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L'entre-deux-guerres

By Tracy Peterson,2014-06-19 11:18
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L'entre-deux-guerres

Lecture préparatoire

    Texte A En période de crise, Keynes n’est jamais mort ! Avec la crise financière et économique actuelle, les politiques de relance

    d’inspiration keynésiennes ont le vent en poupe. De là à dire que Keynes est

    l’Homme de l’année il n’y a qu’un pas que beaucoup n’ont malheureusement pas

    hésité à faire !

    ? La recette est bien connue, chaque crise appelle un remède. Jusque là rien

    d’étonnant si ce n’est que le remède a été prescrit avant d’avoir établi un

    diagnostic scientifique de la crise. La crise des ‘subprime’ a provoqué une crise

    financière mondiale qui s’est depuis transformée en crise économique. Les

    journalistes du monde entier se sont empressés de sur réagir à cette crise et le

    diagnostic médiatique est alors unanime : cette crise est le fait du capitalisme et

    d’un libéralisme sauvage.

     Pour justifier ces prises de positions, un précédent est trouvé en la crise de 1929.

    L’entre-deux-guerres a connu la crise économique la plus longue du XXe siècle et les

    politiques de Stop and Go du président américain Franklin Roosevelt inspirées par

    l’économiste britannique John Maynard Keynes sont apparues comme le remède à la crise.

    Et comme ce sont dans les vieux pots que l’on fait les meilleures confitures, la crise

    actuelle a provoqué une recrudescence des politiques conjoncturelles ou keynésiennes.

     Dans les années 1970, Richard Nixon avait déclaré : ? Nous sommes tous

    Keynésiens maintenant ?. Cette citation n’a jamais été autant d’actualité ! L’idée

    principale de Keynes est que l’économie libre conduit à un équilibre de sous emploi. Le

    marché livré à lui-même produit donc des résultats sous optimaux ce qui laisse une place

    à l’intervention de l’Etat. L’Etat dispose alors du levier fiscal, budgétaire et monétaire

    pour piloter l’économie. La fièvre keynésienne frappe la quasi totalité des gouvernements

    mondiaux qui multiplient les plans de relance budgétaire dont la somme dépasse les 2000

    milliards d’euros ! Les grandes Banques Centrales (BCE et Fed) baissent leurs taux

    d’intérêt et continuent d’injecter de la ? fausse monnaie ?.

     Keynes n’a jamais été aussi vivant. On aurait pu penser que la stagflation avait

    démenti les théories keynésiennes. Il n’en est rien ! On aurait pu croire que la lecture de Milton Friedman de la crise de 1929 avait définitivement enterré celle de Keynes. Or,

    Keynes apparaît comme le sauveur alors que Friedman est accusé, par Michel Rocard,

    d’avoir créé cette crise ! Pour Milton Friedman, la durée exceptionnelle de la crise de

    1929 est le fait des politiques de Stop and Go qui ont empêché les agents économiques de

    pouvoir se projeter dans le long terme. Keynes a focalisé notre attention sur la demande

    alors que le premier moteur de l’économie est l’offre. Relancer la demande sans agir sur

    l’offre ne crée que de l’inflation. Alors qu’agir sur l’offre en libérant l’esprit d’entreprise

    des individus permet une sortie de crise puisque ? l’offre crée sa propre demande ? (J.B

    Say).

     ? Le laissez-faire, c’est fini. Le marché qui a toujours raison, c’est fini ?, a

    déclaré Nicolas Sarkozy à Toulon, le 25 septembre 2008. Cette déclaration montre bien

    l’écart inquiétant qui existe entre la réalité et la perception que l’on a, même au plus haut

    niveau de l’Etat, de la réalité. Déclarer que le temps du laissez-faire est fini suppose que

    ce temps a existé. Or, ce n’est pas le marché libre qui a créé la crise mais au contraire le

    marché réglementé, le marché ligoté par l’interventionnisme des Etats. Les établissements

    de crédit Fannie Mae et Freddie Mac en sont les parfaits exemples. Leur tutelle publique

    rend ces établissements coupables mais pas responsables car ils bénéficient ? d’une

    garantie implicite du Trésor américain ?.

