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etat providence

By April Freeman,2014-06-24 19:36
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etat providence

    Sommes-nous devenus addicts à un Etat providence obèse ? La protection sociale pèserait deux fois plus sur le PIB en France qu'aux États-Unis. De quoi affaiblir les crises mais aussi de quoi entraver la croissance...

En France, où l’État providence est bien plus important, ne faudrait-il pas être encore plus

    inquiet ?

    Nous avons effectivement beaucoup de souci à nous faire. Cependant, ce qui paraît poser

    problème est moins la quantité des prestations sociales que la qualité de notre système de protection sociale. S’il fonctionnait comme une assurance à laquelle chacun achète des garanties et confie ses économies pour percevoir une rente viagère终身的durant la dernière

    période de son existence, ce système rendrait des services parfaitement compatibles avec le dynamisme économique et l’ardeur au travail. Malheureusement, il évolue de plus en plus dans un sens bureaucratique, avec des prestations érigées en droits non contributifs纳税的,

    financées par des impôts ou des cotisations qui leur ressemblent étrangement, ce qui en fait une sorte de cancer dont la prolifération gène le fonctionnement de nos organes économiques.

    Mais comment faut-il entendre le verbe ? peser ? ? A-t-on affaire à un fardeau qui handicape

    n secteur produisant des services très l’économie, ou bien la protection sociale serait-elle u

    utiles dont la forte valeur ajoutée contribuerait efficacement au bien-être, à la croissance et à l’emploi ?

    Actuellement, il s’agit d’un mélange des deux. Une forte sécurité sociale, même si elle est

    organisée de façon très bureaucratique, contribue efficacement à réduire l’amplitude des crises : les 11 % du PIB correspondant à la production de soins ne fléchissent pas ; les retraités, dont les revenus ne souffrent guère, soutiennent la consommation ; l’assurance

    chômage et les minima sociaux limitent sa chute lorsque l’emploi régresse. En revanche, l’atténuation des souffrances provoquées par le chômage freine la propension à retrouver un emploi, et de ce fait la sortie de crise est plus poussive. La conjoncture est moins heurtée en France qu’aux États-Unis ; plongeons et redémarrages sont moins rapides.

    Mais là n’est pas l’essentiel : plus important est l’impact sur la croissance à long terme.

    Notre État-providence exerce sur elle une influence négative, du fait non de sa taille mais de son organisation. Si l’assurance maladie était une véritable mutuelle, à laquelle on cotise pour être couvert, tout en acceptant au nom de la fraternité de cotiser plus si l’on est à son aise, de façon à ce que les pauvres puissent être convenablement couverts en dépit de leurs faibles cotisations, on pourrait se réjouir de voir son chiffre d’affaires progresser d’année en année, comme s’il s’agissait d’AXA ou de Groupama. En revanche, dès lors que

    l’assurance maladie devient un droit universel financé par des prélèvements 预先扣除

    obligatoires sans contrepartie对等物, elle accentue le ras-le-bol 厌烦; 厌倦provoqué

    par des impôts excessifs.

L’Etat-providence en France : un article qui peut vous

    intéresser

    Publié le 10 avril 2011 par Guy-responsable_du_site

    L’État providence français à bout de souffle

    Si la France a traversé 2009 sans trop de dommages par rapport aux autres économies développées recul du PIB de 2,6 %, contre 4,1 % dans la zone euro , elle le doit

    principalement à un acteur : l’État. Grâce aux prestations sociales qu’il a reversées aux

    ménages, ces derniers ont vu leur revenu disponible progresser en moyenne de 1,5 %. Mais à quel prix ! L’endettement public a atteint des niveaux historiquement élevés, conduisant le gouvernement à entamer une (timide) cure d’austérité.

    Jusqu’à présent, les marchés financiers jugent ces efforts nettement insuffisants – en

    témoigne l’envolée de 43 % en six mois du rendement réclamé par nos créanciers pour placer notre dette à dix ans, qui est passé de 2,56 à 3,71 %. Comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande

    ou encore le Royaume-Uni, l’État français devra donc couper dans les dépenses sociales. Pour Bertrand Lemennicier, professeur d’économie à l’université de Paris II – Panthéon-

    Assas, le modèle social français n’a plus que trois ans devant lui avant l’implosion. 内破裂

    Nos dépenses sociales coûtent l’équivalent des PIB suédois et polonais réunis

    Les comptes 2009 de la protection sociale ont été publiés le mois dernier par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). Les dépenses de ce qu’on

    appelle l’État providence – Sécurité sociale (maladie, invalidité, accidents du travail, vieillesse-survie, famille), emploi, logement, pauvreté-exclusion ont ainsi atteint 624,5 Mds?,

    soit… 78 % de la totalité des impôts perçus par l’État. La part des prestations sociales dans le

