècle dernier, la secte ? Mungiki ? (? multitude ?) a été mise hors-la-loi par les autorités locales, parce qu‟impliquée dans les extorsions et les violences.

    Déjà en 2003, l‟Eglise catholique avait lancé une alerte sur le danger de la secte pour l‟ordre public,

    après que quelques-uns de ses membres aient tué 23 personnes d‟un autre slum de la capitale. Selon quelques commentateurs, la secte s‟inspire du modèle de rébellion Mau Mau des années 50 contre le pouvoir colonial anglais, et est très active surtout dans les quartiers les plus dégradés de la capitale kényane.

     Face à la détérioration de l‟ordre public dans le pays, les supérieurs des ordres religieux du

    Kenya ont analysé les causes de la vague des affrontements. Selon les responsables religieux du Kenya, les causes à l‟origine des violences dans le pays sont au nombre de 5 : le facteur tribal

    remontant au début de la République ; le culte de la personnalité qui trouve ses racines dans le tribalisme ; la question de la répartition inégale des terres ; le spectre de la pauvreté dû en grande partie à l‟indifférence des divers gouvernements qui se sont succédés ; enfin l‟? inquiétante

    conscience que les explosions de violences sont trop fréquemment liées aux élections ?. A ces causes s‟ajoute la facilité avec laquelle on traverse les frontières et la diffusion sans cesse croissante

    d‟armes légères : tous ces facteurs s‟? alimentent et se soutiennent réciproquement ? en provoquant

    des vagues périodiques d‟affrontements dans les différentes parties du pays.

     L‟alerte à la criminalité s‟étend aussi à d‟autres pays, en particulier au Nigeria et à l‟Afrique

    du sud, où le président Thabo Mbeki a pris acte de l‟inquiétude de la population. ? L‟Afrique du

    sud vit dans la peur ? a dit Mbeki. ? Nous ne pouvons pas jouir de notre liberté retrouvée si des communautés entières vivent dans la peur, cloîtrées derrière des murs et des fils barbelés, en proie à l‟inquiétude chez eux, dans la rue, sans pouvoir profiter en toute liberté de nos espaces publics ?.

     Parmi les personnes victimes de la violence, il y a aussi le père passioniste Kieran Vragh, erengagé depuis des années dans la lutte contre le sida, et qui a été gravement blessé, le 1 mars, dans

    sa maison à Pretoria en Afrique du sud.

     Le père Creagh, originaire de Belfast (Ulster), a été nommé l‟“Irlandais de l‟année” en 2004

    pour son engagement contre le sida en Afrique, qui en 2003 l‟avait aussi vu se présenter comme

    volontaire, le premier de 24 personnes, pour l‟expérimentation d‟un vaccin.

     Parmi les autres formes de criminalité d‟importance particulière en Afrique, il y a le trafic de

    drogue. L‟inquiétude porte en particulier sur le flux constant de cocaïne allant de l‟Amérique latine

    à l‟Europe et venant de l‟Afrique de l‟ouest. La position de l‟Afrique permet en effet de gérer plus de routes en même temps, à l‟abri des actions des forces de police. Outre la cocaïne, on remarque

    une disponibilité croissante d‟héroïne et de drogues synthétiques provenant d‟Asie. En Afrique

    occidentale la plaie de la drogue s‟ajoute donc à celle de la traite des êtres humains.

    La traite des êtres humains, en particulier des femmes, par les pays d‟Afrique occidentale,

    est un phénomène croissant.

     Chaque année des milliers de femmes d‟Afrique occidentale sont envoyées dans des réseaux de prostitution, que ce soit en Europe ou dans les pays de la région. Les femmes viennent non seulement du Nigeria, qui est le pays le plus touché par le phénomène, mais aussi du Cameroun, du Sierra Leone, du Togo et du Ghana.