     Ignorer la problématique de la responsabilité conduit inexorablement à établir le

    mauvais diagnostic. La crise actuelle n’est pas le fait du libéralisme puisque le libéralisme

    suppose la liberté et la responsabilité. Etre libre, c’est être responsable. Sinon, c’est la

    crise !

    以下几个问题围绕语言技能、知识结构和研究能力三个方面测试 1. Comment comprenez-vous la phrase ?Les politiques de relance d’inspiration keynésiennes ont

    le vent en poupe. ? ? 语言技能 C

    A. Les politiques de relance sont en difficulté.

    B. Les politiques de relance peuvent sauver le monde de la crise.

    C. Les politiques de relance ont été adoptées par beaucoup de pays.

    D. Les politiques de relance ne conviennent pas à la conjoncture.

    2. Que signifie la ? fausse monnaie ? ? 语言技能 B

    A. La monnaie qui est imprimée illégalement.

    B. Le crédit

    C. Le chèque

    D. L’ancienne monnaie qui ne s’utilise plus aujourd’hui.

    3. Les grandes Banques Centrales (BCE et Fed) baissent leurs taux d’intérêt et continuent

    d’injecter de la ? fausse monnaie ?. Cette action fait partie des mesures知识结构B A. Budgétaires

    B. Monétaires

    C. Fiscales

    D. Politiques

    4. Que veut dire ? Trésor américain ? ? 知识结构 B

    A. La richesse américaine

    B. L’administration américaine chargée de gérer les ressources financières de l’Etat C. La FED

    D. La Maison blanche

    5. Quelle confirmation correspond à l’école Keynésienne ? 研究能力 C A. Le marché, comme une main invisible, régule parfaitement l’économie. B. L’économie libre garantit le plein emploi.

    C. L’Etat dispose des outils fiscal, budgétaire et monétaire afin de guider l’économie. D. L’intervention de l’Etat ne se réalise qu’à l’économie planifiée. 6. Quelle confirmation ne correspond pas aux politiques de Stop and Go ? 研究能力 D A. La politique de Go est une politique de relance qui vise à stimuler la croissance et la création

d'emploi.

    B. La politique de Stop est une politique de rigueur qui ralentit l'activité en vue de lutter contre

    l'inflation et le déficit extérieur.

    C. Il faut mener une politique de Stop quand il y a des risques inflationnistes.

    D. Il faut mener une politique de Stop quand il y a des risques de chômage.

    7. Quelle est l’opinion de l’auteur ? 研究能力 C

    A. Cette crise est le fait du capitalisme et d’un libéralisme sauvage.

    B. C’est Milton Friedman qui a créé cette crise. C. Cette crise a eu lieu à cause de l’interventionnisme irresponsable de l’Etat.

    D. Cette crise est due à l’insuffisance de la demande.

Lecture en classe

    Texte B Une politique économique keynésienne ? par Claire Guélaud

    LE MONDE | 25.11.08 | 13h03 Mis à jour le 26.11.08 | 12h22

    Faut-il s'en tenir à des mesures ponctuelles de soutien pour aider les entreprises ou les secteurs fragilisés à passer un cap difficile ? Ou aller au-delà et s'orienter vers une intervention

    plus globale et une relance budgétaire de type keynésien ? Telle est la question qui se pose à

    Nicolas Sarkozy, comme à la plupart des chefs d'Etat ou de gouvernement confrontés à la crise, au

    premier rang desquels Barack Obama, Gordon Brown et Angela Merkel.

    La réponse à cette interrogation est pour partie fonction du diagnostic posé sur l'état de la conjoncture. Or, après avoir sous-estimé la gravité de la crise, l'Elysée et Matignon la jugent

    désormais inédite par son ampleur et par sa rapidité de diffusion. Dans les années 1930, rappelle à

    cet égard l'économiste Nicolas Baverez, il avait fallu deux ans pour que la crise partie des

    Etats-Unis en 1929 fasse ses premières victimes en Europe. Cette année, quelques semaines se

    sont écoulées entre la faillite de la banque d'investissement américaine Lehman Brothers, à la

    mi-septembre, et l'appel à l'aide de l'Islande. Le théoricien de La France qui tombe (éd. Perrin,

    2003) voit donc dans les chocs actuels "la première vraie crise de la mondialisation".

