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DEFINITION DE LERGONOMIE, NOTION DE CONTRAINTE ET DASTREINTE

By Gloria Allen,2014-11-26 15:50
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DEFINITION DE LERGONOMIE, NOTION DE CONTRAINTE ET DASTREINTE

    DEFINITION DE L'ERGONOMIE, NOTION DE CONTRAINTE ET D'ASTREINTE. TACHE

    ET ACTIVITE

    JDV Dijon 11, 12 et 13 septembre 2006

    Dr Rachid CHAÏT Faculté de Reims

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    PLAN

    I- DEFINITION DE L'ERGONOMIE

1. Historique et définition(s):

    2. Objectifs:

    a. Pour l'entreprise:

    b. Pour le salarié:

    3. Différents modèles de l'intervention en entreprise:

    a. Humans factors

    b. Ergonome centrée sur l'activité de travail 4. Modalités de l'intervention ergonomique

    a. L'équipe médicale du travail:

    b. L'ergonome consultant:

    c. Le service d'ergonomie propre à l'entreprise: 5. Moment de l'intervention:

    a. Ergonomie de correction:

    b. Ergonomie de conception:

    c. Ergonomie d'aménagement:

    6. Moyens d'étude en ergonomie:

    a. L'environnement de travail et ses contraintes:

    i. Le contexte de l'entreprise:

    ii. L'environnement physique des lieux de travail:

    1. Les mesures instrumentales:

    a. Les dimensions du local de travail:

    b. L'ambiance sonore et les vibrations:

    c. Les ambiances thermohygrométriques:

    d. L'ambiance lumineuse et le choix des couleurs:

    2. L'évaluation subjective de l'environnement:

    b. Les opérateurs:

    i. Observation collective:

    ii. Observation individuelle:

    7. Méthodologie de l'analyse ergonomique ; voir exposé suivant

    II- CHARGE DE TRAVAIL: NOTION DE CONTRAINTES ET D'ASTREINTE a. Définition:

    III- ANALYSE DE L'ACTIVITE: TACHES ET ACTIVITE a. Définition:

    IV- POSITIONNEMENTS ET RELATIONS MEDECIN DU

    TRAVAIL/ERGONOME

    a. Définition:

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    I- DEFINITION DE L'ERGONOMIE

1. Historique et Définition(s):

Historique:

    Il y a un siècle environ, on s’est aperçu que la durée et les conditions de travail dans

    certaines mines et fabriques n’étaient pas tolérables du point de vue de la sécurité et de la santé et qu’il s’imposait de légiférer pour fixer des limites acceptables. On peut

    considérer que l’ergonomie date du moment où de telles limites ont été établies.

La recherche, le développement et l’application ont progressé lentement jusqu’à la

    seconde guerre mondiale, qui a donné une puissante impulsion à la mise au point de nouvelles machines et de nouveaux instruments et a considérablement amélioré les appareils de détection et de navigation.

    En permettant une plus grande flexibilité, le progrès technique a autorisé une adaptation des moyens à l’opérateur, adaptation rendue d’autant plus nécessaire que la performance humaine limitait celle des systèmes.

L’ergonomie, au sens de l’adaptation de la technologie aux besoins de l’opérateur, est

    donc devenue, avec le progrès technique, plus nécessaire, mais aussi d’une application

    plus facile.

Le terme ?ergonomie? est entré en usage vers 1950, quand l’expansion industrielle a pris

    le pas sur les activités militaires. Le développement de la recherche et de ses applications pendant les trente années suivantes a été décrit en détail par Singleton (1982).

Immédiatement après la guerre, l’industrie, mais aussi l’ergonomie, avaient pour objectif

    d’augmenter la productivité. Ce but était à la portée de l’ergonomie, car la productivité industrielle dépend directement de l’effort physique des travailleurs — la vitesse

    d’assemblage et la cadence des gestes détermine le rendement.

    Progressivement, la force mécanique a supplanté la force musculaire, mais l’augmentation de puissance mise en oeuvre s’est accompagnée d’une augmentation du

    nombre d’accidents, en vertu du principe simple qu’un accident est la résultante d’une

    force appliquée au mauvais endroit et au mauvais moment. Par ailleurs, le risque d’accident est plus grand lorsque la cadence s’accélère.

    Au cours des années soixante et au début des années soixante-dix, on a donc pu voir le souci de l’industrie et l’objectif de l’ergonomie glisser progressivement de la productivité vers la sécurité. C’est à peu près à cette époque que de nombreuses industries

    manufacturières sont passées de la production séquentielle ou par lots à la production en continu. Parallèlement, l’opérateur a troqué son rôle d’acteur direct pour celui de

    surveillant et de contrôleur. De ce fait, la fréquence des accidents a baissé, puisque l’opérateur était plus éloigné du lieu de l’action, mais leur gravité s’est parfois accrue en

    raison de la vitesse et de la puissance mises en oeuvre.

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    Avec un rendement déterminé par la vitesse de fonctionnement des machines, la productivité est conditionnée par la bonne marche du système et sa fiabilité est dès lors capitale. L’opérateur devient donc un surveillant, un dépanneur et un agent de

    maintenance et non plus un acteur direct.

La performance de l’opérateur humain est habituellement optimale dans la plage de

    tolérance d’une variable donnée. Par le passé, l’ergonomie s’est surtout attachée à

    réduire tant la force musculaire à déployer que l’amplitude et la diversité des

    mouvements et à s’assurer que les plages de tolérance ne soient pas dépassées. La

    mutation la plus importante survenue dans le travail, c’est-à-dire l’avènement de

    l’ordinateur, a créé le problème opposé. S’il n’est pas conçu ergonomiquement, un poste

    de travail sur ordinateur peut imposer une posture trop statique, des gestes beaucoup trop limités et une répétition excessive de telle ou telle combinaison de mouvements des articulations.

Définitions:

    Il existe de nombreuses définitions de l'ergonomie:

Définition adoptée par l’Association Internationale d’Ergonomie (IEA), 2000 :

    L’ergonomie (ou Human Factors) est la discipline scientifique qui vise la compréhension fondamentale des interactions entre les humains et les autres composantes d’un système, et la profession qui applique principes théoriques, données et méthodes en vue d’optimiser le bien-être des personnes et la performance

    globale des systèmes.

    Les praticiens de l’ergonomie, les ergonomes, contribuent à la planification, la

    conception et l’évaluation des tâches, des emplois, des produits, des organisations, des environnements et des systèmes en vue de les rendre compatibles avec les besoins, les capacités et les limites des personnes.

Dans le document intitulé "Ergonomie des logiciels : Application à la DSI" qu'on peut

    télécharger sur le site du CNRS, on trouve la définition suivante :

    "Ergonomie vient du grec ergon (travail) et nomos (loi, règles). L'ergonomie peut donc être définie comme " la science du travail ".

    Elle comprend différentes disciplines (physiologie, psychologie, sociologie,

    médecine,...) qui s'associent pour accéder à une connaissance scientifique de l'homme au travail.

    Cette connaissance a pour objet l'adaptation du travail et de l'environnement de

    travail à l'homme.

    Pour adapter le travail à l'homme, il est nécessaire d'effectuer des aménagements concernant les outils, les postes de travail, les systèmes homme-machine,

    l'environnement, l'organisation du travail et les intermédiaires techniques.

    Pour que l'adaptation du travail à l'homme soit la meilleure possible, il faut essayer de prendre en compte tous les facteurs du travail (physiologiques, psychologiques,

    sociaux) qu'ils soient objectifs ou subjectifs.