     De véritables réseaux se sont créés pour le trafic d‟êtres humains, qui désormais

    fonctionnent avec les organisations gérant la prostitution. Quelques prostituées en outre, une fois payée la dette contractée avec les trafiquants, exploitent à leur tour d‟autres jeunes filles, devenant

    ainsi celles qu‟on appelle en jargon ? les mama ?. Ces personnes utilisent des moyens

    psychologiques et violents pour assujettir leurs victimes, ayant aussi recours à des pratiques ? magiques ? inspirées par les traditions religieuses africaines. Les femmes doivent payer aux trafiquants au moins 50.000 dollars pour réacquérir leur liberté. Ensuite elles peuvent acheter

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    d‟autres jeunes filles à envoyer à la prostitution pour un chiffre qui varie entre 7.000 et 10.000 dollars.

     Les femmes rapatriées en Afrique depuis l‟Europe doivent être protégées par les

    organisations criminelles qui réclament le payement de la “dette”. Pour cela à Bénin City, au

    Nigeria l‟Eglise catholique a organisé un centre pour lutter contre le phénomène, dans le but, entre

    autre, de réinsérer les victimes de la traite dans la société locale.

    Sur le plan économique l‟Afrique a enregistré au cours de l‟année dernière une croissance

    grâce à la ?traction? de 4 pays : l‟Afrique du sud, le Nigeria, l‟Algérie et l‟Egypte. En 2006

    l‟Afrique a enregistré un taux de croissance de 5,5% confirmant la tendance des 5 dernières années, qui ont enregistré une croissance du Produit intérieur brut de 5%. Un progrès qui ne se traduit cependant pas encore par une réelle amélioration des conditions générales de vie des africains. On note tout de même des progrès significatifs dans quelques pays, comme en Tunisie et en Tanzanie où 90% de la population a accès à des services d‟hygiène adéquats, ce qui montre qu‟en Afrique le

    progrès est possible.

     Afin d‟améliorer les conditions économiques, plusieurs pays africains regardent avec un intérêt croissant les nouvelles technologies, en particulier celles de l‟informatique. Selon une étude

    récente des organisateurs de la Conférence Novatech, consacrée à la diffusion des nouvelles technologies en Afrique, les technologies de l‟information sont un catalyseur du développement du

    continent africain. On met l‟accent en particulier, sur le développement, enregistré en Afrique au cours des dernières années, des infrastructures de télécommunication (fibre optique, satellites, réseaux de téléphones portables, etc...), sur la croissance des services de télécommunication avec la privatisation et l‟ouverture du secteur aux capitaux étrangers, sur la création de services de call-center et de services commerciaux sur Internet et sur les téléphones portables.

     Les pays africains doivent cependant faire face aux prix élevés du pétrole qui ont de lourdes conséquences sur leur économie. ? Dans mon pays, nous devons renoncer à importer certains produits, rien que pour pouvoir payer le pétrole que nous importons ?, a dit le ministre de l‟énergie

    du Zimbabwe. Certains états sont tentés de se tourner vers les combustibles dérivant des végétaux (les dits biocarburants) afin d‟essayer d‟alléger leur consommation énergétique. Mais nombreuses

    sont aussi les inquiétudes concernant l‟augmentation du prix des aliments dans les pays les plus

    pauvres. En Afrique du sud par exemple le prix du maïs a augmenté de 160% au cours des dernières années, en partie à cause de la diminution des régions cultivées mais aussi de l‟augmentation de la demande d‟éthanol extrait de végétaux, à utiliser comme une alternative aux carburants d‟origine fossile.

     Il s‟agit d‟une tendance globale qui est entraînée par les économies les plus industrialisées,

    mais on assiste aussi en Afrique aux premières tentatives de substitution des dérivés du pétrole par des carburants d‟origine végétale. Quelques-unes des expériences conduites utilisent des productions de déchets, non comestibles, et ne devraient pas avoir d‟impact sur la production

    alimentaire.