    PIB français s’est donc élevée à 31,3 % en 2009, ce qui fait de l’Hexagone le champion du

    monde en la matière. Une place que nous ne devrions pas abandonner de sitôt car, bien que les dépenses de protection sociale soient déjà exceptionnellement importantes, la DREES a signalé qu’elles allaient ? exploser ? au titre de 2010. À titre de comparaison, Israël dépense 15,5 % de son PIB pour la protection sociale, les États-Unis 16,2 % et le Japon 18,7 % (OCDE). En Europe, la France est le seul pays à franchir la barre des 30 %. La crise a bon dos

    Entre 2008 et 2009, nos dépenses sociales se sont ainsi appréciées de 27 Mds?, soit une hausse de 4,7 %. Après un excédent de 4,9 Mds? en 2008, les comptes de la protection sociale ont accusé un déficit de 16,4 Mds? l’année suivante. Tout cela en raison de la crise, pourrait-on croire. Les principales responsables ne sont autres que les branches maladie et vieillesse de la Sécurité sociale, qui ont absorbé à elles seules près de 74 % des dépenses sociales. Le problème date donc d’avant 2008. ? Lorsqu’on a généralisé le système social en

    1944, on a décidé de payer les retraites de ceux qui n’avaient pas cotisé, rappelle Bertrand

    Lemennicier. Cette génération était démographiquement creuse et la génération des actifs qui ont payé ces retraites était démographiquement pleine. Mais aujourd’hui, c’est la génération

    pleine qui arrive à la retraite, tandis que celle qui doit payer est creuse. Ajoutez à cela la générosité des aides sociales et des taux de croissance économique insuffisants, et on comprend bien que ce n’est pas soutenable. ?

    2014, année charnière交替时期

    D’après l’économiste, l’État providence français tel qu’on le connaît aujourd’hui est en fin de vie. ? Lorsqu’il relève l’âge légal de départ à la retraite, le gouvernement adresse un signal fort : il ne faut pas arrêter de travailler car on ne peut plus payer ! ? Alors que la vague de

    départs en retraite des baby-boomers a déjà commencé, elle va s’amplifier jusqu’à l’horizon

    2015.

    Aussi bien démographiquement que financièrement, notre modèle social est donc compromis. Même à court terme, le gouvernement ne dispose pas d’autre choix que de s’endetter s’il veut le maintenir en l’état.

    3 réponses à L’Etat-providence en France : un article qui peut vous intéresser

    1. OLIVIERI dit :

    11 avril 2011 à 11 h 36 min

    Tous nos politiques sont informés de la situation depuis les années 80: le déficit des caisses de retraite est inéluctable. Nos politiques ne pensent qu’à préserver leurs avantages, et donc leur nombre de votes. Ils ne gèrent pas notre système en anticipant mais réagissent trop tard une fois les problèmes constatés.

    Il n’y a pas de solution: la faillite arrivera sous peu. Qui plus est, pour diluer leurs

    responsabilités nos ? chers ? Politiques nous feront bientôt une guerre.

    Nous vivons un copier / coller des années 30. Je ne peux que conseiller à chacun de prendre des dispositions de sauvegarde. L’histoire se répète.

    Répondre

    2. Des Trucs Pour Changer De Vie dit :

    15 avril 2011 à 9 h 23 min

    L’Etat est effectivement en faillite virtuelle depuis plusieurs années. On creuse le déficit

    toujours de plus en plus. Celles et ceux qui sont à la tête de ce pays en piteux état qu’est la France font véritablement n’importe quoi. Quoique, pas tout à fait, car comme le précise le commentaire précédent, ils ne pensent qu’à une seule chose: préserver leurs avantages (dont vous n’avez probablement aucune idée précise) et se maintenir en haut de la pyramide à tout prix. Ils ont tous ? une main dans le pot de confiture ?, quand ce n’est pas les deux !

    Mais, ils n’iront JAMAIS en prison, puisqu’ils se couvrent les uns les autres, tous bords politiques confondus…

    La retraite, n’y pensez plus. Faites en sorte de vous la constituer vous-même, tout de suite, au

    plus vite. Sinon, si vous attendez comme des moutons que l’Etat subvienne à vos besoins une fois vieux, vous irez rejoindre les énormes rangs des personnes sous le seuil de pauvreté. Le pire là-dedans, c’est que tous les menteurs professionnels que sont les hommes et femmes politiques continuent à nous prendre pour des c… Pour nous arracher des votes à la prochaine Présidentielle, après avoir pressé les plus modestes comme des citrons à grands coups de taxes et d’augmentations, ils ? inventent ? la prime de 1000 ? aux salariés,

    l’augmentation du smic de 2%, etc, etc.

    Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand j’irai glisser mon bulletin dans l’urne, je repenserai à toutes les saloperies qu’ils nous ont balancés durant des années, à leur incompétence et aux malversations auxquelles ils se livrent. Et je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas l’intention de voter pour les ? grandes ? formations politiques.

    J’en ai marre de me faire e….er ! A force, c’est irrité.

    Sam

    Répondre

    o Guy-responsable_du_site dit :

    15 avril 2011 à 14 h 15 min

    Sam,

    Je suis tout à fait d’accord avec vous.

    Qu’ils soient de gauche ou de droite, c’est toujours le même refrain叠句, 老调, que

    mon père m’a appris il y a fort longtemps, dès que j’ai eu sept ou huit ans :

    ?Demain, on rase gratis !? !

    Plus le temps passe, plus les ennuis, pour ne pas dire autre chose, augmentent. Et comme vous, je n’ai pas de vaseline….

    Et les ?responsables (!)?politiques de tous bords, comme les journalistes, s’étonnent de la percée du Front National :

    ils sont bien les seuls, ce qui tend à prouver qu’ils n’écoutent pas le peuple (voir la comédie du référendum à propos du Traité de Lisbonne, qui me restera en travers de la gorge jusqu’à la

    fin de mes jours comme étant un déni total de démocratie par les députés qui sont censés nous représenter) et que leur seul souci est leur portefeuille personnel (et leur réélection). Il faut qu’ils s’attendent à des surprises en 2012…

    Guy

    Répondre

L'?État-providence? menacé

    29 décembre 2011

    La crise de la zone euro et les mesures d'austérité annoncées dans la plupart des pays européens vont écorner les modèles sociaux mis en place dans l'après-guerre et qui doivent aujourd'hui être réformés pour survivre.

    Réformes des retraites, diminution des aides sociales, gel des pensions, baisse des prestations maladie... Les cures d'austérité annoncées, depuis plus d'un an, par les gouvernements de la zone euro, ont pris le relais des traditionnelles dépenses des États

    providence européens. ?Ces États providence, bâtis après la guerre, vont disparaître?, prédit Nicolas Bouzou, économiste au cabinet Asterès.

    ?On était, à l'époque, dans un contexte de forte croissance de la masse salariale, de plein-emploi, avec une population relativement jeune. Aujourd'hui, on a un chômage de masse, pas de croissance et une population qui vieillit, donc les pressions financières sont absolument insoutenables?, explique-t-il. ?Il est clair qu'avec la crise, la pression qui pesait déjà sur le modèle social européen du fait de la démographie et de la faible croissance, s'accentue?, abonde Jean Pisani-Ferry, directeur de l'institut européen Bruegel.

Homéopathie en France

    Tous les pays ne semblent toutefois pas logés à la même enseigne. Si en France, outre la réforme des retraites, le gouvernement n'a, pour l'instant, annoncé qu'une revalorisation moins forte que prévu en 2012 des prestations familiales, ?en Irlande, on a baissé les prestations maladie et logement. Au Portugal, on a diminué de 25% les allocations familiales. En Italie, on a baissé les aides sociales. En Espagne, on a supprimé l'allocation de naissance?, égrène Henri Sterdyniak, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Et le nouveau chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, doit prendre de nouvelles mesures dès la semaine prochaine et compte mener, début 2012, une ?modernisation de la législation du travail? pour faire face à un chômage record.

Recentrage vers ceux qui en ont le plus besoin

    En Italie, le gouvernement de Mario Monti entend aussi réformer le marché du travail pour aller vers une ?flexisécurité? inspirée du modèle danois, qui combine des éléments d'État providence avec du libéralisme. Dans de nombreux pays européens, les systèmes de protection sociale vont perdurer, mais ?se recentrer? vers ceux qui en ont le plus besoin, estime Nicolas Bouzou. Par exemple, en France, ?les allocations familiales accordées sans conditions de ressources vont sans doute disparaître?, pronostique-t-il.. Mais dans les pays les plus touchés par la crise des finances publiques, la restructuration de la protection sociale pourrait être beaucoup plus brutale. En Grèce ou au Portugal, ?les systèmes d'État sont en quasi-faillite et on s'oriente vers des systèmes plus libéraux, sans filet de sécurité, où ce sont vraiment les plus fragiles qui risquent de se retrouver sans couverture?, souligne Nicolas Bouzou.