    Economistes et responsables politiques sont de plus en plus nombreux à plaider en faveur d'un plan global - au minimum européen - seul à même, selon Xavier Timbeau, de l'Observatoire

    français des conjonctures économiques (OFCE), de sortir le monde développé d'une spirale

    récessive dangereuse. Dans une note intitulée "Dans la crise financière, nous sommes décidément

    tous keynésiens", l'économiste relève "un consensus clair et net sur la nécessité d'une politique

    budgétaire de grande ampleur". A condition, dit-il, qu'elle soit engagée dans tous les pays,

    réversible, d'application rapide et qu'elle porte sur un large champ de l'économie. Dans la même

    veine, les économistes du think tank européen Bruegel prônent une baisse de 1 point de la TVA

    dans l'Union européenne, complétée par des dispositifs nationaux. Gordon Brown vient de mettre

    la baisse de cet impôt au cœur de son plan de relance. Quant à la Commission, elle rend publiques,

    mercredi 26 novembre, ses propositions de soutien à l'économie.

    Encore faut-il s'accorder sur ce à quoi une relance européenne pourrait servir. "Si l'on

    souhaite améliorer la croissance potentielle de long terme, c'est vers l'investissement qu'il faut se

    tourner", plaident M. Didier et la plupart des économistes. Parce qu'il partage cette analyse, le

    gouvernement réfléchit au meilleur moyen de mobiliser l'investissement. Plutôt que de lancer de

    grands projets d'infrastructures (TGV, canaux, etc.) lents à démarrer, qui risquent d'avoir des effets

    procycliques - donc de soutenir l'activité à un moment où la croissance est déjà repartie -, il

    cherche des mesures à effet immédiat : ouvrir au BTP la rénovation des logements sociaux, inciter

    les ménages à contracter des prêts à taux faible pour la rénovation thermique de leurs logements

    HLM. L'accélération des travaux déjà prévus de rénovation des réseaux ferrés, gazier ou électrique

    est acquise.

    D'autres projets, liés pour beaucoup au Grenelle de l'environnement, sont à l'étude : voiture

    électrique, éolien, photovoltaïque, etc. Mais créer, dans ces domaines, de vraies filières d'offre et

    de recherche sera coûteux. Le keynésianisme de Nicolas Sarkozy trouvera là ses limites. L'Etat

    français est très endetté. Et la mobilisation de ressources extrabudgétaires, via la Caisse des dépôts

    et consignations, n'est pas infinie. D'où, d'ailleurs, son forcing en faveur d'une relance européenne.

1. Pourquoi la crise d’aujourd’hui est "la première vraie crise de la mondialisation"?

    Parce qu’elle est inédite par son ampleur et par sa rapidité de diffusion à cause de la

    mondialisation économique.

2. Comment comprenez-vous la phrase ? Dans la crise financière, nous sommes décidément tous

    keynésiens ? ?

Les gouvernements des Etats confrontés à la crise adoptent tous des politiques budgétaires de

    grande ampleur.

3. Pourquoi l’auteur porte une attitude réservée vis-à-vis du lancement des grands projets

    d'infrastructures?

Parce que les grands projets d'infrastructures risquent d'avoir des effets procycliques, c’est-à-dire

    qu’ils risquent de soutenir l'activité à un moment où la croissance est déjà repartie.

4. Où le keynésianisme de Nicolas Sarkozy trouvera ses limites ?

Le keynésianisme consiste à lancer des projets par le gouvernement pour soutenir l’économie.

    Mais la France est très endettée, donc pas assez de moyen pour adopter des politiques budgétaires.

5. Pourquoi les économistes prônent une baisse de 1 point de la TVA dans l'Union européenne ?

Une baisse de TVA aura pour effet d’améliorer le pouvoir d’achat des consommateurs. Cela

pourrait susciter la demande et soutenir l’économie.

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