     On s‟inquiète également d‟une probable diminution des aides alimentaires de la part des plus grands producteurs agricoles mondiaux aux pays touchés par la pénurie, ou qui de toute façon ont besoin de l‟assistance étrangère pour nourrir leur population.

     Avec l‟augmentation de la demande de bioéthanol, on peut esquisser le scénario suivant pour les états africains : une augmentation du prix des aliments de base, même dans les pays où il n‟existe pas de marché pour les carburants d‟origine agricole ; une diminution des excédents de

    céréales venant des plus grands producteurs africains (comme l‟Afrique du sud) ; une forte

    diminution des aides alimentaires de la part des plus grands donateurs.

     Pour résoudre les problématiques énergétiques, on cherche une solution commune, mettant à la disposition des pays les plus pauvres les ressources des états africains riches en combustibles èmefossiles (pétrole et gaz) et en énergie hydraulique. A ce propos en mai 2007, la 11 Conférence sur

    le pétrole, le gaz, le commerce et les finances s‟est tenue à Nairobi au Kenya. Le congrès a été

    organisé par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (UNCTAD) et

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    par le gouvernement du Kenya, et a vu la participation de 400 hommes politiques, économistes et experts dans le secteur énergétique. La création de l‟Association régionale pour le pétrole et le gaz

    (Regional petroleum and gas association, REPGA) par la Communauté de développement de l‟Afrique méridionale (Southern african development community, SADC), pour promouvoir le commerce des produits pétroliers et de ses dérivés entre les états membres, représente un premier pas en avant dans ce sens.

     La création de la REPGA a été proposée pendant la réunion du sous-comité de la SADC pour le pétrole, le carbone et le gaz, qui s‟est tenue à Gaborone (Botswana) en avril 2002.

     Parmi les autres objectifs du nouvel organisme il y a la coordination des activités de recherche de nouvelles ressources d‟hydrocarbures dans les régions, et la création possible d‟un

    service de consultation pour la révision des données et des informations relatives au secteur des hydrocarbures dans les pays adhérents. Le service de consultation aura pour mission d‟étudier la

    possibilité de règlementer tout le secteur énergétique régional comprenant non seulement le pétrole et le gaz mais aussi l‟électricité.

     Les ressources énergétiques du continent sont encore sous-exploitées: l‟Afrique dispose de

    9,6% des ressources mondiales de pétrole, et sa contribution à la production mondiale est seulement de 6%. Une situation qui se répète dans le secteur du gaz, où les réserves africaines représentent 9.3% de celles mondiales, mais où la consommation africaine de méthane est égale seulement à 3,9% du total. La capacité africaine de raffinement ne constitue en outre que 9,3% du total mondial. Il n‟est donc pas étonnant de découvrir que 80% de la consommation de bois à brûler soient

    l‟apanage de l‟Afrique, comprenant de graves dommages pour l‟environnement.

     A ce propos l‟Afrique ressent lourdement les bouleversements climatiques créés par le

    réchauffement général, lié à un usage insensé de combustibles fossiles par les économies des pays les plus industrialisés. Au moins 20 pays africains sont touchés par les pluies intenses qui tombent depuis juillet, entraînant des centaines de morts et 1.5 million de sans-abri. On craint surtout la diffusion d‟épidémies de malaria et de diarrhée, avec des conséquences fatales pour une population

    privée de nourriture et d‟assistance adéquate.

     Les inondations touchent les couches les plus pauvres des populations africaines, dont les conditions de vie, malgré les progrès enregistrés sur le plan de l‟augmentation du Produit intérieur

    brut, restent dramatiques. Le problème du sous-développement est lié à divers facteurs : le régime des prix des matières premières fixés par les pays importateurs ; les conditions climatiques et les environnements défavorables ; les politiques économiques inadaptées ; la corruption. De ce dernier problème on prend de plus en plus conscience. Selon les chiffres des Nations Unies et de la Banque mondiale, chaque année l‟Afrique perd 148 milliards de dollars à cause de la corruption.