Cercle vicieux : La lutte à la française contre le chômage crée-t-elle encore

    plus de chômage ?

    Malgré les milliards engloutis par les actions d'aide au retour à l'emploi, le taux de chômage français reste à un niveau élevé depuis plus de 30 ans. La faute à un système de protection sociale dont nous n'avons plus forcément les moyens et à un manque de réformes structurelles.

    Atlantico : Le taux de chômage a augmenté en février, de manière moins importante que ces derniers mois. Il atteint maintenant 10%. Les politiques d'aide au retour à l'emploi sont-elle inefficaces, malgré les milliards investis ?

    André Fourcans : Quel est impact de l'économie, de la crise ou de la politique fiscale sur les chiffres mensuels du chômage, on n'en sait rien. Personne ne peut le dire. En tout cas, cette politique de l'emploi peut coûter très cher. Si on prend le coût total de l'assurance chômage -de l'ordre de 34 milliards d’euros en 2011, dont 26 pour les allocations et 8 pour le fonctionnement de pôle emploi et diverses aides- et qu'on le rapporte aux gens qui retrouvent effectivement un emploi, ça fait un sacré pactole par personne. Selon l'Insee, un chômeur coûtant en moyenne 18 000 euros par en 2006. Et en plus, rien ne prouve qu'il aura été efficace : si rien n'avait été fait, peut-être y aurait-il eu le même nombre d'emplois créés. Mais là encore, c'est impossible à savoir.

    Ce qu'on sait, c'est qu'un certain nombre de politiques créent du chômage. Le système d'annuités chômage français par exemple, qui est très généreux par rapport à d'autres pays et permet d'être indemnisé jusqu'à 24 mois sans dégressivité, contre 6 au Royaume-Uni, augmente la durée de recherche d'emploi, car il peut être assez avantageux pour un ancien salarié de rester au chômage. Ça augmente donc les taux. Bien sûr, ça ne va pas à l'encontre du bien-être de la collectivité, car ça permet aux demandeurs d'emploi de chercher des emplois qui correspondent à leurs compétences, mais ça coûte cher.

    C'est donc la politique sociale du pays qui est responsable du chômage élevé ? Notre Etat-providence implique que des facteurs structurels contribuent à monter le taux de

    chômage. Le Smic est un facteur de chômage significatif, car il est particulièrement élevé par rapport au salaire médian et entraîne un coût du travail trop élevé pour les moins qualifiés. Les jeunes non-qualifiés sont ainsi éjectés驱逐 du marché de l'emploi.

    Concernant les seniors, leur taux d'emploi est plus élevé aux Etats-Unis qu'en Europe. Plus l'âge de départ à la retraite est tôt, moins les entreprises sont incitées à garder des seniors et à les former, puisqu''ils ne vont pas rester longtemps. Cela aussi coûte cher et contribue au chômage, mais là encore, c'est une question de bien-être de la collectivité. Les emplois aidés peuvent-ils être une solution ?

    Ils ne durent qu'un temps. Les emplois jeunes coûtaient en moyenne 16.000 euros par bénéficiaire en 2000 et étaient une manière de sortir des statistiques des jeunes non qualifiés qui allaient受惠人dans le service public. Ils ont occupé des postes quelques temps, mais n'ont

    pas été formés. Le seul moyen de baisser le chômage des jeunes, c'est l'apprentissage. En Allemagne, les apprentis sont dix fois plus nombreux qu'ici et ils trouvent du travail. En France, le système de formation est utilisé plus pour financer les syndicats que pour former les jeunes. Il y a plein de CAP bidons qui ne sont plus adaptés aux réalités économiques, mais personne n'y touche à cause du monopole des CFA, tous liés à des syndicats, ouvriers ou patronaux. La croissance peut-elle suffire à faire baisser le chômage ?

    Il est certain que si on avait 5% de croissance, le chômage baisserait de façon significative. Mais la croissance ne va pas tomber du ciel et ne pourra accélérer qu'après des mesures structures : améliorer la flexibilité du marché du travail, se poser la question du fossé entre les

    CDD et les CDI, du problème de la formation....

    Et tant qu'on ne diminuera pas le problème des dépenses publiques, qui représentent 56% du PIB, on ne pourra pas baisser les cotisations sociales et donc le coût du travail. Maintenant qu'on approche du précipice悬崖; 绝壁, c'est des mesures de fond qu'il faudra bien finir par

    prendre.

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