    “Le vol des biens publics dans les pays en voie de développement est un problème grave et inquiétant”, affirme le Secrétaire général de l‟ONU Ban ki Moon, dans la présentation de “Stolen Assents Recovery Initiative” (STAR), une initiative des Nations Unies et de la Banque Mondiale

    pour récupérer les richesses soutirées illicitement aux habitants du continent. Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a remarqué que l‟argent volé aux comptes publics était soustrait aux dépenses des programmes sociaux et donc surtout aux couches les plus faibles de la population. ? Il ne doit pas y avoir de refuge pour ceux qui volent les pauvres ?, a affirmé Zoellick.

     Selon les chiffres de la Banque mondiale, entre 20 et 40 milliards de dollars sont empochés chaque année par des politiciens et des administrateurs corrompus des pays les plus pauvres ; un chiffre équivalent à 40% des fonds que ces pays reçoivent en aide des états les plus développés. Le Président de la Banque mondiale a montré un exemple de la façon dont peuvent être utilisés les fonds récupérés de la corruption et de la malversation. ? Avec 100 millions de dollars 4 millions d‟enfants peuvent être vaccinés, on peut fournir de l‟eau potable à 250.000 habitations ou bien offrir un cycle complet de traitement pour un an à 600.000 séropositifs et malades du Sida ?.

    Les évêques continuent d‟appeler les responsables politiques et économiques à travailler

    pour la justice économique et la solidarité sociale.

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    ? Désireux de garantir la dignité humaine dans sa plénitude, nous voulons par cette Lettre pastorale apporter notre contribution à une vision économique plus équitable, efficace, transparente et participative, dont a tant besoin notre pays ?, écrivent les évêques d‟Angola dans la Lettre

    pastorale ? Pour une justice économique ?, avec laquelle ils lancent un appel pressant afin qu‟il y ait

    une plus grande justice économique et sociale.

     La Lettre pastorale met en évidence le contraste lancinant entre les immenses richesses naturelles dont dispose l‟Angola d‟un côté, et de l‟autre la pauvreté abyssale dans laquelle est

    contrainte de vivre la majeure partie de la population. ? La réalité angolaise ?, écrivent les évêques, ? vit une grande contradiction : d‟un côté, nous sommes privilégiés par l‟abondance de l‟eau, de

    terres fertiles, de ressources en poisson et de diverses autres ressources naturelles. L‟Angola est le second producteur de pétrole en Afrique sub-saharienne et le quatrième producteur de diamants dans le monde. De l‟autre côté, nous sommes l‟un des pays les plus pauvres du monde en terme de développement humain. Ce qui met clairement en évidence un phénomène appelé ? paradoxe d‟abondance ?.

     Le “paradoxe de l‟abondance” est une théorie économique qui affirme que les pays dépendants des ressources naturelles sont caractérisés par une économie viciée, cause de pauvreté, dinjustice et de conflits. Les évêques rappellent cependant qu‟? en réalité, l‟Angola a été touché,

    pendant 30 ans, par une guerre civile qui a absorbé beaucoup de ses ressources naturelles et qui non seulement a empêché les investissements dans les secteurs sociaux et productifs, mais qui a aussi détruit la plupart des infrastructures existantes ?.

     “Suite à cette situation”, continue la Lettre Pastorale, “nous voyons que la plupart de nos

    frères vivent encore dans des conditions de misère, sans habitations, sans écoles, sans accès à la ème place parmi les 173 santé, plaçant ainsi notre pays à des niveaux honteux et injustifiés, à la 160pays les plus en retard dans le développement humain ?.

     “Mais il y a des motifs d‟espérance”, affirment les évêques qui mettent en évidence

    l‟augmentation des entrées pétrolières d‟états (de 5,7 milliards de dollars en 2004 à 10,5 milliards

    en 2005). Les évêques réaffirment cependant la nécessité d‟investir les revenus pétroliers afin de

    garantir l‟avenir des nouvelles générations, vu que l‟on prévoit l‟épuisement des ressources

    pétrolières d‟ici 2030.

EGLISE ET MISSION

     Un des évènements importants pour l‟Eglise en Afrique est l‟année jubilaire des évêques

    rwandais à l‟occasion des 25 ans des apparitions mariales à Kibeho. L‟année jubilaire a été inaugurée le 28 novembre 2006 et s‟achèvera en novembre 2007. ? Les apparitions de la Vierge à

    Kibeho avec leurs messages sont sans aucun doute une source de bénédiction du Ciel pour l‟Eglise,

    et la possibilité d‟une nouvelle évangélisation de la société d‟aujourd‟hui ?, affirme un

    communiqué du diocèse de Gikongoro en présentant l‟année jubilaire. Les apparitions de la Vierge

    commencèrent le 28 novembre 1981 et se terminèrent le 29 novembre 1989.

    Les apparitions de Kibeho ont été reconnues officiellement par l‟Eglise catholique le 29 juin 2001 après 20 ans d‟étude de la part de 2 commissions, l‟une médicale et l‟autre théologique, établies par l‟évêque local. N‟ont été déclarées valides que les apparitions à trois voyantes:

    Alphonsine Mumreke, Nathalie Mukamazimpaka et Marie-Caire Mukangango. La Vierge s‟est

    présentée sous le nom de ? Nyina wa Jambo ?, qui dans la langue locale signifie ? la mère du Verbe ?.

     Mgr Augustine Misago, évêque de Ginkongoro, affirme que le message de la Vierge à Kibeho concerne toute l‟humanité. ? Il faut une conversion des coeurs pour obtenir une plus grande justice. Nous vivons dans une situation de déséquilibre mondial où les riches continuent de s‟enrichir et les pauvres de s‟appauvrir. C‟est une situation honteuse que chacun doit évaluer selon sa propre conscience ?. ? Le pardon est un élément central du message évangélique ?, ajoute

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    l‟évêque de Gikongoro. ? Sans le pardon en effet on ne peut pas construire une société fondée sur l‟évangile. Ou mieux sans le pardon il ne peut exister une société saine mais seulement une société déchirée ?.

    C‟est justement sur le pardon et la réconciliation qu‟est centrée l‟action de l‟Eglise

    catholique dans les prisons africaines.

    P. Piergiorgio Gamba, missionnaire monfortain qui travaille depuis des décennies au Malawi, décrit ainsi à Fides la semaine de prière dans les prisons du Malawi, qui a été célébrée en novembre 2006 : ? Il s‟agissait d‟une prière oecuménique qui réunissait les pasteurs de plusieurs églises chrétiennes et de beaucoup de bénévoles venant d‟Italie. La prière est une forme d‟intériorisation

    d‟un chemin de renaissance ?.

     Le travail souvent méconnu des chapelains des prisons africaines a été le centre de la conférence régionale de la Commission internationale pour la pastorale du Cameroun, du Nigeria et de l‟Afrique du sud, qui se sont rencontrés sur le thème ? découvrir le visage du Christ dans chaque prisonnier ?.

    ? La gloire de Dieu est l‟homme qui vit la plénitude de la vie. Ayant été créés à l‟image et à

    la ressemblance de Dieu, nous puisons notre inspiration du Christ qui s‟est identifié avec tous les

    prisonniers : ? J‟étais en prison et vous m‟avez visité ? (Mt 25,36). Nous reconnaissons que non

    seulement le Christ nous conduit vers les détenus, mais aussi que nous le trouvons déjà là parmi eux ?, affirment les délégués dans le document de conclusion de l‟assemblée.

     Pour améliorer la situation de la pastorale dans les prisons africaines, les délégués ont proposé que chaque Eglise locale nomme un coordinateur de la pastorale des prisons et prévoie de fournir une formation adéquate aux opérateurs pastoraux qui travaillent dans les prisons. Chaque diocèse devrait en outre organiser une semaine annuelle dédiée à la sensibilisation du problème des détenus.

     L‟association confirme son engagement à exercer des pressions sur les gouvernements africains pour que les conditions des prisons s‟améliorent. L‟ICCPPC a été fondée lors de l‟Année

    sainte 1950 et regroupe 114 pays.

    Dans ce cadre rentre aussi l‟action des catholiques africains pour l‟abolition de la peine de mort. En juin un congrès s‟est tenu à Rome afin de renforcer et de récompenser la tendance à abolir

    la peine de mort en Afrique, auquel ont été invités les ministres de la justice des pays africains. L‟évènement intitulé ? Africa for life ? a été organisé par la communauté Saint Egidio et est la seconde initiative de ce genre. Le premier Colloque des ministres de la justice africaine s‟est en

    effet déroulé en novembre 2005. L‟objectif du congrès est de renforcer la tendance abolitionniste en

    Afrique, en considération des développements positifs des dernières années. La peine capitale est actuellement bannie par la législation de 14 états : à ceux-là s‟ajoutent 22 autres pays qui peuvent

    être considérés comme abolitionnistes de fait. Seuls 8 pays en tout ont accompli des exécutions au cours des trois dernières années.

    Sur le plan pastoral l‟Eglise africaine continue de mettre l‟accent sur la famille. ? L‟avenir

    de notre Eglise au Bénin est de mettre l‟accent sur la famille, parce que la famille est la cellule de base de la société et de l‟Eglise ?, dit Mgr. Antoine Ganyé, évêque de Dassa-Zoumé et président de la Conférence épiscopale du Bénin à Fides S.E.

     ? Si la famille n‟est pas unie, si elle n‟a pas conscience d‟elle-même, la société et l‟Eglise

    ne peuvent pas aller de l‟avant. La famille, ce sont les enfants, les jeunes et les adultes. Dans cette perspective nous mettons l‟accent sur l‟enfance missionnaire, parce que ce qui est semé dans le coeur de l‟enfant reste, même si, en grandissant, il rencontre des difficultés. Quand il s‟éloigne, il

    revient plus tard à ce qu‟il a reçu dans son enfance ?, dit Mgr. Anyé. ? En conclusion, ce que nous

    effectuons aujourd‟hui est un travail pour construire l‟Eglise de demain, qui aujourd‟hui déjà commence ?.

     Afin d‟atteindre le plus grand nombre de fidèles dans les régions typiquement étendues d‟Afrique, l‟Eglise catholique a toujours souligné l‟importance des moyens de communication sociale, instruments utiles pour l‟évangélisation et la promotion humaine. L‟année dernière

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plusieurs médias encouragés par l‟Eglise catholique ont reçu d‟importantes récompenses

    internationales. Parmi ces médias, il y a Radio Waumini, dont deux journalistes Esther Kabugi et Anthony Wafula ont reçu de l‟UNESCO (l‟organisme pour la culture des Nations Unies) le prix

    Ruban Rouge (Red ribbon award for radio excellence), pendant les célébrations pour la journée mondiale du Sida. ? C‟est un grand honneur pour nous et une reconnaissance de l‟engagement de notre émetteur à rompre le silence sur le sida ?, affirme Martin Wanyoike, vice-directeur de la station catholique.

    Esther Kabugi a été récompensée pour avoir contribué à faire connaître à l‟opinion publique

    la situation des orphelins atteints du sida et des enfants affectés par le virus VIH, tandis qu‟Anthony

    Wafula a reçu une reconnaissance pour ses deux enquêtes sur l‟incidence du sida dans le monde du

    travail.

     Le Red ribbon media award a été institué par l‟UNESCO en 2002 afin d‟offrir une reconnaissance de l‟engagement des média à lutter contre la diffusion d‟épidémie. Le but est

    d‟encourager la croissance du nombre de journalistes de haut niveau, afin d‟offrir une information

    de qualité avec une optique dans le domaine social.

     Radio Waumini, encouragée par la Conférence épiscopale du Kénya, est transmise depuis 2003 en deux langues, anglais et kiswahili, et son signal est diffusé dans un rayon de 150 kilomètres de la capitale Nairobi.

    Une autre reconnaissance importante est allée à “Radio Pacis”, émetteur fondé grâce à la

    contribution des missionnaires comboniens à Arua, dans le district du Nil occidental, en Ouganda. La BBC (British Broadcasting Corporation) britannique leur a assigné le prix de ? meilleure radio africaine ?.

     Radio Pacis a été définie dans le discours de remise du prix comme “un excellent exemple

    de ce qu‟une radio communautaire siégeant à l‟extérieur de la capitale peut faire”. Avec un

    personnel réduit et peu de moyens, la station ? est en position d‟affronter les problématiques locales

    importantes, en fournissant entre autres des conseils sur les questions sanitaires et en discutant des sujets d‟intérêt local ?.

     Outre la récompense, la radio recevra de la BBC du matériel technique d‟une valeur de

    5.000 dollars américains.

     Radio Pacis a été fondée en 2001, après que la formation d‟une radio locale catholique ait

    été demandée par les précédents synodes diocésains (1989, 1994, 1999). L‟évêque d‟Arua, Mgr

    Frederick Drandua, a demandé à deux missionnaires de lancer l‟émetteur. Il s‟agit du P. Tonino

    Pasolini, un missionnaire combonien qui sert le diocèse depuis 40 ans, et de Sherry Mayer, une missionnaire laïque qui travaille depuis 12 ans au bureau local de coordination pastorale.

     Après un début dans des installations provisoires, en 2004 les locaux définitifs de la station sont inaugurés. Les émissions commencent officiellement le 26 novembre 2004. Le personnel technique est formé grâce à l‟aide d‟une organisation non gouvernementale autrichienne.

     Le signal de la station couvre un rayon de 200 km. Outre les deux diocèses du Nil Occidental, Arua et Nebbi, la radio dessert les zones de Gulu, Kitgum, et une partie de Lira et Hoima. La radio est ainsi en mesure de couvrir tout l‟Ouganda septentrional, théâtre de la guerre

    longue de 20 ans de l‟Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui a contraint environ 2 millions de

    personnes à se réfugier dans des camps. La radio accorde en particulier son attention aux foules éparpillées de la région. Radio Pacis atteint également le Soudan du sud (Yei et au-delà, dans le territoire de Juba) et l‟Ouest de la République Démocratique du Congo. Selon un sondage réalisé en 2005 avec l‟aide de l‟Organisation internationale du travail, Radio Pacis est la station ayant le plus grand nombre d‟auditeurs dans le Nil occidental. On calcule que chaque jour plus de 5 millions de

    personnes profitent des émissions.

     Depuis décembre 2005 elle transmet 24 heures sur 24 en 4 langues : anglais, logbara, madi et kakwa. Il y a également quelques programmes hebdomadaires en langue alur. La radio transmet divers programmes religieux, comme la messe dominicale et une réflexion sur les lectures du jour.

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    Ces deux radios s‟insèrent dans une tradition plus ancienne, bien représentée par deux importants médias catholiques africains qui en 2007 ont fêté leur anniversaire. Il s‟agit de ? Croix

    du Bénin ?, de Cotonou, et de l‟agence DIA au Kinshasa. La première, qui fête les 60 ans de sa

    fondation, est une publication bimensuelle considérée comme le premier journal privé publié au Bénin (alors appelé Fahomey), sous le nom ? La Croix du Dahomey ?.

     A l‟occasion de ses 60 premières années d‟existence, la publication a entrepris une révision

    de sa ligne éditoriale sous la direction de son nouveau directeur André Quenum. Parmi les nouvelles rubriques qui apparaissent dans la publication, figurent celle dédiée à la famille ainsi qu‟une autre consacrée à la connaissance de l‟histoire de l‟Eglise au Bénin. ? La Croix du Bénin ?

    entend en outre amplifier ses réseaux de correspondance vers les autres pays d‟Afrique occidentale,

    afin de devenir la voix des églises soeurs et de permettre un échange entre les diverses communautés chrétiennes du continent.

     L‟agence DIA du Kinshasa (République Démocratique du Congo) fête à son tour ses 50 ans.

    Le 18 janvier 1957 en effet, naissait dans la Léopoldville de l‟époque (comme était appelé

    Kinshasa dans ce qui était encore le Congo Belge), le premier bulletin d‟information de la nouvelle

    agence d‟information promue par les évêque du Congo et du Rwanda-Urundi. Selon les indications de l‟épiscopat, les devoirs de l‟organe de presse étaient à l‟origine au nombre de 4 : offrir un service

    quotidien d‟information à envoyer à la presse africaine ; un service quotidien de communication à

    envoyer à la presse belge et étrangère ; un service spécial à envoyer à l‟agence Fides des Oeuvres

    missionnaires pontificales ; un service hebdomadaire pour les bulletins mensuels et les abonnés privés.

     Les évêques avaient aussi indiqué le but de l‟agence DIA: informer l‟opinion publique belge,

    congolaise et étrangère sur la vie catholique au Congo ; faire connaître la doctrine catholique relative aux questions religieuses, sociales, scolaires et politiques du pays ; défendre les points de vue des catholiques sur les questions actuelles.

     Les médias catholiques jouent un rôle fondamental dans la promotion de la réconciliation et la paix dans les pays sortant de dizaines d‟années de guerre civile, comme l‟explique à Fides

    Emmanuel Muyehe, Directeur de Radio Ijwi Ry‟Amahoro, la radio promue par les évêques du

    Burundi, qui a fêté cette année sa première année d‟existence. ? Radio Ijwi Ry‟Amahoro entend

    être une voix de l‟Eglise pour la nouvelle évangélisation et la promotion de la paix au Burundi ?,

    affirme le père Emmanuel Muyehe.

    La radio, qui signifie ? Voix de la paix ? en kirundi, a été inaugurée par Mgr Jean Ntagawarara, évêque de Bubanza et président de la Conférence épiscopale burundaise, en avril 2006. Dans son discours pour l‟inauguration de l‟émetteur, Mgr Ntagawarara souligne que ? la

    radio commence ses activités au moment où le Burundi connaît une croissance stupéfiante des moyens de communication sociale, notamment dans le domaine de la radio. Il s‟avère que la population a vraiment soif de connaître les informations, surtout celles qui concernent leur pays. L‟Eglise universelle, pendant le Concile Vatican II, a senti le besoin et l‟importance des moyens de la communication sociale ?. Les évêques ont promu la nouvelle radio afin d‟édifier une culture de la paix et de la réconciliation au Burundi, qui est sorti depuis peu d‟une guerre civile sanglante. ? Sa

    ligne éditoriale souligne le président de la Conférence épiscopale est de privilégier les

    programmes de paix, de justice, d‟accueil réciproque, de réconciliation et de développement ?.

     Avec l‟augmentation de la puissance des réseaux de communication africaine naissent de

    nouveaux médias fondés sur Internet comme le nouveau site web des Oeuvres missionnaires pontificales (OMP) de la Zambie. Le site Internet (http://www.pmszambia.org) est subdivisé en

    plusieurs zones thématiques parmi lesquelles celles consacrées aux 4 oeuvres missionnaires (Propagation de la foi, Saint Pierre apôtre, Sainte Enfance, Union missionnaire). Le site présente un bref profil historique et ecclésial de chaque œuvre ainsi que les activités développées dans le pays.

    ? Pour promouvoir l‟animation missionnaire de nos fidèles, le bureau des OMP nationales a

    créé un site web, qui permettra aux prêtres, religieux et laïcs d‟obtenir les informations pour leur

    animation. Dans ce but nous mobilisons chaque ressource disponible. Nous croyons que ce projet

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